M. Emonts (PS) n'a jamais caché qu'il était favorable au caractère obligatoire de ce genre de cours mais la sanction de cette obligation ne peut passer par "une privation de la dignité humaine via la suppression du revenu d'intégration sociale", a-t-il expliqué dans un communiqué co-signé par M. Henry. A leurs yeux, mettre en oeuvre une telle obligation implique en outre d'étoffer l'offre de cours de français destinés aux primo-arrivants, qui est largement insuffisante. "Si l'on suit le raisonnement de M. Breuwer, un certain nombre de personnes primo-arrivantes qui seraient volontaires pour suivre des cours de français risqueraient de se voir retirer leur revenu d'intégration par manque de place. Nous considérons donc que le positionnement de M. Breuwer est simpliste et inacceptable", ont-ils ajouté. Interrogée mercredi au parlement wallon, la ministre de l'Action sociale, Eliane Tillieux (PS), s'est également élevée contre la démarche initiée par le président du CPAS de Verviers. Elle a invité toutes les personnes qui en souffriraient à se porter devant le tribunal du travail et le Centre pour l'égalité des chances. De son côté, M. Breuwer a affirmé agir dans le respect de la loi. (MUA)

M. Emonts (PS) n'a jamais caché qu'il était favorable au caractère obligatoire de ce genre de cours mais la sanction de cette obligation ne peut passer par "une privation de la dignité humaine via la suppression du revenu d'intégration sociale", a-t-il expliqué dans un communiqué co-signé par M. Henry. A leurs yeux, mettre en oeuvre une telle obligation implique en outre d'étoffer l'offre de cours de français destinés aux primo-arrivants, qui est largement insuffisante. "Si l'on suit le raisonnement de M. Breuwer, un certain nombre de personnes primo-arrivantes qui seraient volontaires pour suivre des cours de français risqueraient de se voir retirer leur revenu d'intégration par manque de place. Nous considérons donc que le positionnement de M. Breuwer est simpliste et inacceptable", ont-ils ajouté. Interrogée mercredi au parlement wallon, la ministre de l'Action sociale, Eliane Tillieux (PS), s'est également élevée contre la démarche initiée par le président du CPAS de Verviers. Elle a invité toutes les personnes qui en souffriraient à se porter devant le tribunal du travail et le Centre pour l'égalité des chances. De son côté, M. Breuwer a affirmé agir dans le respect de la loi. (MUA)