Notre vie entière est faite de communication. Se faire comprendre ou comprendre les autres est tant une source de plaisir que de tensions. Le contexte, le bagage culturel et historique, la langue... sont en effet autant de clés de compréhension mutuelle. Dans ce cadre, le socle éducatif occupe une place centrale. C'est à l'école que les enfants apprennent, dès le plus jeune âge, à s'exprimer et à s'ouvrir au monde.

A bientôt 200 ans, notre Belgique est composée de quelque 11.431.406 personnes, aux histoires aussi riches que variées, et s'articule autour de trois langues nationales. Or, leur apprentissage n'est pas toujours une évidence. Réfléchir à leur ancrage dans toutes les écoles du pays est pourtant un vecteur de cohésion dans le cadre de l'avenir de la Belgique. Et celle-ci ne peut exister que si on multiplie les ponts entre les communautés.

Prenons le cas du néerlandais : aujourd'hui, nombreuses sont les écoles qui enseignent le néerlandais dès la primaire, c'est notamment le cas des écoles bruxelloises. Cependant, en Wallonie, certains élèves n'ont leur premier cours de néerlandais qu'en secondaire et d'autres n'ont jamais suivi un cours de néerlandais de tout leur cursus. C'est la raison pour laquelle les écologistes souhaitent introduire l'apprentissage du néerlandais dès la 3ème primaire.

Bien sûr, tous les défis que doit relever notre pays ne seront pas résolus avec des cours de langue. Mais il est certain qu'une ouverture vers la langue de l'autre permet des contacts plus riches, ouvre des perspectives culturelles, crée un sentiment d'appartenance à la société. Les langues font partie des éléments indispensables à l'exercice et à la compréhension de la démocratie, et de la rencontre de l'autre.

Alors que certains persistent à vouloir résoudre la situation belge à coup de grands concepts abstraits, tels 'réforme de l'Etat', 'régionalisme', 'fédéralisme', 'séparatisme'... les écologistes partent ici des réalités du terrain et des bases de la communication. C'est également le sens de leur proposition de créer une circonscription fédérale, afin que chaque belge puisse voter pour un·e candidat·e d'une autre région.

La devise de la Belgique, "L'union fait la force" n'a jamais pris autant de sens qu'aujourd'hui. Les populismes secouent nos démocraties. Les défis climatiques et environnementaux ne connaissent pas de frontières. Nos mécanismes de solidarité sont régulièrement questionnés. Et notre économie doit effectuer sa mue. Notre Belgique aura bientôt 200 ans et nous, écologistes, y tenons à notre pays complexe et attachant. Nous y croyons. Ça a l'air d'un slogan mais ça ne l'est pas : nous voulons un plan B comme Belgique... et B comme bilingue.

Rajae Maouane et Jean-Marc-Nollet, coprésidents Ecolo

Notre vie entière est faite de communication. Se faire comprendre ou comprendre les autres est tant une source de plaisir que de tensions. Le contexte, le bagage culturel et historique, la langue... sont en effet autant de clés de compréhension mutuelle. Dans ce cadre, le socle éducatif occupe une place centrale. C'est à l'école que les enfants apprennent, dès le plus jeune âge, à s'exprimer et à s'ouvrir au monde. A bientôt 200 ans, notre Belgique est composée de quelque 11.431.406 personnes, aux histoires aussi riches que variées, et s'articule autour de trois langues nationales. Or, leur apprentissage n'est pas toujours une évidence. Réfléchir à leur ancrage dans toutes les écoles du pays est pourtant un vecteur de cohésion dans le cadre de l'avenir de la Belgique. Et celle-ci ne peut exister que si on multiplie les ponts entre les communautés. Prenons le cas du néerlandais : aujourd'hui, nombreuses sont les écoles qui enseignent le néerlandais dès la primaire, c'est notamment le cas des écoles bruxelloises. Cependant, en Wallonie, certains élèves n'ont leur premier cours de néerlandais qu'en secondaire et d'autres n'ont jamais suivi un cours de néerlandais de tout leur cursus. C'est la raison pour laquelle les écologistes souhaitent introduire l'apprentissage du néerlandais dès la 3ème primaire. Bien sûr, tous les défis que doit relever notre pays ne seront pas résolus avec des cours de langue. Mais il est certain qu'une ouverture vers la langue de l'autre permet des contacts plus riches, ouvre des perspectives culturelles, crée un sentiment d'appartenance à la société. Les langues font partie des éléments indispensables à l'exercice et à la compréhension de la démocratie, et de la rencontre de l'autre. Alors que certains persistent à vouloir résoudre la situation belge à coup de grands concepts abstraits, tels 'réforme de l'Etat', 'régionalisme', 'fédéralisme', 'séparatisme'... les écologistes partent ici des réalités du terrain et des bases de la communication. C'est également le sens de leur proposition de créer une circonscription fédérale, afin que chaque belge puisse voter pour un·e candidat·e d'une autre région. La devise de la Belgique, "L'union fait la force" n'a jamais pris autant de sens qu'aujourd'hui. Les populismes secouent nos démocraties. Les défis climatiques et environnementaux ne connaissent pas de frontières. Nos mécanismes de solidarité sont régulièrement questionnés. Et notre économie doit effectuer sa mue. Notre Belgique aura bientôt 200 ans et nous, écologistes, y tenons à notre pays complexe et attachant. Nous y croyons. Ça a l'air d'un slogan mais ça ne l'est pas : nous voulons un plan B comme Belgique... et B comme bilingue. Rajae Maouane et Jean-Marc-Nollet, coprésidents Ecolo