Mis en place en 1893, le vote obligatoire avait pour objectif premier de réduire de façon draconienne le taux d'absentéisme. Les dernières élections ne semblent pas confirmer l'efficacité de cette politique. Lors des élections de 2014, le taux d'absentéisme avoisinait les 15% dans les différentes régions du pays. Il y a 50 ans, on ne comptait que 4,91% d'absents.

Où est le problème ? Certains pointent du doigt la complexité politique d'un pays dont l'éclatement étouffe les chances de voir la jeunesse s'intéresser à l'architecture institutionnelle belge. Entre les Communautés et Régions, les Commissions et l'Etat fédéral, rare sont aujourd'hui les personnes qui comprennent la portée qu'auront leurs votes aux élections de mai prochain.

Le vote, une bombe à retardement...

Par ailleurs, pour la jeunesse, le vote est une sorte de bombe à retardement. Une responsabilité qui leur tombe du ciel une fois le cap de la majorité passé. Sans pour autant s'être assuré des connaissances de chacun, on juge la capacité d'une personne à participer à l'exercice démocratique d'un système représentatif, au nombre d'années qu'il aura déjà passé sur terre.

Ainsi est-on plongé dans un devoir de citoyenneté sans avoir eu les prérequis indispensables à une exécution tant clairvoyante qu'avisée de celui-ci. Si les merveilles d'internet nous offrent aujourd'hui les moyens d'apprendre tant de choses par nous même, il reste des sujets difficiles à mettre dans cette dernière catégorie.

On peut aussi parler des programmes électoraux. Bien que ceux-ci soient indispensables à la présentation des convictions portées par les partis politiques, il convient toutefois d'admettre qu'ils troublent plus l'électeur qu'ils ne le renseignent. Perdu dans des centaines de pages, c'est tout naturellement que le destinataire de ce fascicule préférera aux longues heures de lecture, l'échelle traditionnelle classant les couleurs des partis en fonction de s'ils sont "de gauche", "centristes", ou "de droite".

Mais existe-t-il concrètement des solutions aux problèmes ciblés ?

Pour qu'on puisse pallier les problèmes d'absentéisme électoral auprès de la jeunesse, il faut procéder en plusieurs étapes. Tout d'abord, il importe de conscientiser les nouvelles générations sur les enjeux du vote, les bienfaits de celui-ci, mais aussi des dangers qu'il peut porter en cas de mauvaise utilisation de ce devoir de citoyenneté.

Ensuite, il faut guider les jeunes dans la complexité du système politique belge ; déconstruire l'édifice institutionnel pierre par pierre pour donner les repères indispensables à une compréhension juste du fonctionnement de leur pays. Il apparaît aussi indispensable d'organiser la concrétisation des solutions ciblées au sein d'un même outil répondant tant de son efficacité que de son accessibilité.

CIVIX ASBL, un partenariat entre l'ingéniosité, la jeunesse et la politique

Pour ce qui est de la concrétisation de ces objectifs ciblés, un projet a vu le jour sous l'impulsion d'une trentaine d'étudiants bénévoles : CIVIX.

C'est quoi CIVIX ?

Une communauté de plus de deux mille deux cents citoyens qui cherchent une solution aux problèmes évoqués plus haut dans ce texte. CIVIX ASBL sort le six avril une application mobile disponible sur les plateformes Android et IOS.

Elle a pour objectif de sensibiliser les jeunes à l'importance de la politique. Pour ce faire, CIVIX mise sur son application mobile et ses fonctionnalités qui regroupent :

  • La possibilité de s'informer par le biais d'articles, vidéos et quizz sur les fondamentaux du système politique belge, les institutions et le rôle de celles-ci.
  • La visualisation des programmes politiques des différents partis et ce, par thématiques.
  • Un aperçu des partis politiques, leurs idéologies respectives, ainsi que de l'ensemble des candidats inscrits sur leurs listes respectives.

On pourra donc comparer aisément les partis afin de visualiser ceux qui portent les convictions les plus proches de celles que l'on souhaite soutenir grâce aux explications proposées sur les pans essentiels de l'architecture institutionnelle belge.

Alliant un aspect pédagogique à la présentation objective des ambitions des partis politiques, l'application CIVIX ne se targuer pas de soigner les plaies d'une démocratie représentative malade. Elle porte toutefois les plus grands soins à ce que tout un chacun soit conscientisé du rôle fondamental qui lui est donné, le temps d'un moment, pour décider du futur du pays qu'il habite, de son avenir.

Mis en place en 1893, le vote obligatoire avait pour objectif premier de réduire de façon draconienne le taux d'absentéisme. Les dernières élections ne semblent pas confirmer l'efficacité de cette politique. Lors des élections de 2014, le taux d'absentéisme avoisinait les 15% dans les différentes régions du pays. Il y a 50 ans, on ne comptait que 4,91% d'absents. Où est le problème ? Certains pointent du doigt la complexité politique d'un pays dont l'éclatement étouffe les chances de voir la jeunesse s'intéresser à l'architecture institutionnelle belge. Entre les Communautés et Régions, les Commissions et l'Etat fédéral, rare sont aujourd'hui les personnes qui comprennent la portée qu'auront leurs votes aux élections de mai prochain. Le vote, une bombe à retardement...Par ailleurs, pour la jeunesse, le vote est une sorte de bombe à retardement. Une responsabilité qui leur tombe du ciel une fois le cap de la majorité passé. Sans pour autant s'être assuré des connaissances de chacun, on juge la capacité d'une personne à participer à l'exercice démocratique d'un système représentatif, au nombre d'années qu'il aura déjà passé sur terre. Ainsi est-on plongé dans un devoir de citoyenneté sans avoir eu les prérequis indispensables à une exécution tant clairvoyante qu'avisée de celui-ci. Si les merveilles d'internet nous offrent aujourd'hui les moyens d'apprendre tant de choses par nous même, il reste des sujets difficiles à mettre dans cette dernière catégorie.On peut aussi parler des programmes électoraux. Bien que ceux-ci soient indispensables à la présentation des convictions portées par les partis politiques, il convient toutefois d'admettre qu'ils troublent plus l'électeur qu'ils ne le renseignent. Perdu dans des centaines de pages, c'est tout naturellement que le destinataire de ce fascicule préférera aux longues heures de lecture, l'échelle traditionnelle classant les couleurs des partis en fonction de s'ils sont "de gauche", "centristes", ou "de droite". Mais existe-t-il concrètement des solutions aux problèmes ciblés ? Pour qu'on puisse pallier les problèmes d'absentéisme électoral auprès de la jeunesse, il faut procéder en plusieurs étapes. Tout d'abord, il importe de conscientiser les nouvelles générations sur les enjeux du vote, les bienfaits de celui-ci, mais aussi des dangers qu'il peut porter en cas de mauvaise utilisation de ce devoir de citoyenneté. Ensuite, il faut guider les jeunes dans la complexité du système politique belge ; déconstruire l'édifice institutionnel pierre par pierre pour donner les repères indispensables à une compréhension juste du fonctionnement de leur pays. Il apparaît aussi indispensable d'organiser la concrétisation des solutions ciblées au sein d'un même outil répondant tant de son efficacité que de son accessibilité. CIVIX ASBL, un partenariat entre l'ingéniosité, la jeunesse et la politiquePour ce qui est de la concrétisation de ces objectifs ciblés, un projet a vu le jour sous l'impulsion d'une trentaine d'étudiants bénévoles : CIVIX. C'est quoi CIVIX ? Une communauté de plus de deux mille deux cents citoyens qui cherchent une solution aux problèmes évoqués plus haut dans ce texte. CIVIX ASBL sort le six avril une application mobile disponible sur les plateformes Android et IOS. Elle a pour objectif de sensibiliser les jeunes à l'importance de la politique. Pour ce faire, CIVIX mise sur son application mobile et ses fonctionnalités qui regroupent : On pourra donc comparer aisément les partis afin de visualiser ceux qui portent les convictions les plus proches de celles que l'on souhaite soutenir grâce aux explications proposées sur les pans essentiels de l'architecture institutionnelle belge. Alliant un aspect pédagogique à la présentation objective des ambitions des partis politiques, l'application CIVIX ne se targuer pas de soigner les plaies d'une démocratie représentative malade. Elle porte toutefois les plus grands soins à ce que tout un chacun soit conscientisé du rôle fondamental qui lui est donné, le temps d'un moment, pour décider du futur du pays qu'il habite, de son avenir.