Albina Terzic, 40 ans, est une des rares femmes inculpées de crimes de guerre par la justice bosnienne et la seconde condamnée pour un tel crime. "La prévenue a été reconnue coupable de traitement inhumain à l'égard des prisonniers de guerre", a déclaré le juge. Durant le procès, qui s'était ouvert en octobre 2011, le parquet a prouvé la participation d'Albina Terzic à plusieurs "actes de torture" de prisonniers de guerre serbes, détenus entre mai et juillet 1992 dans une école à Odzak et dans des baraques d'une usine locale, a dit le juge. Plus de 700 civils serbes avaient été placés dans ces centres de détention. A l'époque des faits, Albina Terzic, qui avait 20 ans, était membre de la police militaire des forces croates de Bosnie. Selon le juge, elle a battu des prisonniers à coups de matraque, de pied, elle leur donnait des gifles et participait à des "scènes d'humiliation collectives" des prisonniers. En Bosnie, où la guerre avait fait quelque 100.000 morts, une Croate est encore actuellement jugée et une Serbe a été arrêtée, pour crimes de guerre. Selon le parquet bosnien pour les crimes de guerre, les noms d'une dizaine d'autres femmes sont évoqués dans des enquêtes. (DGO)

Albina Terzic, 40 ans, est une des rares femmes inculpées de crimes de guerre par la justice bosnienne et la seconde condamnée pour un tel crime. "La prévenue a été reconnue coupable de traitement inhumain à l'égard des prisonniers de guerre", a déclaré le juge. Durant le procès, qui s'était ouvert en octobre 2011, le parquet a prouvé la participation d'Albina Terzic à plusieurs "actes de torture" de prisonniers de guerre serbes, détenus entre mai et juillet 1992 dans une école à Odzak et dans des baraques d'une usine locale, a dit le juge. Plus de 700 civils serbes avaient été placés dans ces centres de détention. A l'époque des faits, Albina Terzic, qui avait 20 ans, était membre de la police militaire des forces croates de Bosnie. Selon le juge, elle a battu des prisonniers à coups de matraque, de pied, elle leur donnait des gifles et participait à des "scènes d'humiliation collectives" des prisonniers. En Bosnie, où la guerre avait fait quelque 100.000 morts, une Croate est encore actuellement jugée et une Serbe a été arrêtée, pour crimes de guerre. Selon le parquet bosnien pour les crimes de guerre, les noms d'une dizaine d'autres femmes sont évoqués dans des enquêtes. (DGO)