Les experts du GEMS se trouvent devant une mission ardue : ils doivent trouver un moyen pour se débarrasser pour de bon du coronavirus. Pour y parvenir, et pour éviter des frustrations de part et d'autre, ils souhaitent introduire un système dans lequel ce sont les experts qui déterminent les risques de tel ou tel assouplissement, mais ce seraient aux politiciens d'endosser la responsabilité de la mise en oeuvre effective de cet assouplissement. Ce plan devrait être prêt d'ici mardi et rendu public vendredi prochain, mais plusieurs des parties prenantes en ont déjà partagé quelques grandes lignes, dans les quotidiens Het Nieuwsblad et Gazet van Antwerpen ve...

Les experts du GEMS se trouvent devant une mission ardue : ils doivent trouver un moyen pour se débarrasser pour de bon du coronavirus. Pour y parvenir, et pour éviter des frustrations de part et d'autre, ils souhaitent introduire un système dans lequel ce sont les experts qui déterminent les risques de tel ou tel assouplissement, mais ce seraient aux politiciens d'endosser la responsabilité de la mise en oeuvre effective de cet assouplissement. Ce plan devrait être prêt d'ici mardi et rendu public vendredi prochain, mais plusieurs des parties prenantes en ont déjà partagé quelques grandes lignes, dans les quotidiens Het Nieuwsblad et Gazet van Antwerpen vendredi. Tout se concentre sur une sorte de "menu" à la carte mis au point par les experts. Avec un score associé à chaque assouplissement des mesures. Ce score est le "prix" à payer en cas de mise en oeuvre. En d'autres termes, ce sera un score épidémiologique qui permettra d'estimer le risque de l'assouplissement en question. Il n'est par contre pas encore clair si ce score est un nombre ou un code de couleur.Attribuer un score à chaque mesure possible est un travail de titan, mais semble en phase de finalisation. Les experts vont devoir déterminer, par exemple, que vaut un contact rapproché supplémentaire pour chaque Belge, la possibilité de voir des contacts supplémentaires en plein air, ou un retour en présentiel à temps plein pour les écoles secondaires ? Ou encore l'ouverture de l'horeca ou des voyages à l'étranger ? Ce sont les chiffres du covid et le taux de vaccination qui déterminent le "budget" que les politiciens peuvent consacrer à l'assouplissement. Ou, pour utiliser une image, on peut le voir comme un gâteau avec différentes parts. Et au plus les chiffres seront bons, au plus le gâteau sera gros. On peut comparer ça à une séance de shopping : les experts du GEMS déterminent ce que l'on peut trouver dans le magasin et combien cela coûte. Les politiciens choisissent ce qu'ils vont acheter.Ce seraient donc aux experts de suggérer quel serait le budget maximum disponible, soit un "budget de contact pour la société dans son ensemble", mais ce seraient aux politiciens à déterminer ce à quoi ils veulent l'attribuer. Ce sera donc à eux de fixer leurs propres priorités : optent-ils pour un assouplissement majeur comme la réouverture des restaurants, ou optent-ils pour divers petits assouplissements comme l'autorisation de pratiquer en groupe des sports en plein air? Désormais, cela deviendrait un choix politique, puisque les membres politiques du Comité consultatif ont le dernier mot. Et cela devrait aussi permettre de mettre un terme aux chamailleries entre politiciens et experts sur les décisions prises.Selon Het Nieuwsblad, ce système donne également aux groupes de pression et autres organisations une chance de faire entendre leur voix. Par exemple en proposant un protocole de fonctionnement très strict qui permettrait de réduire le "coût" d'un assouplissement. Le principe d'un budget de contact permet aussi d'offrir plus de transparence et de mieux expliquer pourquoi un plus grand assouplissement n'est pas encore possible. Ce nouveau plan va-t-il permettre d'assouplir dès vendredi prochain ? Si on n'annonce toujours pas l'ouverture de l'horeca, il n'est pas impossible d'espérer quelques assouplissements