L'approbation en 2006 de la loi dite "Maria da Penha", dont le nom rend hommage à une biochimiste qui a lutté pendant des années pour que son mari soit condamné après avoir essayé de la tuer à deux reprises et l'avoir rendue paraplégique et qui durcit les peines pour ce type d'agressions, n'a pas amélioré la situation, affirme l'Ipea. "Nous constatons qu'il n'y a pas eu de réduction des taux annuels de mortalité: les taux de mortalité pour 100.000 femmes ont été de 5,28 de 2001 à 2006 (avant la loi) et de 5,22 de 2007 à 2011", souligne l'étude. Tout de suite après le vote de cette loi, en 2007, les meurtres de femmes dus à la violence basée sur le genre ont légèrement chuté, mais de 2009 à 2011, ils ont retrouvé les niveaux du début de la décennie précédente: 5.664 meurtres chaque année dans ce pays de 200 millions d'habitants, soit un toutes les 90 minutes en moyenne. Le numéro de téléphone que le gouvernement a mis à la disposition des femmes en cas de violences a reçu 730.000 appels en 2012. (Belga)

L'approbation en 2006 de la loi dite "Maria da Penha", dont le nom rend hommage à une biochimiste qui a lutté pendant des années pour que son mari soit condamné après avoir essayé de la tuer à deux reprises et l'avoir rendue paraplégique et qui durcit les peines pour ce type d'agressions, n'a pas amélioré la situation, affirme l'Ipea. "Nous constatons qu'il n'y a pas eu de réduction des taux annuels de mortalité: les taux de mortalité pour 100.000 femmes ont été de 5,28 de 2001 à 2006 (avant la loi) et de 5,22 de 2007 à 2011", souligne l'étude. Tout de suite après le vote de cette loi, en 2007, les meurtres de femmes dus à la violence basée sur le genre ont légèrement chuté, mais de 2009 à 2011, ils ont retrouvé les niveaux du début de la décennie précédente: 5.664 meurtres chaque année dans ce pays de 200 millions d'habitants, soit un toutes les 90 minutes en moyenne. Le numéro de téléphone que le gouvernement a mis à la disposition des femmes en cas de violences a reçu 730.000 appels en 2012. (Belga)