Interrogée par De Morgen, Maaike Van Overloop de l'association de généralistes Domus Medica estime qu'il est inutile de se rendre chez le médecin pour un rhume, une grippe intestinale ou une migraine. "Les gens savent parfaitement comment soigner ces maux" dit-elle.

Professeur en médecine générale à l'Université de Gand, Jan De Maeseneer estime que le système du certificat obligatoire présente de nombreux désavantages : il donne du travail administratif supplémentaire aux généralistes, coûte très cher à la sécurité sociale et incite à prendre plus de médicaments.

"En outre, on peut se demander si dans certains cas, les gens couverts par un certificat médical ne restent pas plus longtemps chez eux. Si vous prescrivez trois jours, les patients ont tendance à suivre cette recommandation, alors que s'il n'en tenait qu'à eux, ils retourneraient peut-être au boulot après deux jours" explique-t-il.

Les mutuelles chrétienne et socialiste ainsi que l'Association belge des Syndicats médicaux (ABSyM) sont favorables à une révision du système même si le nombre de jours de maladie où l'on pourrait se passer de certificat fait débat : certains voudraient fixer ce nombre de jours à deux, d'autres à trois.

En revanche, les employeurs ne se montrent guère enthousiastes à la suppression du certificat médical. Ils craignent en effet un absentéisme plus élevé.

Interrogée par De Morgen, Maaike Van Overloop de l'association de généralistes Domus Medica estime qu'il est inutile de se rendre chez le médecin pour un rhume, une grippe intestinale ou une migraine. "Les gens savent parfaitement comment soigner ces maux" dit-elle. Professeur en médecine générale à l'Université de Gand, Jan De Maeseneer estime que le système du certificat obligatoire présente de nombreux désavantages : il donne du travail administratif supplémentaire aux généralistes, coûte très cher à la sécurité sociale et incite à prendre plus de médicaments. "En outre, on peut se demander si dans certains cas, les gens couverts par un certificat médical ne restent pas plus longtemps chez eux. Si vous prescrivez trois jours, les patients ont tendance à suivre cette recommandation, alors que s'il n'en tenait qu'à eux, ils retourneraient peut-être au boulot après deux jours" explique-t-il. Les mutuelles chrétienne et socialiste ainsi que l'Association belge des Syndicats médicaux (ABSyM) sont favorables à une révision du système même si le nombre de jours de maladie où l'on pourrait se passer de certificat fait débat : certains voudraient fixer ce nombre de jours à deux, d'autres à trois. En revanche, les employeurs ne se montrent guère enthousiastes à la suppression du certificat médical. Ils craignent en effet un absentéisme plus élevé.