La situation reste néanmoins difficile pour janvier et février. "Une réponse est en effet attendue de la part de l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) sur Tihange 3 le plus rapidement possible afin de savoir quelles seront les unités opérationnelles pour ces deux mois d'hiver", a souligné la ministre.

Marie Christine Marghem, qui en appelle à la responsabilité collective, a en outre fustigé le "sous-financement structurel de l'exploitant et de sa maison-mère (Engie, NDLR), qui ne se soucie pas suffisamment de l'approvisionnement en Belgique". "Je suis pointée du doigt comme si j'étais un technicien de ce parc nucléaire mais le gouvernement n'est pas propriétaire du parc nucléaire", a-t-elle encore martelé.

Electrabel avait annoncé mardi soir que les travaux sur Doel 1 (dont le redémarrage avait été estimé au 10 décembre) prendraient plus de temps que prévu et qu'une reconnexion au réseau de celui-ci ne serait pas attendue avant fin janvier de l'année prochaine. "Les équipements de Doel 2 seront également examinés durant les quinze jours à venir. Nous aurons les résultats fin novembre, ce qui nous permettra d'avoir une vue d'ensemble sur les capacités et d'anticiper pour les mois de janvier et février. Je mets actuellement la pression sur l'opérateur, qui est responsable de cette situation", a encore précisé Mme Marghem.

A l'inverse, Tihange 3 pourrait revenir plus rapidement que prévu si la méthodologie d'action proposée par Electrabel est acceptée. "C'est un élément crucial. Le retour de ce réacteur dépend d'une analyse formelle dont seule l'AFCN a les clefs", a ajouté la ministre qui parle de "complexité formelle".

Actuellement, seuls deux réacteurs sur sept produisent de l'électricité en Belgique: Doel 3 (1006 KW) et Tihange 1 (962 KW, redémarré lundi dernier).