La charge flamande a sonné. La prolongation de la mission du duo d'information Bouchez-Coens démarre dans un contexte explosif. La question centrale qui se pose est désormais de savoir s'il faut effectivement une majorité dans le groupe linguistique flamand pour soutenir la majorité flamande. Cela induit forcément la présence de la N-VA.

Rik Torfs, ancien parlementaire CD&V et ex-recteur de la KUL, chroniqueur suivi au nord du pays, résume l'opinion de nombreux sociaux-chrétiens en ces termes : "Joëlle Milquet disait non en 2007 contre une réforme de l'Etat. Le PS dit non aujourd'hui à une majorité flamande. Qui dit non trop vite préserve le statu quo mais compromet l'avenir du pays qu'il veut préserver."

PS et SP.A "pas un parti unique"

La charge a sonné parce que les socialistes flamands répètent désormais dans toutes les langues qu'il faut véritablement tenter un dialogue entre PS et N-VA. Ce mercredi matin, c'est la députée Freya Van den Bossche qui le répète dans la presse flamande avec des mots forts : "Le SP.A et le PS ne sont pas un parti unique".

Cette affirmation fait suite à celle de son collègue de parti, l'ex-informateur Johan Vande Lanotte, appelant à un vrai dialogue entre les deux principales formations politiques du pays. Elle rejoint les informations selon lesquelles le tout jeune président de la SP.A, Conner Rousseau, est intervenu ces derniers jours pour rendre cette voie possible et fait écho aux révélations de La Libre selon lesquelles Bart De Wever, président de la N-VA, aurait annoncé disposer d'un accord N-VA - CD&V - SP.A pour la majorité fédérale. D'où ses expressions plus sociales des derniers jours.

Le PS refuse et renvoie à 2014

Cette nouvelle met le PS et... l'Open VLD dans une situation délicate. Une pression maximale va s'exercer sur les deux partis, singulièrement le parti socialiste francophone. Dans les rangs du parti de Paul Magnette, on reste ferme : ce sera sans la N-VA, une volonté affirmée à une douzaine de reprises depuis mai 2019. Il n'est pas indispensable de disposer de majorité dans chaque groupe linguistique, répete-t-on au PS, comme les précédents du gouvernement Di Rupo (minoritaire en Flandre) et surtout de la suédoise en 2014 (ultra-minoritaire du côté francophone) l'ont démontré. Sinon, la menace est claire : ce seront les élections !

Après une législature chaotique, il flotte un parfum de revanche sur la maison Belgique avec la volonté du PS de renvoyer à la N-VA la monnaie de sa pièce après qu'Elio Di Rupo ait été éjecté du Seize il y a cinq ans et demi. La mission des informateurs Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V) tourne peut-être en rond, mais elle repose de façon forte cette question à plusieurs entrées : peut-on former une majorité fédérale sans le premier parti du pays, les deux premiers partis de Flandre et contre l'avis de la majorité linguistique du pays ? Incontestablement explosive, la réponse va induire une phase de dramatisation, peut-être indispensable pour sortir de la crise, ou créer un clash final avant que l'on ne redonne la parole aux électeurs.

La charge flamande a sonné. La prolongation de la mission du duo d'information Bouchez-Coens démarre dans un contexte explosif. La question centrale qui se pose est désormais de savoir s'il faut effectivement une majorité dans le groupe linguistique flamand pour soutenir la majorité flamande. Cela induit forcément la présence de la N-VA.Rik Torfs, ancien parlementaire CD&V et ex-recteur de la KUL, chroniqueur suivi au nord du pays, résume l'opinion de nombreux sociaux-chrétiens en ces termes : "Joëlle Milquet disait non en 2007 contre une réforme de l'Etat. Le PS dit non aujourd'hui à une majorité flamande. Qui dit non trop vite préserve le statu quo mais compromet l'avenir du pays qu'il veut préserver."La charge a sonné parce que les socialistes flamands répètent désormais dans toutes les langues qu'il faut véritablement tenter un dialogue entre PS et N-VA. Ce mercredi matin, c'est la députée Freya Van den Bossche qui le répète dans la presse flamande avec des mots forts : "Le SP.A et le PS ne sont pas un parti unique".Cette affirmation fait suite à celle de son collègue de parti, l'ex-informateur Johan Vande Lanotte, appelant à un vrai dialogue entre les deux principales formations politiques du pays. Elle rejoint les informations selon lesquelles le tout jeune président de la SP.A, Conner Rousseau, est intervenu ces derniers jours pour rendre cette voie possible et fait écho aux révélations de La Libre selon lesquelles Bart De Wever, président de la N-VA, aurait annoncé disposer d'un accord N-VA - CD&V - SP.A pour la majorité fédérale. D'où ses expressions plus sociales des derniers jours.Cette nouvelle met le PS et... l'Open VLD dans une situation délicate. Une pression maximale va s'exercer sur les deux partis, singulièrement le parti socialiste francophone. Dans les rangs du parti de Paul Magnette, on reste ferme : ce sera sans la N-VA, une volonté affirmée à une douzaine de reprises depuis mai 2019. Il n'est pas indispensable de disposer de majorité dans chaque groupe linguistique, répete-t-on au PS, comme les précédents du gouvernement Di Rupo (minoritaire en Flandre) et surtout de la suédoise en 2014 (ultra-minoritaire du côté francophone) l'ont démontré. Sinon, la menace est claire : ce seront les élections !Après une législature chaotique, il flotte un parfum de revanche sur la maison Belgique avec la volonté du PS de renvoyer à la N-VA la monnaie de sa pièce après qu'Elio Di Rupo ait été éjecté du Seize il y a cinq ans et demi. La mission des informateurs Georges-Louis Bouchez (MR) et Joachim Coens (CD&V) tourne peut-être en rond, mais elle repose de façon forte cette question à plusieurs entrées : peut-on former une majorité fédérale sans le premier parti du pays, les deux premiers partis de Flandre et contre l'avis de la majorité linguistique du pays ? Incontestablement explosive, la réponse va induire une phase de dramatisation, peut-être indispensable pour sortir de la crise, ou créer un clash final avant que l'on ne redonne la parole aux électeurs.