La SNCB dépense chaque année de plus en plus d'argent pour lutter contre ce fléau: d'1,3 million en 2013 à 4,1 en 2017. L'an dernier, elle a dû nettoyer plus de 138.000 m² de graffitis. "Le bon entretien des trains joue un rôle essentiel dans la satisfaction des clients, une priorité pour la SNCB. C'est la raison pour laquelle les graffitis qui sont malheureusement encore trop souvent apposés sur les trains doivent être retirés le plus rapidement possible", justifie la société ferroviaire.

Les étudiants de l'enseignement technique et professionnel participants ont été mis au défi de développer une double solution: la détection très rapide des graffitis, car cela facilite le processus d'élimination, et leur élimination de manière efficace et écologique. Douze écoles ont présenté leur projet lors de la finale du concours BERT (BElgian Railways Competition for Technicians) ce mercredi à Train World, le musée du train de la SNCB.

L'école Saint-Lambert de Westerlo a décroché le premier prix -et les 5.000 euros qui vont avec- grâce à son système ingénieux comparant des photos de train en service à des photos standard sans graffiti. Si des différences sont constatées entre ces clichés, cela indique la présence de graffitis et les trains peuvent être localisés. Le système de nettoyage est alors également envoyé sur place.