"Le silence et l'indifférence affichés par le monde politique, le report sine die de toute perspective, ne peuvent plus durer", ont-ils dit.

Des artistes, des travailleurs de la culture, des associations socioculturelles et des collectifs et fédérations des arts et de la création ont dénoncé "l'inégalité de traitement flagrante" que leur secteur subit dans la gestion de la crise du coronavirus.

Répartis en spectateurs et en "performers", ils ont présenté un spectacle aux allures de cabaret, attirant les passants du centre-ville, pour rappeler que "la culture est un droit fondamental qui, comme l'accès aux soins, à l'éducation ou à la justice, ne peut être sacrifié sur l'autel des chiffres".

"Défendre la culture, c'est affirmer une vision du monde. C'est considérer que nous ne sommes pas que des êtres biologiques, et que les liens sociaux et la créativité sont nécessaires à la santé mentale", a affirmé le collectif d'artistes et de travailleurs du secteur culturel.

Comme déjà affirmé via une action similaire en juin et via une carte blanche dans la presse le 22 décembre, portée par 650 organisations, le collectif a clamé qu'il "n'est pas acceptable de traiter la culture comme une banale variable d'ajustement".

"La distinction entre "essentiel" et "non essentiel" est un simplisme économique qui renforce une société à plusieurs vitesses. C'est un choix idéologique qui doit cesser de guider les décisions politiques au risque de conséquences néfastes et irréversibles", a-t-il précisé.

"D'un point de vue sanitaire, les lieux culturels sont des endroits sûrs, soumis à des protocoles stricts, validés par des virologues, dont aucune étude n'a démontré qu'ils seraient propices à la propagation du virus... En tout cas pas plus que d'autres espaces de rassemblement qui, eux, sont en activité. Or, si la solidarité est l'un des maîtres-mots dans la gestion de cette crise, nous demandons qu'elle s'applique entre les différents secteurs, afin de répartir le poids des mesures sur l'ensemble de la société, et de permettre à tous de fonctionner, même en régime réduit et pourquoi pas à tour de rôle", a déclaré le collectif.

"Le silence et l'indifférence affichés par le monde politique, le report sine die de toute perspective, ne peuvent plus durer", ont-ils dit. Des artistes, des travailleurs de la culture, des associations socioculturelles et des collectifs et fédérations des arts et de la création ont dénoncé "l'inégalité de traitement flagrante" que leur secteur subit dans la gestion de la crise du coronavirus. Répartis en spectateurs et en "performers", ils ont présenté un spectacle aux allures de cabaret, attirant les passants du centre-ville, pour rappeler que "la culture est un droit fondamental qui, comme l'accès aux soins, à l'éducation ou à la justice, ne peut être sacrifié sur l'autel des chiffres". "Défendre la culture, c'est affirmer une vision du monde. C'est considérer que nous ne sommes pas que des êtres biologiques, et que les liens sociaux et la créativité sont nécessaires à la santé mentale", a affirmé le collectif d'artistes et de travailleurs du secteur culturel. Comme déjà affirmé via une action similaire en juin et via une carte blanche dans la presse le 22 décembre, portée par 650 organisations, le collectif a clamé qu'il "n'est pas acceptable de traiter la culture comme une banale variable d'ajustement". "La distinction entre "essentiel" et "non essentiel" est un simplisme économique qui renforce une société à plusieurs vitesses. C'est un choix idéologique qui doit cesser de guider les décisions politiques au risque de conséquences néfastes et irréversibles", a-t-il précisé. "D'un point de vue sanitaire, les lieux culturels sont des endroits sûrs, soumis à des protocoles stricts, validés par des virologues, dont aucune étude n'a démontré qu'ils seraient propices à la propagation du virus... En tout cas pas plus que d'autres espaces de rassemblement qui, eux, sont en activité. Or, si la solidarité est l'un des maîtres-mots dans la gestion de cette crise, nous demandons qu'elle s'applique entre les différents secteurs, afin de répartir le poids des mesures sur l'ensemble de la société, et de permettre à tous de fonctionner, même en régime réduit et pourquoi pas à tour de rôle", a déclaré le collectif.