En vigueur, cette loi permettra de condamner pénalement les journalistes, restreindra la protection des sources, créera de nouveaux délits de presse et infligera de lourdes amendes, ce qui revient à une censure politique considérant la pauvreté du pays. Les manifestants sont restés silencieux, la bouche bâillonnée d'un chiffon. Seule une bannière montrant un homme singeant la maxime "Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire" propageait leur message: "Liberté de la presse en danger!" Une délégation a été reçue par l'ambassadeur du Burundi en fin de manifestation. Ce dernier s'est voulu rassurant quant à l'engagement du gouvernement en faveur d'une presse libre et à la volonté politique d'utiliser cette loi avec souplesse. "Les gouvernements passent, les lois restent, s'inquiète Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d'Amnesty International. C'était une occasion en or de réviser la législation concernant la presse pour mieux la faire correspondre aux principes internationaux." (Belga)

En vigueur, cette loi permettra de condamner pénalement les journalistes, restreindra la protection des sources, créera de nouveaux délits de presse et infligera de lourdes amendes, ce qui revient à une censure politique considérant la pauvreté du pays. Les manifestants sont restés silencieux, la bouche bâillonnée d'un chiffon. Seule une bannière montrant un homme singeant la maxime "Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire" propageait leur message: "Liberté de la presse en danger!" Une délégation a été reçue par l'ambassadeur du Burundi en fin de manifestation. Ce dernier s'est voulu rassurant quant à l'engagement du gouvernement en faveur d'une presse libre et à la volonté politique d'utiliser cette loi avec souplesse. "Les gouvernements passent, les lois restent, s'inquiète Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d'Amnesty International. C'était une occasion en or de réviser la législation concernant la presse pour mieux la faire correspondre aux principes internationaux." (Belga)