Son nom est Joren Vermeersch. Il ne vous dira rien et c'est normal: l'homme n'est pas à proprement parler une figure médiatique. Il est pourtant l'illustration du cours identitaire que continue à suivre la N-VA, en Flandre, et la place prépondérante que Theo Francken continue à occuper en son sein.
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Son nom est Joren Vermeersch. Il ne vous dira rien et c'est normal: l'homme n'est pas à proprement parler une figure médiatique. Il est pourtant l'illustration du cours identitaire que continue à suivre la N-VA, en Flandre, et la place prépondérante que Theo Francken continue à occuper en son sein.Joren Vermeersch est en effet le nouvel idéologue du parti, du moins celui qui écrit les discours et nourrit la ligne car le président Bart De Wever reste, bien sûr, le guide suprême. Pour l'instant du moins. Le nouveau venu au siège du parti, rue Royale à Bruxelles, remplace Joachim Pohlmann (qui disposait aussi du rôle de porte-parole), parti auprès du ministre-président Jan Jambon.Avec Joren Vermeersch, il est peu probable que la N-VA change de profil, estime De Standaard : l'immigration restera un thème majeur et la question identitaire sera centrale. Ce n'est guère étonnant, telle est la ligne tracée par Bart De Wever qui avait publié un essai l'zn dernier à ce sujet, Over Identiteit. De nombreuses contributions publiées par Joren Vermeersch sur le site Doorbraak, qui accueille les contributions du Mouvement flamand, démontrent son profil aiguisé sur la question et une critique vive des positions socialistes sur le monde : ceux-ci doivent choisir entre la sécurité sociale et les frontières ouvertes. Voilà les futurs négociateurs d'un gouvernement prévenus.Le parcours du nouveau nommé est par ailleurs instructif : il a commencé sa carrière auprès d'un ami de son père, Jean-Marie De Decker, ancien entraîneur de l'équipe national de judo devenu un parlementaire au profil ultre-libéral/identitaire. Surtout, il l'a poursuivie auprès de Theo Francken. Joren Vermeersch l'appréciait au parlement, lui a téléphoné pour proposer ses services quand il est devenu secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration. C'est lui qui a coécrit le livre de Francken, 'Continent sans frontières', lui encore qui a nourri la fronde contre le Pacte des migrations de Marrakech, à la source de la chute du gouvernement Michel avec le départ de la N-VA.Certains analysent déjà sa venue comme la promesse d'une probable radicalisation de la N-VA, menacée sur sa droite extrême par le Vlaams Belang en Flandre. Elle pourrait augurer, aussi, de la nomination de Theo Francken à la tête du parti si Bart De Wever devenait ministre. Pour un duo de l'eau et du feu, un peu comme celui formé par Sophie Wilmès et Georges-Louis Bouchez au MR.