C'est avec patience que le centre de Waterloo attend son centre. On pourrait résumer l'avenir de la ville à cette formule. Si le quartier est bordé d'enseignes variées et prisées (près de 300), il manque cependant une place... Sous l'ère Kubla, le projet " Coeur de ville " avait été lancé sur l'ancien site du Delhaize. Un vaste projet, estimé à 60 millions d'euros, qui prévoit à l'arrière des galeries Wellington 9 500 m2 de commerces, 650 places de parking souterrain et 50 appartements.
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C'est avec patience que le centre de Waterloo attend son centre. On pourrait résumer l'avenir de la ville à cette formule. Si le quartier est bordé d'enseignes variées et prisées (près de 300), il manque cependant une place... Sous l'ère Kubla, le projet " Coeur de ville " avait été lancé sur l'ancien site du Delhaize. Un vaste projet, estimé à 60 millions d'euros, qui prévoit à l'arrière des galeries Wellington 9 500 m2 de commerces, 650 places de parking souterrain et 50 appartements. De quoi révolutionner le centre, d'autant que le projet entend vivre en dehors des heures d'ouverture des commerces et donner à Waterloo la place qui manque à son centre-ville. Mais depuis la présentation du projet, il y a trois ans, la bourgmestre actuelle, Florence Reuter (MR), a décidé de revoir la copie d'un chantier " mastodonte ". C'est d'ailleurs tout l'enjeu de son masterplan, une étude approfondie au niveau de la mobilité, de l'aménagement du territoire et du commerce à Waterloo. " Oui, nous avons la volonté de réaliser une place communale, un lieu de vie qui ne soit pas uniquement commercial. Le projet en lui-même n'est pas du tout figé, mais nous mettrons tout en oeuvre pour arriver à une solution viable et agréable pour tous. Si tout le monde se retrouve bloqué avec ce projet, cela n'a pas le moindre intérêt ", admet Florence Reuter. Pour le promoteur, Wereldhave, déjà propriétaire de 3 500m2 de commerces sur l'ancien site Delhaize, la confiance reste de mise sur l'avenir du " Coeur de ville ", rappelant que, dès l'entame des démarches urbanistiques, la concertation fut la première de ses priorités tant avec la commune, les commerçants que les citoyens. " Notre société est propriétaire du site depuis douze ans. Notre volonté reste identique à celle de nos débuts, à savoir son redéveloppement. On veut s'inscrire dans une vision plus large pour l'avenir de la ville ", affirme, prudent, le directeur Frank Adriaensen. Mais il n'y a pas que Wereldhave qui compte s'inscrire dans l'avenir, Redevco, l'actuel propriétaire des sites de la drève Richelle et de Mont-Saint-Jean, a en effet deux gros projets dans ses cartons. " Pour plus de cohérence commerciale, une redistribution des fonctions s'imposait : privilégier les commerces de moyenne surface au centre-ville et réserver ceux de plus grand gabarit pour la périphérie ", explique Gilles Bourgoignie, development manager. Redevco rappelle que les études socio-économiques entreprises à Waterloo ont abouti au même constat : l'offre commerciale de la ville est bien en deçà du potentiel de la zone de chalandise. En d'autres mots, le développement de structures commerciales d'envergure ne pourra qu'attirer de nouveaux clients... " dont bénéficieront également les petits commerces indépendants de l'hypercentre ", promet le promoteur. Le site de l'ancien Bigg's à Mont-Saint-Jean, établi à proximité de la butte du Lion, abrite l'un des plus importants hypermarchés Carrefour de Belgique. A proximité immédiate de ce dernier, sur une partie du parking actuel, un nouveau bâtiment hébergera un Brico Plan-it dédié au bricolage, à la décoration et au jardin. Cette surface de grande envergure remplacera le Brico actuel installé au centre-ville. Un pôle Horeca (Lunch Garden et McDonald's) et un pôle automobile (Auto 5) renforceront l'offre commerciale. Plus rationnel, le futur aménagement augmentera le nombre d'emplacements. L'objectif est clair : favoriser la fluidité de la circulation sur le site et faciliter le stationnement, l'un des gros problèmes à Waterloo. L'autre projet s'intitule " Place Richelle ". Situé en plein coeur de Waterloo, cet espace qui accueille actuellement un Carrefour Market réunira des enseignes généralistes en équipement de la personne et de la maison. L'idée est de complètement repenser les bâtiments. Les architectes ont réduit la profondeur des magasins (45 m contre 80 m actuellement), en les rehaussant d'un étage. Ainsi, ils offriront une surface supérieure à celle de l'infrastructure actuelle. Par ailleurs, l'activité commerciale se concentrera vers le noyau commercial historique du centre-ville de Waterloo tandis que la partie située le long de la chaussée de Tervuren accueillera du logement. " C'est un projet de propriétaire qui, après des dizaines d'années, doit remettre une grosse couche de peinture. Les bâtiments ont été conçus à une époque où Waterloo était considérée comme une périphérie lointaine de Bruxelles. Aujourd'hui, la ville a rattrapé nos sites. Celui de la drève Richelle est entouré désormais d'une zone résidentielle. Il fait partie intégrante du centre-ville ", poursuit Gilles Bourgoignie (Redevco). D'où un concept qui jouera sur la complémentarité d'un style résolument urbain pour la place Richelle et d'inspiration plus champêtre pour le site de Mont-Saint-Jean. A Braine-l'Alleud, on mise avant tout sur l'attractivité économique de la commune. Le parc de l'Alliance poursuit son développement bon train, devenant l'un des pôles majeurs de la ville. Les projets d'envergure s'y multiplient. Imagibraine et AG Real Estate (60 000 m2 de bureaux) ont été les premiers à s'y développer. Ils ont été rejoints ces dernières années par une série d'investisseurs. Axa y développe avec AG un parc résidentiel. La commune inaugurera, l'été prochain, toute son administration communale dans l'ancien bâtiment Toyota. Sans parler des développements de bureaux encore à réaliser (près de 130 000 m2). L'avenir, c'est aussi l'extension du parc industriel de la vallée du Hain. Ce parc est l'un des plus anciens de la province. 75 entreprises y sont recensées, totalisant 2 800 emplois. UCB Pharma, comptant plus de 1 000 personnes, est le plus gros employeur du parc. C'est dans ce contexte que la commune de Braine-l'Alleud souhaite y renforcer son attractivité. En tout, 6,8 millions d'euros y seront investis dans le cadre du plan Feder. " On veut en faire un hub technologique. Ce sera vraiment la vitrine économique du Brabant wallon ", insiste Jean-Marc Wautier, l'échevin en charge de l'urbanisme et du commerce. " Beaucoup d'entreprises se sont montrées en faveur de ce développement. Au niveau des emplois, on en attend au minimum un millier sur ce site. " Quant à un projet commercial, l'étude est ouverte sur le site de l'Alliance, admet l'échevin. " Mais pas question d'ouvrir un simple centre commercial qui viderait en moins de deux ans le centre de Waterloo ", prévient toutefois Jean-Marc Wautier. D'ici à 2030, l'idée serait d'ouvrir un village-outlet, à l'instar de Maasmechelen, ou un centre axé sur les loisirs. " L'idée est là. Il faut s'entendre maintenant sur son développement... ", conclut-il.