"Louis XIV deviendra Louis 14", dénonce Il Messaggero. "D'abord, on n'enseigne pas les choses, ensuite, on les élimine pour ne pas mettre mal à l'aise ceux qui ne les connaissent pas", défend le Corriere della Sera. Les Italiens sont furax. Après le L...

"Louis XIV deviendra Louis 14", dénonce Il Messaggero. "D'abord, on n'enseigne pas les choses, ensuite, on les élimine pour ne pas mettre mal à l'aise ceux qui ne les connaissent pas", défend le Corriere della Sera. Les Italiens sont furax. Après le Louvre, en 2018, le musée Carnavalet, dédié à l'histoire de Paris, "remplace" les chiffres romains par la numérotation arabe pour dire les siècles et parfois les rois sur certains de leurs panneaux explicatifs. C'est vrai, ça pique un peu les yeux, un Henri 4. Au Louvre, les monarques ont gardé leur privilège et on continue de croiser des Henri IV. Il s'agit pour ces musées de se rendre "accessibles" à tous et les caractères arabes ne viennent qu'"en appoint", sur des petits panneaux destinés aux visiteurs qui ne peuvent déchiffrer la numération antique, parce qu'en situation de handicap ou encore parce que d'une autre culture - notamment les touristes anglophones. L'histoire a tourné, puis gonflé, symbolisant, dans les tweets, une rupture avec les Anciens, un effacement du passé, ou encore un nivellement par le bas. Chez nous, dans nos musées, cette simplification n'est pas du tout systématique. Ça exigerait un long chantier et visiblement beaucoup de sueur. C'est compliqué de simplifier.