La semaine dernière, trois députés CD&V et une députée Vooruit ont déposé une proposition de loi en vue d'ancrer le droit de l'enfant à une éducation sans violence dans le Code civil belge. Ils souhaitent mettre fin à un flou juridique en la matière. La proposition de loi vise notamment ...

La semaine dernière, trois députés CD&V et une députée Vooruit ont déposé une proposition de loi en vue d'ancrer le droit de l'enfant à une éducation sans violence dans le Code civil belge. Ils souhaitent mettre fin à un flou juridique en la matière. La proposition de loi vise notamment à interdire les châtiments corporels "éducatifs" et donc la fameuse fessée. Aujourd'hui, seuls quatre pays européens ne reprennent pas ce droit à une éducation sans violence dans le Code civil. "Nous sommes le canard boiteux de l'Europe", s'indigne Bernard De Vos, délégué général de la Communauté française aux droits de l'enfant. Il précise que le but de la proposition de loi est d' informer, de sensibiliser, et pas de pénaliser le parent qui aurait administré une fessée à son enfant, "mais de donner un signal clair". En 1979, la Suède fut le premier pays à légiférer contre les violences dans l' éducation. Depuis, 53 Etats, dont 23 membres de l'Union européenne, ont interdit les châtiments corporels sur les enfants, y compris dans la sphère privée. La Belgique a été rappelée à l'ordre plusieurs fois, notamment par le Comité européen des droits sociaux. Aujourd'hui, la Belgique, l'Italie, la Tchéquie et la Slovaquie sont les seuls pays de l'Union européenne à encore tolérer les châtiments corporels dans le cadre familial.