"Nous sommes à la recherche d'un collaborateur pour digitaliser les cours d'eau", dit une offre d'emploi de la province du Brabant Flamand, pushée sur les réseaux sociaux. Le service responsable pour les cours d'eau compte en effet faire l'inventaire des informations sur les cours d'eau, notamment les localisations et le relief, et établir des cartes digitales. Et surtout moderniser l'accès à ces informations : jusqu'alors, il faut se rendre dans les archives, et consulter un atlas.

"Nous voulons rendre les informations disponibles pour tout le monde, et de manière plus détaillée", explique Stijn Coppens du service provincial compétent pour les cours d'eau. L'objectif du projet est de faire des cartes digitales, sur base de ces atlas physiques et des informations disponibles dans le système d'information géographique (GIS), un système d'information en sciences de la géographie qui permet de récolter et de sauvegarder tout un nombre de données. S'il y a des lacunes dans les informations, elles seront récoltées sur le terrain. "La digitalisation nous permettra de gagner du temps, et de partager les informations plus efficacement avec d'autres autorités."

Les autres provinces sont au même stade d'avancement, plus ou moins, selon Stijn Coppens. A terme, avec les autorités des autres provinces et l'autorité flamande compétente, l'on devrait arriver à une même carte digitale, afin de pouvoir centraliser les données détaillées et de les partager plus facilement. Un portail de cartes est déjà disponible sur l'application Geopunt Vlaanderen.

Le service du Brabant Flamand compétent pour les cours d'eau pourra ainsi, à terme, collaborer plus facilement avec le service qui gère les zones inondables. Un projet que Stijn Coppens souhaite pouvoir réaliser à l'avenir est de faire voler un drone pour récolter davantage d'informations.

Et en Wallonie ?

Au sud du pays, la digitalisation des cartes des cours d'eau est aussi un enjeu important. Philippe Dierickx, du service hydrologie, prévention des crues et gestion des cours d'eau du Service Public de Wallonie (SPW), renvoie vers WalOnMap, une application qui regroupe de nombreuses cartes, dont des cartes "qui indiquent les spécificités des cours d'eau comme la profondeur, le relief et la sédimentation des voies hydrauliques et navigables, et des zones inondables, comme le ruissellement sur les pentes et le suivi en temps réel des niveaux et des débits".

Responsable de l'exploitation du réseau navigable (SPW), Christophe Blerot explique les différentes entreprises d'informatisation et de digitalisation, concernant les cours d'eau, qui sont déjà commencées ou seront déployées dans les années à venir. Depuis février, une première écluse est guidée à distance depuis le centre Perex (SPW), à l'aide de caméras. Ce contrôle à distance, par fibre optique, sera ensuite déployé sur une trentaine d'autres écluses, et remplacera, à terme, les personnes qui doivent ouvrir et fermer les écluses sur place.

Les bateaux sont équipés d'antennes, et seront géolocalisés sur une application, pour par exemple permettre de regrouper des bateaux aux écluses, afin de ne pas gaspiller trop d'eau, ce qui est surtout utile en temps de sécheresse. La prévention des crues et des sécheresses pourra aussi être faite de manière automatique, par exemple si le niveau de tel affluent d'un fleuve augmente après de fortes pluies, il sera possible de voir quand et combien le fleuve verra son niveau augmenter aussi.

Le canal de Charleroi-Bruxelles n'a pas d'affluent naturel, à part quelques ruisseaux. Si son niveau devient trop faible, de l'eau est lâchée du barrage de l'Eau d'Heure, et cette eau est ensuite pompée de la Sambre vers le canal. Ce procédé sera aussi télégéré. Dans les réservoirs et lacs d'eau potable, un monitoring plus approfondi est aussi en train d'être installé.

Autrement, informatisation est souvent synonyme de suppression de postes. A cheval entre la disparition d'emplois et la facilitation du travail, l'informatisation et l'intelligence artificielle continueront encore à alimenter le débat autour du monde du travail pendant les prochaines années.

"Nous sommes à la recherche d'un collaborateur pour digitaliser les cours d'eau", dit une offre d'emploi de la province du Brabant Flamand, pushée sur les réseaux sociaux. Le service responsable pour les cours d'eau compte en effet faire l'inventaire des informations sur les cours d'eau, notamment les localisations et le relief, et établir des cartes digitales. Et surtout moderniser l'accès à ces informations : jusqu'alors, il faut se rendre dans les archives, et consulter un atlas."Nous voulons rendre les informations disponibles pour tout le monde, et de manière plus détaillée", explique Stijn Coppens du service provincial compétent pour les cours d'eau. L'objectif du projet est de faire des cartes digitales, sur base de ces atlas physiques et des informations disponibles dans le système d'information géographique (GIS), un système d'information en sciences de la géographie qui permet de récolter et de sauvegarder tout un nombre de données. S'il y a des lacunes dans les informations, elles seront récoltées sur le terrain. "La digitalisation nous permettra de gagner du temps, et de partager les informations plus efficacement avec d'autres autorités."Les autres provinces sont au même stade d'avancement, plus ou moins, selon Stijn Coppens. A terme, avec les autorités des autres provinces et l'autorité flamande compétente, l'on devrait arriver à une même carte digitale, afin de pouvoir centraliser les données détaillées et de les partager plus facilement. Un portail de cartes est déjà disponible sur l'application Geopunt Vlaanderen.Le service du Brabant Flamand compétent pour les cours d'eau pourra ainsi, à terme, collaborer plus facilement avec le service qui gère les zones inondables. Un projet que Stijn Coppens souhaite pouvoir réaliser à l'avenir est de faire voler un drone pour récolter davantage d'informations. Et en Wallonie ?Au sud du pays, la digitalisation des cartes des cours d'eau est aussi un enjeu important. Philippe Dierickx, du service hydrologie, prévention des crues et gestion des cours d'eau du Service Public de Wallonie (SPW), renvoie vers WalOnMap, une application qui regroupe de nombreuses cartes, dont des cartes "qui indiquent les spécificités des cours d'eau comme la profondeur, le relief et la sédimentation des voies hydrauliques et navigables, et des zones inondables, comme le ruissellement sur les pentes et le suivi en temps réel des niveaux et des débits". Responsable de l'exploitation du réseau navigable (SPW), Christophe Blerot explique les différentes entreprises d'informatisation et de digitalisation, concernant les cours d'eau, qui sont déjà commencées ou seront déployées dans les années à venir. Depuis février, une première écluse est guidée à distance depuis le centre Perex (SPW), à l'aide de caméras. Ce contrôle à distance, par fibre optique, sera ensuite déployé sur une trentaine d'autres écluses, et remplacera, à terme, les personnes qui doivent ouvrir et fermer les écluses sur place.Les bateaux sont équipés d'antennes, et seront géolocalisés sur une application, pour par exemple permettre de regrouper des bateaux aux écluses, afin de ne pas gaspiller trop d'eau, ce qui est surtout utile en temps de sécheresse. La prévention des crues et des sécheresses pourra aussi être faite de manière automatique, par exemple si le niveau de tel affluent d'un fleuve augmente après de fortes pluies, il sera possible de voir quand et combien le fleuve verra son niveau augmenter aussi. Le canal de Charleroi-Bruxelles n'a pas d'affluent naturel, à part quelques ruisseaux. Si son niveau devient trop faible, de l'eau est lâchée du barrage de l'Eau d'Heure, et cette eau est ensuite pompée de la Sambre vers le canal. Ce procédé sera aussi télégéré. Dans les réservoirs et lacs d'eau potable, un monitoring plus approfondi est aussi en train d'être installé.Autrement, informatisation est souvent synonyme de suppression de postes. A cheval entre la disparition d'emplois et la facilitation du travail, l'informatisation et l'intelligence artificielle continueront encore à alimenter le débat autour du monde du travail pendant les prochaines années.