Le ministre flamand de l'Administration intérieure et de la Gouvernance publique Bart Somers (Open Vld) a indiqué ce jeudi que la bourgmestre de Saint-Trond, dans la province du Limbourg, Veerle Heeren (CD&V) était suspendue de ses fonctions pour 6 mois. "Le bourgmestre a une fonction exemplaire. Nonobstant quelques circonstances atténuantes, Veerle Heeren a commis comme bourgmestre une faute disciplinaire", commente le ministre.

Il était apparu en mai dernier que Veerle Heeren, ainsi que certains de ses proches, avaient bénéficié d'une vaccination contre le coronavirus dès le mois de mars, sans être dans les groupes prioritaires ciblés par la campagne de vaccination à ce moment-là. La bourgmestre avait expliqué que le système n'était pas encore au point et que des doses étaient perdues tous les jours car non-administrées.

Elle s'était alors proposée, ainsi que 13 collaborateurs et proches, pour bénéficier de doses excédentaires s'il n'y avait pas d'autres candidats réservistes connus auprès du centre de vaccination de Saint-Trond, avait-elle justifié face au conseil communal. La bourgmestre s'était excusée, mais la Flandre avait réalisé un audit sur cette affaire, et le ministre Somers avait demandé en mai au gouverneur limbourgeois d'entamer une enquête disciplinaire. Le 27 octobre, la bourgmestre a été entendue par l'agence flamande en charge de l'administration intérieure.

La décision de suspension a été prise sur base de cette audition, du rapport du gouverneur et des explications de la principale intéressée au conseil communal. La bourgmestre s'est rendue coupable d'une "grande négligence", estime le ministre, mais il retient comme circonstances atténuantes qu'il n'y avait pas encore de manager de programme au centre de vaccination trudonnaire, ce qui "limitait les possibilités de faire appliquer la stratégie de vaccination". "Les faits ont eu lieu à un moment de crise dans notre société, un moment où il fallait veiller au maximum à garantir la confiance du citoyen envers les autorités", note Bart Somers.

La bourgmestre accepte la sanction

Veerle Heeren avait elle-même fait temporairement un pas de côté sur conseil de son médecin après la déferlante de critiques. Elle avait repris ses fonctions l'été dernier.

Face à cette annonce, la bourgmestre a décidé de répondre. Elle ne remet pas du tout en cause la sanction. "Nous avons appris la nouvelle de la suspension par les médias aujourd'hui", écrit Veerle Heeren. "Comme toujours, je respecte la procédure légale en la matière. Je prends donc acte de la décision et prendrai le temps de parcourir la décision du ministre. Le bien-être de la ville et de ses habitants est ma priorité, pour faire en sorte que notre ville soit bien gérée, aujourd'hui et à l'avenir."

Le ministre flamand de l'Administration intérieure et de la Gouvernance publique Bart Somers (Open Vld) a indiqué ce jeudi que la bourgmestre de Saint-Trond, dans la province du Limbourg, Veerle Heeren (CD&V) était suspendue de ses fonctions pour 6 mois. "Le bourgmestre a une fonction exemplaire. Nonobstant quelques circonstances atténuantes, Veerle Heeren a commis comme bourgmestre une faute disciplinaire", commente le ministre.Il était apparu en mai dernier que Veerle Heeren, ainsi que certains de ses proches, avaient bénéficié d'une vaccination contre le coronavirus dès le mois de mars, sans être dans les groupes prioritaires ciblés par la campagne de vaccination à ce moment-là. La bourgmestre avait expliqué que le système n'était pas encore au point et que des doses étaient perdues tous les jours car non-administrées.Elle s'était alors proposée, ainsi que 13 collaborateurs et proches, pour bénéficier de doses excédentaires s'il n'y avait pas d'autres candidats réservistes connus auprès du centre de vaccination de Saint-Trond, avait-elle justifié face au conseil communal. La bourgmestre s'était excusée, mais la Flandre avait réalisé un audit sur cette affaire, et le ministre Somers avait demandé en mai au gouverneur limbourgeois d'entamer une enquête disciplinaire. Le 27 octobre, la bourgmestre a été entendue par l'agence flamande en charge de l'administration intérieure. La décision de suspension a été prise sur base de cette audition, du rapport du gouverneur et des explications de la principale intéressée au conseil communal. La bourgmestre s'est rendue coupable d'une "grande négligence", estime le ministre, mais il retient comme circonstances atténuantes qu'il n'y avait pas encore de manager de programme au centre de vaccination trudonnaire, ce qui "limitait les possibilités de faire appliquer la stratégie de vaccination". "Les faits ont eu lieu à un moment de crise dans notre société, un moment où il fallait veiller au maximum à garantir la confiance du citoyen envers les autorités", note Bart Somers. Veerle Heeren avait elle-même fait temporairement un pas de côté sur conseil de son médecin après la déferlante de critiques. Elle avait repris ses fonctions l'été dernier.Face à cette annonce, la bourgmestre a décidé de répondre. Elle ne remet pas du tout en cause la sanction. "Nous avons appris la nouvelle de la suspension par les médias aujourd'hui", écrit Veerle Heeren. "Comme toujours, je respecte la procédure légale en la matière. Je prends donc acte de la décision et prendrai le temps de parcourir la décision du ministre. Le bien-être de la ville et de ses habitants est ma priorité, pour faire en sorte que notre ville soit bien gérée, aujourd'hui et à l'avenir."