En réalité cette violence apparait de plus en plus comme un élément de la culture policière de notre pays. Et si ce niveau de violence est devenu habituel, notamment dans la zone de police de Bruxelles-ville dirigée par Philippe Close, c'est parce qu'il n'y a pas de pare-feu mais plutôt des encouragements à ce que la police s'impose par tous les moyens.

Annelies Verlinden, notre Ministre de l'Intérieur avait évoqué en novembre dernier, lors de la présentation de sa note d'orientation politique, le principe de la tolérance zéro pour les violences de policiers. Quelques mois plus tard le changement est radical. L'heure est à défendre la police en toutes circonstances.

La police est en première ligne pour imposer les règles sanitaires de moins en moins bien acceptée par les citoyens. Les politiques ne semblent pas vouloir froisser davantage ce corps de fonctionnaires, applaudis lors des attentats mais de plus en plus décrié par la population pour son usage excessif de la violence.

La Ministre est prompte à soutenir la police lorsque celle-ci est confrontée à la violence de manifestants comme à Liège ou au Bois de la Cambre. Elle reste sourde aux voix qui s'élèvent contre les violences de certains policiers, notamment celle des plaignants et des collectifs de lutte contre les violences policières. Cette forme de caution est une garantie d'impunité pour les policiers qui ne respectent ni leurs collègues, ni la loi ni les citoyens.

La police n'avait pas besoin de cela pour connaitre une impunité de fait. Selon les chiffres du Comité P, pour la période 2013-2017, l'acquittement et le non-lieu concluent 90% des plaintes contre les violences policières. Or les plaintes sont rares, la plupart des cas restent dans le silence car la justice est chère, lente et qu'elle laisse le dernier mot à l'agent assermenté plutôt qu'au plaignant.

L'impunité est un mauvais service rendu à la police. Elle met mal à l'aise les nombreux policiers qui font leur boulot consciencieusement, elle encourage l'usage excessif de la violence de la part de policiers qui ont leur place de l'autre côté des barreaux et elle nourrit la méfiance, la crainte voire la haine à l'égard de l'uniforme bleu.

Laisser se creuser le fossé entre le citoyen et ce corps essentiel de fonctionnaires est paradoxal pour une Ministre de l'Intérieur qui est aussi responsable...du Renouveau démocratique.

Alexandre Pycke- Membre du Collectif des Parents contre les violences policières du 24 janvier

En réalité cette violence apparait de plus en plus comme un élément de la culture policière de notre pays. Et si ce niveau de violence est devenu habituel, notamment dans la zone de police de Bruxelles-ville dirigée par Philippe Close, c'est parce qu'il n'y a pas de pare-feu mais plutôt des encouragements à ce que la police s'impose par tous les moyens.Annelies Verlinden, notre Ministre de l'Intérieur avait évoqué en novembre dernier, lors de la présentation de sa note d'orientation politique, le principe de la tolérance zéro pour les violences de policiers. Quelques mois plus tard le changement est radical. L'heure est à défendre la police en toutes circonstances.La police est en première ligne pour imposer les règles sanitaires de moins en moins bien acceptée par les citoyens. Les politiques ne semblent pas vouloir froisser davantage ce corps de fonctionnaires, applaudis lors des attentats mais de plus en plus décrié par la population pour son usage excessif de la violence.La Ministre est prompte à soutenir la police lorsque celle-ci est confrontée à la violence de manifestants comme à Liège ou au Bois de la Cambre. Elle reste sourde aux voix qui s'élèvent contre les violences de certains policiers, notamment celle des plaignants et des collectifs de lutte contre les violences policières. Cette forme de caution est une garantie d'impunité pour les policiers qui ne respectent ni leurs collègues, ni la loi ni les citoyens.La police n'avait pas besoin de cela pour connaitre une impunité de fait. Selon les chiffres du Comité P, pour la période 2013-2017, l'acquittement et le non-lieu concluent 90% des plaintes contre les violences policières. Or les plaintes sont rares, la plupart des cas restent dans le silence car la justice est chère, lente et qu'elle laisse le dernier mot à l'agent assermenté plutôt qu'au plaignant.L'impunité est un mauvais service rendu à la police. Elle met mal à l'aise les nombreux policiers qui font leur boulot consciencieusement, elle encourage l'usage excessif de la violence de la part de policiers qui ont leur place de l'autre côté des barreaux et elle nourrit la méfiance, la crainte voire la haine à l'égard de l'uniforme bleu.Laisser se creuser le fossé entre le citoyen et ce corps essentiel de fonctionnaires est paradoxal pour une Ministre de l'Intérieur qui est aussi responsable...du Renouveau démocratique.Alexandre Pycke- Membre du Collectif des Parents contre les violences policières du 24 janvier