Planckendael est le seul parc animalier en Belgique à détenir ces singes menacés d'extinction. Il est également le coordinateur européen de leur programme d'élevage. C'est donc lui qui décide pour tous les parcs animaliers quels bonobos peuvent s'accoupler en vue d'une reproduction.

"Dans les années 90, on ne savait quasiment rien sur les bonobos", explique la directrice zoologique Linda Van Elsacker. Ils se rencontrent uniquement au sud du fleuve Congo. On n'y recense plus que 15.000 à 50.000 espèces.

Dans le nouvel enclos, les visiteurs sont plongés comme des scientifiques en expédition dans la jungle congolaise, ce que font régulièrement les chercheurs de Planckendael.

L'espace va également permettre au parc de développer durablement le groupe. "Il y a de la place pour 25 singes", précise le conservateur des mammifères Matthias Papies. "Une mère et sa fille viendront d'un autre parc à l'automne. Nous aurons donc 15 bonobos au total."

Les singes ont désormais aussi plus d'espace à l'intérieur. Ils ont ainsi le choix entre sept lieux différents, en plus de l'île extérieure.

"Le nouvel enclos dispose d'installations dernier cri et autorise la recherche que nous ne pouvions mener dans l'ancien bâtiment et qui est impossible à réaliser dans la nature. Et plus il y a d'animaux, plus l'échantillon scientifique a de la valeur", conclut Zjef Pereboom, responsable de la recherche et de la conservation de la nature. Plus de 15 bébés sont déjà nés au zoo Planckendael.