Par le passé, vous avez provoqué plusieurs polémiques à l'égard de Waterloo, essentiellement liées à la Butte du Lion...
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Par le passé, vous avez provoqué plusieurs polémiques à l'égard de Waterloo, essentiellement liées à la Butte du Lion... J'ai tenté de placer Braine-l'Alleud sur la carte et partout où je vais, on sait que la commune existe désormais... Je n'ai jamais compris pourquoi la presse avait plus d'égards pour Waterloo que pour Braine, alors que nous sommes bien plus performants. Waterloo est une commune du passé, Braine-l'Alleud représente l'avenir. Qu'est-ce qui fait la réussite de Waterloo ? Son image internationale. C'est une référence historique. Son commerce aussi : Waterloo est une artère commerciale, pas Braine. On n'a pas souhaité ce genre de développement. J'ai essayé de placer la commune sur le terrain économique. Avec succès : on est passé de 12 000 à 20 000 emplois, avec le développement du parc d'affaires de l'Alliance, par exemple. Quels sont vos rapports avec la bourgmestre de Waterloo, Florence Reuter ? Inexistants. On se croise de temps en temps. J'étais beaucoup plus proche de Serge Kubla. Le champ de bataille est géré par la société Kléber Rossillon, qui mise sur Waterloo pour attirer les touristes... Le repreneur va vite comprendre : tout le site est sur notre commune et dès qu'il aura besoin d'une autorisation, c'est chez moi qu'il devra venir. Qu'il utilise la marque Waterloo pour faire venir les touristes, ce n'est pas dérangeant, du moment que c'est dans l'esprit brainois, que ça respecte la commune et ses intérêts. Mais l'arrivée du privé est une bonne chose. Pour Braine-l'Alleud, il y a toute une réflexion touristique à mener. A côté du champ de bataille, Braine a l'un des plus beaux golfs de Belgique, et on réfléchit à la construction d'un hôtel. C'est pour ça que j'ai voulu ancrer Braine-l'Alleud sur le champ de bataille : les touristes descendaient à Waterloo, ne se rendant pas compte que le site touristique était sur notre commune. J'ai une vision beaucoup plus collégiale, en ayant toujours cherché à associer les autres communes, comme Genappe et Lasne. Avec Waterloo, vous avez un passé commun. Vous êtes favorable à une fusion ? Pas avec Waterloo ! Avec Braine-le-Château, pour faire un grand Braine. Nous sommes deux communes complémentaires, on passe de l'une à l'autre sans s'en rendre compte, on est sur la même vallée, la vallée du Hain, on a le même zoning. On est hyperporteur pour Braine-le-Château avec de nombreux services (écoles, gares, commerces... ) présents sur le territoire de la commune. Et on a une même sociologie de population. Le bourgmestre de Braine-le-Château est assez réservé sur le sujet mais cette fusion, c'est le sens de l'histoire. J'offre même mon mandat de bourgmestre. En matière de fusion, vous souhaitez supprimer le CPAS. Pourquoi ? Comme ça se fait en Flandre, je souhaite vider de sa substance le CPAS en transférant les compétences à l'échevin des Affaires sociales : ça permet une vision transversale sur le social. Regrouper les services offre plus d'efficacité pour le même prix, en conservant les spécificités de certaines missions comme celles des assistantes sociales.