L'"incroyable découverte", annoncée mardi, est à mettre à l'actif de l'Institut royal du patrimoine artistique (Irpa), aidé par des experts internationaux des peintres Jacob Jordaens et Antoon Van Dyck. Le tableau date de 1617 ou 1618, quand Jordaens (1593-1678) est tout juste âgé de 25 ans, selon l'Irpa. Son authentification, à l'occasion d'un inventaire des biens culturels de la commune bruxelloise de Saint-Gilles, a notamment été permise par une recherche de dendrochronologie, permettant de dater précisément la pièce de bois utilisée par le peintre et sa provenance.

Le même arbre a servi à Van Dyck, autre disciple de Rubens, avec lequel Jordaens "a très probablement travaillé" dans l'atelier du maître anversois au même moment, a expliqué l'historien de l'art Constantin Pion, qui a contribué à la découverte. Sur ce tableau aux tons rouge, bleu et ocre, jauni par le temps et qui va être restauré--, figure l'enfant Jésus, entouré de Joseph, Marie et de la mère de celle-ci, Sainte-Anne. Une composition que Jordaens réutilisera --avec des variantes-- dans trois autres tableaux conservés au Metropolitan Museum de New York, à l'Ermitage de Saint-Pétersbourg et l'Alte Pinakothek de Munich, a précisé l'Irpa dans un communiqué.

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Avec ce chef-d'oeuvre retrouvé en Belgique, "on a un peu la matrice de ce qu'il fera plus tard, ça va permettre de mieux connaître les versions successives" de la Sainte Famille, a affirmé à l'AFP Pierre Dejemeppe, expert du Patrimoine à Saint-Gilles.

C'est dans un bureau de l'Hôtel de ville de la commune que le Jordaens était accroché depuis les années 1960, sans que personne n'imagine qu'il s'agissait d'une oeuvre majeure.

"Il était à cinq mètres de hauteur, et pour tout le monde c'était une copie, évidemment pas un original", a-t-on expliqué au service Culture de la ville.

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Edifice monumental bâti autour de 1905 et classé au patrimoine, cet Hôtel de ville abrite quantité d'oeuvres d'art, pour la plupart léguées par le peintre et collectionneur Léopold Speeckaert au début du XXe siècle. Un inventaire n'a été entrepris qu'en 2019. Après sa restauration par les spécialistes de l'Irpa, le tableau sera exposé "fin 2021" aux Musées royaux des Beaux-arts de Belgique, à Bruxelles. L'institution promet de le placer "au coeur d'une des plus importantes collections de Jordaens au monde".

L'"incroyable découverte", annoncée mardi, est à mettre à l'actif de l'Institut royal du patrimoine artistique (Irpa), aidé par des experts internationaux des peintres Jacob Jordaens et Antoon Van Dyck. Le tableau date de 1617 ou 1618, quand Jordaens (1593-1678) est tout juste âgé de 25 ans, selon l'Irpa. Son authentification, à l'occasion d'un inventaire des biens culturels de la commune bruxelloise de Saint-Gilles, a notamment été permise par une recherche de dendrochronologie, permettant de dater précisément la pièce de bois utilisée par le peintre et sa provenance.Le même arbre a servi à Van Dyck, autre disciple de Rubens, avec lequel Jordaens "a très probablement travaillé" dans l'atelier du maître anversois au même moment, a expliqué l'historien de l'art Constantin Pion, qui a contribué à la découverte. Sur ce tableau aux tons rouge, bleu et ocre, jauni par le temps et qui va être restauré--, figure l'enfant Jésus, entouré de Joseph, Marie et de la mère de celle-ci, Sainte-Anne. Une composition que Jordaens réutilisera --avec des variantes-- dans trois autres tableaux conservés au Metropolitan Museum de New York, à l'Ermitage de Saint-Pétersbourg et l'Alte Pinakothek de Munich, a précisé l'Irpa dans un communiqué.Avec ce chef-d'oeuvre retrouvé en Belgique, "on a un peu la matrice de ce qu'il fera plus tard, ça va permettre de mieux connaître les versions successives" de la Sainte Famille, a affirmé à l'AFP Pierre Dejemeppe, expert du Patrimoine à Saint-Gilles.C'est dans un bureau de l'Hôtel de ville de la commune que le Jordaens était accroché depuis les années 1960, sans que personne n'imagine qu'il s'agissait d'une oeuvre majeure."Il était à cinq mètres de hauteur, et pour tout le monde c'était une copie, évidemment pas un original", a-t-on expliqué au service Culture de la ville.Edifice monumental bâti autour de 1905 et classé au patrimoine, cet Hôtel de ville abrite quantité d'oeuvres d'art, pour la plupart léguées par le peintre et collectionneur Léopold Speeckaert au début du XXe siècle. Un inventaire n'a été entrepris qu'en 2019. Après sa restauration par les spécialistes de l'Irpa, le tableau sera exposé "fin 2021" aux Musées royaux des Beaux-arts de Belgique, à Bruxelles. L'institution promet de le placer "au coeur d'une des plus importantes collections de Jordaens au monde".