Avec plus d'un milliard d'heures de vidéos visionnées chaque jour et deux milliards d'auditeurs par mois, Youtube joue un rôle crucial dans la prolifération des fake news et entend bien lutter contre la désinformation médicale. La plateforme a annoncé cette semaine vouloir "renforcer ses mesures antivax, qui iront au-delà des vidéos de désinformation sur les vaccins contre le Covid-19". Les contenus fallacieux concernant les autres vaccins sont aussi dans le viseur.

Sur l'année 2021, Youtube a déjà supprimé plus de 130 000 vidéos et souhaite passer la vitesse supérieure. Dès mercredi, la plateforme a supprimé des chaînes très suivies d'activistes anti-vaccins. Notamment la chaîne du très connu Joseph Mercola. L'ostéopathe et entrepreneur est un partisan américain de la "médecine alternative". Il est l'auteur du livre La vérité sur le Covid-19 et aura publié plus de 600 articles contenant de la désinformation sur Facebook. Le New York Times le surnommait en juillet "le diffuseur le plus influent de fausses informations sur le coronavirus en ligne". Sa chaîne comptait plus de 400 000 abonnés, et ses vidéos avaient été vues plus de 100 millions de fois.

La chaîne de Robert Kennedy Junior, fils de l'ancien ministre de la Justice assassiné, a elle aussi été bannie de la plateforme. Il menait une véritable propagande anti-vaccin. Il est le réalisateur d'un film pour inciter les Afro-Américains à se méfier de ce dernier. La chaîne de l'organisation Children's Health Defense, dont il est à la tête, a également été supprimée.

Youtube a aussi banni les comptes allemands de la chaîne de télévision publique russe RT pour avoir diffusé de fausses informations et avoir voulu contourner une suspension de téléchargement. Moscou accuse le groupe de censure et menace de bloquer Youtube.

La plateforme précise que les contenus "sur les politiques de vaccination, les nouveaux essais vaccinaux et les succès/échecs des essais vaccinaux" sont toujours autorisés. La plateforme entend cibler seulement les contenus sur les faux effets du vaccin. Les témoignages restent également acceptés.

Les autres grands groupes technologiques, comme Twitter et Facebook, sont soumis à la même pression depuis le début de la pandémie et tentent de modérer les contenus anti-vaccins.

Lola Buscemi

Avec plus d'un milliard d'heures de vidéos visionnées chaque jour et deux milliards d'auditeurs par mois, Youtube joue un rôle crucial dans la prolifération des fake news et entend bien lutter contre la désinformation médicale. La plateforme a annoncé cette semaine vouloir "renforcer ses mesures antivax, qui iront au-delà des vidéos de désinformation sur les vaccins contre le Covid-19". Les contenus fallacieux concernant les autres vaccins sont aussi dans le viseur.Sur l'année 2021, Youtube a déjà supprimé plus de 130 000 vidéos et souhaite passer la vitesse supérieure. Dès mercredi, la plateforme a supprimé des chaînes très suivies d'activistes anti-vaccins. Notamment la chaîne du très connu Joseph Mercola. L'ostéopathe et entrepreneur est un partisan américain de la "médecine alternative". Il est l'auteur du livre La vérité sur le Covid-19 et aura publié plus de 600 articles contenant de la désinformation sur Facebook. Le New York Times le surnommait en juillet "le diffuseur le plus influent de fausses informations sur le coronavirus en ligne". Sa chaîne comptait plus de 400 000 abonnés, et ses vidéos avaient été vues plus de 100 millions de fois.La chaîne de Robert Kennedy Junior, fils de l'ancien ministre de la Justice assassiné, a elle aussi été bannie de la plateforme. Il menait une véritable propagande anti-vaccin. Il est le réalisateur d'un film pour inciter les Afro-Américains à se méfier de ce dernier. La chaîne de l'organisation Children's Health Defense, dont il est à la tête, a également été supprimée.Youtube a aussi banni les comptes allemands de la chaîne de télévision publique russe RT pour avoir diffusé de fausses informations et avoir voulu contourner une suspension de téléchargement. Moscou accuse le groupe de censure et menace de bloquer Youtube.La plateforme précise que les contenus "sur les politiques de vaccination, les nouveaux essais vaccinaux et les succès/échecs des essais vaccinaux" sont toujours autorisés. La plateforme entend cibler seulement les contenus sur les faux effets du vaccin. Les témoignages restent également acceptés.Les autres grands groupes technologiques, comme Twitter et Facebook, sont soumis à la même pression depuis le début de la pandémie et tentent de modérer les contenus anti-vaccins.Lola Buscemi