"On aurait dit un film d'horreur ! Notre but maintenant est qu'ils soient enterrés dignement le plus vite possible", a déclaré lundi la procureure Ana Cristina Huth Macedo. "J'enquêtais sur le cas d'un nouveau-né spécifique et je suis tombée sur cette situation épouvantable" de tiroirs frigorifiques plein de cadavres, a-t-elle expliqué avant d'ajouter que dans un autre réfrigérateur mortuaire, il y avait "des tas de morceaux de corps, probablement à la suite d'amputations". Selon Mme Huth Macedo, la direction de l'hôpital, réputée pour pratiquer des accouchements à hauts risques, "devra s'expliquer sur les deux cas". Le directeur de l'hôpital a expliqué dimanche soir dans le cadre d'un programme de la TV Globo que ces bébés avaient été abandonnés par les familles à la morgue. "Il s'agit d'un problème social, les gens ne vont pas chercher le corps de leur bébé qui est mort", souvent faute de moyens pour l'enterrer, a affirmé le directeur. Le parquet va exiger l'identification de tous les corps par le biais de tests ADN. L'hôpital devra lui fournir une liste avec les noms et adresses des parents. L'affaire a éclaté au grand jour quand le parquet a ouvert une enquête sur le cas d'un prématuré décédé à l'hôpital que la mère, une dépendante au crack, n'est pas allée récupérer. L'hôpital avait prévenu la justice, comme la loi le prévoit, mais un an après, le tribunal des mineurs a découvert que le bébé n'avait pas été enterré et a voulu savoir pourquoi. "Nous devons savoir si c'est à cause des familles ou de l'hôpital", a indiqué le procureure. (Belga)

"On aurait dit un film d'horreur ! Notre but maintenant est qu'ils soient enterrés dignement le plus vite possible", a déclaré lundi la procureure Ana Cristina Huth Macedo. "J'enquêtais sur le cas d'un nouveau-né spécifique et je suis tombée sur cette situation épouvantable" de tiroirs frigorifiques plein de cadavres, a-t-elle expliqué avant d'ajouter que dans un autre réfrigérateur mortuaire, il y avait "des tas de morceaux de corps, probablement à la suite d'amputations". Selon Mme Huth Macedo, la direction de l'hôpital, réputée pour pratiquer des accouchements à hauts risques, "devra s'expliquer sur les deux cas". Le directeur de l'hôpital a expliqué dimanche soir dans le cadre d'un programme de la TV Globo que ces bébés avaient été abandonnés par les familles à la morgue. "Il s'agit d'un problème social, les gens ne vont pas chercher le corps de leur bébé qui est mort", souvent faute de moyens pour l'enterrer, a affirmé le directeur. Le parquet va exiger l'identification de tous les corps par le biais de tests ADN. L'hôpital devra lui fournir une liste avec les noms et adresses des parents. L'affaire a éclaté au grand jour quand le parquet a ouvert une enquête sur le cas d'un prématuré décédé à l'hôpital que la mère, une dépendante au crack, n'est pas allée récupérer. L'hôpital avait prévenu la justice, comme la loi le prévoit, mais un an après, le tribunal des mineurs a découvert que le bébé n'avait pas été enterré et a voulu savoir pourquoi. "Nous devons savoir si c'est à cause des familles ou de l'hôpital", a indiqué le procureure. (Belga)