Une pause de Pâques. C'est le terme utilisé par Alexander De Croo pour qualifier ce reconfinement qui ne dit pas son nom. Et si le terme n'a pas été utilisé, c'est que malgré la sévérité des mesures annoncées, quelques libertés ont été sauvegardées, comme la possibilité de se déplacer à l'intérieur du pays, et que l'heure du couvre-feu n'a pas été avancée.

Mais pour le reste, le train de mesures a bel et bien la couleur et le goût du lockdown. Zeste de compromis en bonus. On ferme les écoles, mais pas les maternelles. On ferme les commerces mais on autorise le shopping sur rendez-vous.

Un compromis qui clairement ne convient pas à grand monde.

Certainement pas à la population que l'on sait lasse et à bout. Mais qui aurait été prête à consentir un sprint final. Or, le "printemps en terrasse" a désormais cédé la place à un "été l'esprit plus léger". A une course d'endurance, plus à un sprint.

Qui ne plait visiblement pas aux partenaires de la majorité, non plus. On dit les libéraux francophones fous furieux. On les savait soucieux de soutenir coûte que coûte leur base électorale. Ils n'ont pas obtenu gain de cause.

Pas de soutien non plus du côté des écoles, saturées d'être la variable d'ajustement permanente.

Que dire des commerçants? Des métiers de contact? Ou de l'horeca et de la culture, dont on ne parle même plus.

Ce confinement Canaday Dry est surtout le constat d'un triple échec, celui de la stratégie suivie depuis des mois: tester, isoler, vacciner. Comment améliorer le testing notamment dans les entreprises? Qui va le faire? Avec quels moyens? Comme assurer le suivi des personnes en quarantaine? Quelle stratégie sera mise en place pour accélérer la campagne de vaccination?

Ce mercredi de pré-lockdown, on attendait toujours les réponses à ces questions.

Une pause de Pâques. C'est le terme utilisé par Alexander De Croo pour qualifier ce reconfinement qui ne dit pas son nom. Et si le terme n'a pas été utilisé, c'est que malgré la sévérité des mesures annoncées, quelques libertés ont été sauvegardées, comme la possibilité de se déplacer à l'intérieur du pays, et que l'heure du couvre-feu n'a pas été avancée.Mais pour le reste, le train de mesures a bel et bien la couleur et le goût du lockdown. Zeste de compromis en bonus. On ferme les écoles, mais pas les maternelles. On ferme les commerces mais on autorise le shopping sur rendez-vous.Un compromis qui clairement ne convient pas à grand monde.Certainement pas à la population que l'on sait lasse et à bout. Mais qui aurait été prête à consentir un sprint final. Or, le "printemps en terrasse" a désormais cédé la place à un "été l'esprit plus léger". A une course d'endurance, plus à un sprint. Qui ne plait visiblement pas aux partenaires de la majorité, non plus. On dit les libéraux francophones fous furieux. On les savait soucieux de soutenir coûte que coûte leur base électorale. Ils n'ont pas obtenu gain de cause. Pas de soutien non plus du côté des écoles, saturées d'être la variable d'ajustement permanente.Que dire des commerçants? Des métiers de contact? Ou de l'horeca et de la culture, dont on ne parle même plus.Ce confinement Canaday Dry est surtout le constat d'un triple échec, celui de la stratégie suivie depuis des mois: tester, isoler, vacciner. Comment améliorer le testing notamment dans les entreprises? Qui va le faire? Avec quels moyens? Comme assurer le suivi des personnes en quarantaine? Quelle stratégie sera mise en place pour accélérer la campagne de vaccination? Ce mercredi de pré-lockdown, on attendait toujours les réponses à ces questions.