La cour d'assises de l'Yonne est allée au-delà des réquisitions de l'avocat général qui avait réclamé une peine de huit ans de prison à l'encontre de Slimane Salhi, 41 ans. "C'est pas moi", s'est écrié en larmes l'accusé à l'énoncé de la peine. Il était accusé de complicité de violences volontaires aggravées et risquait 15 ans de réclusion criminelle. Originaire de Roubaix, M. Salhi enseignait les lettres et la philosophie au lycée français Louis-Pasteur de Lagos, et était en conflit avec une partie du personnel, dont le proviseur Pascal Meyer. Le 19 novembre 2010, dans l'après-midi, un inconnu s'était présenté devant l'établissement et avait jeté un verre d'acide au visage du proviseur avant de prendre la fuite. Brûlé sur la moitié du visage, M. Meyer, originaire de l'Yonne, a été rapatrié en France pour y être soigné mais a perdu l'usage d'un oeil. L'avocat de la défense, qui avait plaidé l'acquittement, a laissé entendre qu'il pourrait faire appel. "Aujourd'hui, on n'a pas la vérité mais on a une vérité judiciaire et mon client continue de crier son innocence", a-t-il dit. De son côté, M. Meyer s'est dit "sincèrement triste", soulignant que "le mercantilisme et la cupidité d'un homme ont gâché une partie de sa vie et une partie de la mienne". (Belga)

La cour d'assises de l'Yonne est allée au-delà des réquisitions de l'avocat général qui avait réclamé une peine de huit ans de prison à l'encontre de Slimane Salhi, 41 ans. "C'est pas moi", s'est écrié en larmes l'accusé à l'énoncé de la peine. Il était accusé de complicité de violences volontaires aggravées et risquait 15 ans de réclusion criminelle. Originaire de Roubaix, M. Salhi enseignait les lettres et la philosophie au lycée français Louis-Pasteur de Lagos, et était en conflit avec une partie du personnel, dont le proviseur Pascal Meyer. Le 19 novembre 2010, dans l'après-midi, un inconnu s'était présenté devant l'établissement et avait jeté un verre d'acide au visage du proviseur avant de prendre la fuite. Brûlé sur la moitié du visage, M. Meyer, originaire de l'Yonne, a été rapatrié en France pour y être soigné mais a perdu l'usage d'un oeil. L'avocat de la défense, qui avait plaidé l'acquittement, a laissé entendre qu'il pourrait faire appel. "Aujourd'hui, on n'a pas la vérité mais on a une vérité judiciaire et mon client continue de crier son innocence", a-t-il dit. De son côté, M. Meyer s'est dit "sincèrement triste", soulignant que "le mercantilisme et la cupidité d'un homme ont gâché une partie de sa vie et une partie de la mienne". (Belga)