L'évaluation de la première année "pilote" des centres est plutôt positive: les victimes et leurs proches se sentent accueillis avec respect et apprécient que les soins soient prodigués gratuitement, dans un même endroit.

En un an, 930 victimes ont été prises en charge dans les trois centres. En 2017, la police a enregistré environ 3.400 cas de viols, souligne Mme Demir qui estime ainsi que près d'un tiers des victimes se sont présentées dans un CPVS. "Ceci signifie surtout qu'un nombre important de victimes ont bénéficié d'un soutien alors qu'en d'autres circonstances, elles n'auraient pas cherché de l'aide immédiatement."

Plus d'un tiers des victimes (35%) s'est dirigé vers le centre de son propre chef tandis que 41% y ont été menées par la police.

Ces centres offrent la possibilité de porter plainte: les inspecteurs s'y déplacent pour entendre la victime. Une plainte a été déposée par 68% des victimes. Bien souvent, elles avaient pris leur décision avant d'entrer dans le centre. Pour 10% des victimes, le dépôt d'une plainte a toutefois été décidé après une discussion avec une infirmière du centre et 4% ont pris leur décision pendant le suivi opéré par le CPVS.

Soixante-et-un pour cent des victimes se sont soumises à un examen médico-légal. Trois quarts ont reçu des soins médicaux tels qu'une contraception ou des médicaments contre le VIH. Près de la moitié (47%) ont bénéficié d'un accompagnement psychologique.

Ces centres permettent une meilleure collaboration entre tous les acteurs concernés, s'est félicité Jean-Luc Drion, inspecteur principal à la police judiciaire de Liège. "Auparavant, chaque partenaire travaillait dans son coin, par la force des choses. Le projet a permis de mieux nous connaître, de nous coordonner et de collaborer."

Pour Mme Demir, les CPVS répondent à une réelle nécessité et elle demandera au gouvernement fédéral de débloquer un budget pour en installer un dans chaque province belge.

L'évaluation de la première année "pilote" des centres est plutôt positive: les victimes et leurs proches se sentent accueillis avec respect et apprécient que les soins soient prodigués gratuitement, dans un même endroit. En un an, 930 victimes ont été prises en charge dans les trois centres. En 2017, la police a enregistré environ 3.400 cas de viols, souligne Mme Demir qui estime ainsi que près d'un tiers des victimes se sont présentées dans un CPVS. "Ceci signifie surtout qu'un nombre important de victimes ont bénéficié d'un soutien alors qu'en d'autres circonstances, elles n'auraient pas cherché de l'aide immédiatement." Plus d'un tiers des victimes (35%) s'est dirigé vers le centre de son propre chef tandis que 41% y ont été menées par la police. Ces centres offrent la possibilité de porter plainte: les inspecteurs s'y déplacent pour entendre la victime. Une plainte a été déposée par 68% des victimes. Bien souvent, elles avaient pris leur décision avant d'entrer dans le centre. Pour 10% des victimes, le dépôt d'une plainte a toutefois été décidé après une discussion avec une infirmière du centre et 4% ont pris leur décision pendant le suivi opéré par le CPVS. Soixante-et-un pour cent des victimes se sont soumises à un examen médico-légal. Trois quarts ont reçu des soins médicaux tels qu'une contraception ou des médicaments contre le VIH. Près de la moitié (47%) ont bénéficié d'un accompagnement psychologique. Ces centres permettent une meilleure collaboration entre tous les acteurs concernés, s'est félicité Jean-Luc Drion, inspecteur principal à la police judiciaire de Liège. "Auparavant, chaque partenaire travaillait dans son coin, par la force des choses. Le projet a permis de mieux nous connaître, de nous coordonner et de collaborer." Pour Mme Demir, les CPVS répondent à une réelle nécessité et elle demandera au gouvernement fédéral de débloquer un budget pour en installer un dans chaque province belge.