Dix des prévenus, en détention provisoire depuis des mois, se trouvent à l'intérieur d'une cage en verre blindé, et deux autres, en liberté surveillée, sur un banc, à ce procès considéré par l'opposition comme emblématique des répressions. L'"affaire Bolotnaïa", du nom de la place dans le centre de Moscou, où avait dégénéré la manifestation du 6 mai 2012 contre le retour au Kremlin, le lendemain, de Vladimir Poutine pour un troisième mandat de président, implique au total une trentaine de personnes. Des dizaines de militants d'opposition manifestaient jeudi devant le tribunal, brandissant des pancartes avec les photos des "prisonniers" et réclamant leur remise en liberté. La plupart des inculpés sont des citoyens ordinaires qui n'appartiennent à aucun mouvement politique, tel Iaroslav Belooussov, étudiant en sciences politiques à la prestigieuse université d'Etat de Moscou. Certains sont accusés d'avoir jeté des bouteilles en plastique, d'autres d'avoir renversé des cabines de WC publics ou résisté aux forces de l'ordre, mais tous ont été inculpés de "troubles massifs", un délit qui, selon le code pénal russe, signifie "atteinte à l'ordre public par une foule, incendie volontaire, destruction de biens, utilisation d'armes à feu, d'explosifs". Il n'y a cependant eu ni morts ni blessés graves ni coups de feu ou incendie volontaire au cours de cette manifestation. L'opposition a accusé la police d'avoir provoqué les heurts. (Belga)

Dix des prévenus, en détention provisoire depuis des mois, se trouvent à l'intérieur d'une cage en verre blindé, et deux autres, en liberté surveillée, sur un banc, à ce procès considéré par l'opposition comme emblématique des répressions. L'"affaire Bolotnaïa", du nom de la place dans le centre de Moscou, où avait dégénéré la manifestation du 6 mai 2012 contre le retour au Kremlin, le lendemain, de Vladimir Poutine pour un troisième mandat de président, implique au total une trentaine de personnes. Des dizaines de militants d'opposition manifestaient jeudi devant le tribunal, brandissant des pancartes avec les photos des "prisonniers" et réclamant leur remise en liberté. La plupart des inculpés sont des citoyens ordinaires qui n'appartiennent à aucun mouvement politique, tel Iaroslav Belooussov, étudiant en sciences politiques à la prestigieuse université d'Etat de Moscou. Certains sont accusés d'avoir jeté des bouteilles en plastique, d'autres d'avoir renversé des cabines de WC publics ou résisté aux forces de l'ordre, mais tous ont été inculpés de "troubles massifs", un délit qui, selon le code pénal russe, signifie "atteinte à l'ordre public par une foule, incendie volontaire, destruction de biens, utilisation d'armes à feu, d'explosifs". Il n'y a cependant eu ni morts ni blessés graves ni coups de feu ou incendie volontaire au cours de cette manifestation. L'opposition a accusé la police d'avoir provoqué les heurts. (Belga)