Combien ? Non mais franchement, combien, à la fin ? Tout, tout, tout, Yoleen Van Camp (N-VA) veut tout savoir sur ce que nous coûte la migration : à la (grosse) louche, 800 millions d'euros par an, a-t-elle lu un jour dans le journal.

La députée fédérale s'impatiente. Alors cette étude commandée à la Banque nationale, on en est où ? Le timing sera respecté au moins ? On pourra enfin savoir cet été, comme prévu ? Savoir ce que le contribuable dépense pour payer le personnel affecté à l'accueil des demandeurs d'asile, pour financer le traitement de la demande d'asile, pour assurer l'accueil dans les centres ouverts et fermés, pour verser les primes liées au programme Retour et Emigration des demandeurs d'asile de Belgique, pour organiser les vols y compris le transport accompagné jusqu'à l'avion, pour intégrer les étrangers qui ont obtenu un droit de séjour, pour payer les revenus d'intégration et autres prestations sociales en tous genres, sans oublier les logiciels qu'il faut mobiliser pour relever ce défi de tout évidence coûteux.

La totale, quoi. Alors, monsieur le ministre des Finances ? Au rapport, Alexander De Croo (Open VLD), ce mardi en commission des Finances de la Chambre. "L'analyse se concentrera essentiellement sur les effets de la migration sur le marché du travail et les finances publiques, à savoir les montants que les particuliers paient à l'Etat et en perçoivent", a dit en substance le ministre. Tout sera bien détaillé dans des tas de tableaux et bien rangé par catégories (origine, âge, nationalité, durée du séjour en Belgique, etc.) mais il ne faut pas non plus demander à la Banque nationale ce qu'elle ne peut offrir : "eu égard à son expertise, l'étude se situera dans une large perspective macroéconomique". Voilà, ce sera tout.

Là, il a déçu, Alexander De Croo. Fort déçu. "Si je comprends bien, le gros de mes questions n'est pas abordé par l'étude puisqu'elle ne portera que sur l'effet sur le marché du travail. Vraisemblablement, il sera surtout question du taux d'activité de ceux qui ont obtenu le droit de séjour", s'est désolée l'élue N-VA. Ca, c'est trop facile et c'est pas du jeu. Le ministre s'en est facilement tiré : c'est pas de sa faute, c'est son prédécesseur qui a chargé la Banque nationale de cette vision réductrice et policée du coût de la migration qui ne fera visiblement pas le bonheur de la N-VA (et de son électorat). Il faudra que mevrouw Van Camp aille dire deux mots à ce prédécesseur : Johan Van Overtveldt. N-VA.

Combien ? Non mais franchement, combien, à la fin ? Tout, tout, tout, Yoleen Van Camp (N-VA) veut tout savoir sur ce que nous coûte la migration : à la (grosse) louche, 800 millions d'euros par an, a-t-elle lu un jour dans le journal.La députée fédérale s'impatiente. Alors cette étude commandée à la Banque nationale, on en est où ? Le timing sera respecté au moins ? On pourra enfin savoir cet été, comme prévu ? Savoir ce que le contribuable dépense pour payer le personnel affecté à l'accueil des demandeurs d'asile, pour financer le traitement de la demande d'asile, pour assurer l'accueil dans les centres ouverts et fermés, pour verser les primes liées au programme Retour et Emigration des demandeurs d'asile de Belgique, pour organiser les vols y compris le transport accompagné jusqu'à l'avion, pour intégrer les étrangers qui ont obtenu un droit de séjour, pour payer les revenus d'intégration et autres prestations sociales en tous genres, sans oublier les logiciels qu'il faut mobiliser pour relever ce défi de tout évidence coûteux.La totale, quoi. Alors, monsieur le ministre des Finances ? Au rapport, Alexander De Croo (Open VLD), ce mardi en commission des Finances de la Chambre. "L'analyse se concentrera essentiellement sur les effets de la migration sur le marché du travail et les finances publiques, à savoir les montants que les particuliers paient à l'Etat et en perçoivent", a dit en substance le ministre. Tout sera bien détaillé dans des tas de tableaux et bien rangé par catégories (origine, âge, nationalité, durée du séjour en Belgique, etc.) mais il ne faut pas non plus demander à la Banque nationale ce qu'elle ne peut offrir : "eu égard à son expertise, l'étude se situera dans une large perspective macroéconomique". Voilà, ce sera tout.Là, il a déçu, Alexander De Croo. Fort déçu. "Si je comprends bien, le gros de mes questions n'est pas abordé par l'étude puisqu'elle ne portera que sur l'effet sur le marché du travail. Vraisemblablement, il sera surtout question du taux d'activité de ceux qui ont obtenu le droit de séjour", s'est désolée l'élue N-VA. Ca, c'est trop facile et c'est pas du jeu. Le ministre s'en est facilement tiré : c'est pas de sa faute, c'est son prédécesseur qui a chargé la Banque nationale de cette vision réductrice et policée du coût de la migration qui ne fera visiblement pas le bonheur de la N-VA (et de son électorat). Il faudra que mevrouw Van Camp aille dire deux mots à ce prédécesseur : Johan Van Overtveldt. N-VA.