À partir du 1er novembre, si vous roulez en France, votre application de navigation ne vous préviendra plus des contrôles de police sur votre itinéraire. Les utilisateurs des applications comme Waze ou Coyote peuvent aujourd'hui signaler sur l'application les contrôles et ainsi prévenir les autres usagers. Les applications devront maintenant bloquer ces messages pendant plusieurs heures. De l'autre côté de la frontière, on pointe du doigt une pratique peu éthique, qui permet aux personnes sous influence d'échapper à la police facilement. Ainsi, l'application devra bloquer les signalements de contrôle de police quand ces derniers concernent des contrôles d'alcool, de drogue ou la recherche d'un fugitif. Les contrôles de vitesse, par contre, ne sont pas concernés.

Une enquête en Belgique

Chez nous, il se pourrait qu'une telle loi voie le jour. Le ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet (Ecolo), a commandé une étude à Vias pour savoir si une telle interdiction serait possible en Belgique. Stef Willems, porte-parole de l'institut de sécurité routière, a d'ailleurs fait savoir qu'il était favorable à une telle loi, "Ce n'est pas seulement lié à la sécurité routière, mais aussi à quelqu'un qui n'est pas assuré, et ainsi de suite. Si tout le monde se met continuellement en garde contre de tels contrôles, alors ce ne sont que ce genre de personnes qui vont s'en sortir." a-t-il déclaré sur la VRT. Pour lui, ces applications sont surtout utilisées pour éviter les amendes et non conduire de façon plus sûre, "Avec le contrôle de l'alcool et des drogues, l'idée est d'attraper les gens à des moments inattendus. Les gens doivent avoir le sentiment qu'ils peuvent être pris", a-t-il continué. Coyote, pour sa part, a indiqué qu'une collaboration avec la police existait déjà. Ainsi, les contrôles aux frontières ne sont pas signalés aux utilisateurs en cas de terrorisme. C'était aussi le cas durant le confinement.

Mauvaises habitudes au volant

En Belgique, les personnes prenant le volant après avoir bu ou consommé de la drogue ne sont pas rares. D'après une étude de 2019 menée par Vias, nous ferions partie des pires pays d'Europe. Ainsi, 24 % des sondés en Belgique déclaraient prendre le volant même s'ils savaient avoir dépassé le taux d'alcoolémie légale. L'étude révélait aussi qu'un jeune sur sept prenait le volant une heure après avoir consommé de la drogue. Déjà à l'époque, Vias demandait, en conclusion du rapport une "une interdiction des avertisseurs de radars".

En 2019, on estimait à 150 le nombre de personnes mortes à cause d'un accident de la route impliquant de l'alcool.

Marine Andrieu

À partir du 1er novembre, si vous roulez en France, votre application de navigation ne vous préviendra plus des contrôles de police sur votre itinéraire. Les utilisateurs des applications comme Waze ou Coyote peuvent aujourd'hui signaler sur l'application les contrôles et ainsi prévenir les autres usagers. Les applications devront maintenant bloquer ces messages pendant plusieurs heures. De l'autre côté de la frontière, on pointe du doigt une pratique peu éthique, qui permet aux personnes sous influence d'échapper à la police facilement. Ainsi, l'application devra bloquer les signalements de contrôle de police quand ces derniers concernent des contrôles d'alcool, de drogue ou la recherche d'un fugitif. Les contrôles de vitesse, par contre, ne sont pas concernés.Une enquête en BelgiqueChez nous, il se pourrait qu'une telle loi voie le jour. Le ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet (Ecolo), a commandé une étude à Vias pour savoir si une telle interdiction serait possible en Belgique. Stef Willems, porte-parole de l'institut de sécurité routière, a d'ailleurs fait savoir qu'il était favorable à une telle loi, "Ce n'est pas seulement lié à la sécurité routière, mais aussi à quelqu'un qui n'est pas assuré, et ainsi de suite. Si tout le monde se met continuellement en garde contre de tels contrôles, alors ce ne sont que ce genre de personnes qui vont s'en sortir." a-t-il déclaré sur la VRT. Pour lui, ces applications sont surtout utilisées pour éviter les amendes et non conduire de façon plus sûre, "Avec le contrôle de l'alcool et des drogues, l'idée est d'attraper les gens à des moments inattendus. Les gens doivent avoir le sentiment qu'ils peuvent être pris", a-t-il continué. Coyote, pour sa part, a indiqué qu'une collaboration avec la police existait déjà. Ainsi, les contrôles aux frontières ne sont pas signalés aux utilisateurs en cas de terrorisme. C'était aussi le cas durant le confinement.Mauvaises habitudes au volantEn Belgique, les personnes prenant le volant après avoir bu ou consommé de la drogue ne sont pas rares. D'après une étude de 2019 menée par Vias, nous ferions partie des pires pays d'Europe. Ainsi, 24 % des sondés en Belgique déclaraient prendre le volant même s'ils savaient avoir dépassé le taux d'alcoolémie légale. L'étude révélait aussi qu'un jeune sur sept prenait le volant une heure après avoir consommé de la drogue. Déjà à l'époque, Vias demandait, en conclusion du rapport une "une interdiction des avertisseurs de radars".En 2019, on estimait à 150 le nombre de personnes mortes à cause d'un accident de la route impliquant de l'alcool.Marine Andrieu