Difficile de raconter plus belle histoire belge. La jeune Zara Rutherford, frêle adolescente rompue aux vicissitudes du vol en solo depuis de nombreuses années, est partie le 18 août de l'aéroport de Courtrai-Wevelgem pour tenter de ravir à Shaesta Waiz le record de précocité pour un vol en solitaire autour du monde effectué par une femme. Cette Américaine née en Afghanistan avait 30 ans lorsqu'elle effectua cet exploit en 2017. Le périple de la jeune Belge verra son petit avion s'arrêter dans une cinquantaine de pays et durera entre deux et trois mois.
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Difficile de raconter plus belle histoire belge. La jeune Zara Rutherford, frêle adolescente rompue aux vicissitudes du vol en solo depuis de nombreuses années, est partie le 18 août de l'aéroport de Courtrai-Wevelgem pour tenter de ravir à Shaesta Waiz le record de précocité pour un vol en solitaire autour du monde effectué par une femme. Cette Américaine née en Afghanistan avait 30 ans lorsqu'elle effectua cet exploit en 2017. Le périple de la jeune Belge verra son petit avion s'arrêter dans une cinquantaine de pays et durera entre deux et trois mois. Comme l'explique son père Sam Rutherford, lui-même pilote, "le but de l'aventure consiste à rallier un point du globe à un autre en imaginant que l'on perce la terre d'un point à un autre comme on percerait une orange par son centre. Une des priorités en matière de timing consiste à pouvoir franchir le détroit de Béring, entre l'Alaska et la Sibérie orientale, avant l'hiver. Mais de nombreuses étapes sont encore à franchir d'ici là." L'avion ULM de type Shark de Zara Rutherford, qui peut atteindre une vitesse de croisière de 300 kilomètres par heure et possède une autonomie en carburant lui permettant de couvrir 600 kilomètres, en était au début de son épopée lorsqu'il s'est posé le 27 août sur une piste privée jouxtant l'aéroport JFK de New York. La jeune Belge, accueillie par une petite délégation belgo-britannique et par une équipe de télévision américaine, devait passer la nuit dans la capitale financière américaine avant de mettre le cap sur Jacksonville, en Floride. "L'accueil réservé à Zara à New York est assez exceptionnel, confiait alors son père. Dans la quasi-totalité des autres endroits où elle posera son appareil, il n'y aura pas de famille ou de proches pour la voir atterrir. Il n'est d'ailleurs pas certain, à l'heure actuelle, qu'il soit encore possible pour moi de la "réceptionner" sur un autre point du globe. Peut-être en Thaïlande..." Et Sam Rutherford d'ajouter: "Le but de son périple est de rencontrer un maximum de gens lors de ses arrêts successifs, par exemple en allant visiter des écoles, pour faire passer son message. Oui, les jeunes filles et les jeunes femmes sont capables de tout. Il faut juste oser."Zara Rutherford ne cache pas son plaisir d'être ainsi entourée et de sacrifier à la longue séance photographique réclamée par ses proches et autres officiels. "Il y a en Belgique toute une petite équipe, confie-t-elle, qui s'active à la logistique de mes déplacements, notamment pour organiser des atterrissages dans des coins aussi isolés qu'Anadyr dans l'extrême-Orient russe." Après un voyage aussi éprouvant, quelques semaines de repos attendent la jeune femme avant de devoir effectuer un choix d'études universitaires, "qui sera certainement dans le domaine scientifique ou de l'ingénierie", promet-elle. "D'ici là restent plusieurs dizaines d'étapes qui me permettront de boucler mon périple, et d'écouter une bonne dose de musique et de podcasts pour passer le temps en vol. Pas toujours facile d'être toute seule dans l'habitacle!", s'amuse la Belge.