"Contrôler ce que font les assureurs est compréhensible et légitime", a réagi le porte-parole Wauthier Robyns sur la VRT-Radio. "Mais nous sommes également soumis à certaines règles", a-t-il rappelé.

Maggie De Block n'a pas ménagé ses critiques contre les assureurs mercredi au parlement. Selon elle, il est "anormal" et "inacceptable" qu'un an après les attentats, moins de quinze pour cent des sinistres estimés aient été dédommagés et seulement dix-huit pour cent des dossiers clôturés. "Les assureurs laissent tomber les victimes", a-t-elle dénoncé.

Jeudi, Assuralia demande de la compréhension dans la manière d'appréhender la situation. Certains dossiers sont faciles à résoudre, par exemple le règlement des assurances-vies. "Les dossiers pendants sont ceux de personnes souffrant de blessures très sérieuses. Là, il est possible de démarrer avec des provisions mais il va falloir continuer à payer", a précisé le porte-parole. "Pour d'autres victimes, l'argent pourra être libéré en fonction de leur réaction aux traitements médicaux ou de leur revalidation".

Les pourcentages de remboursement et les dossiers clôturés sont en hausse, a encore indiqué M. Robyns. "Mais pour certains postes, les derniers centimes ne peuvent être versés qu'après un certain temps, à savoir quand la situation médicale de la victime est définitivement connue. Dans certains cas, cela peut durer des mois voire des années".

La ministre De Block ne s'est pas montrée convaincue par cette réaction. Les victimes qui viennent la trouver ne sont pas spécialement celles qui souffrent de blessures graves. "J'admets que la situation doit être consolidée. Mais quelqu'un qui fait face à une amputation doit tout de même voir ses besoins pouvoir être rencontrés", a-t-elle dit. "Quand une jambe n'est plus là, elle ne réapparaît pas dans cinq ans", a-t-elle insisté cyniquement, estimant que "ces gens doivent pouvoir être dédommagés, une prothèse coûte extrêmement cher".

La ministre Open Vld avait formulé ses critiques contre les assureurs mercredi après avoir été apostrophée par les associations de victimes qui s'en sont prises à son projet de loi relatif au statut des victimes. Ces associations estime que le projet ne va pas assez loin. Elles craignent en outre de lourdes tracasseries administratives et ne voient pas la plus-value par rapport à ce qu'elles sont en droit d'attendre des assureurs. Les victimes estiment que le gouvernement ne les a pas suffisamment prises en compte. Elles demandent à pouvoir être entendues par le parlement.

"Contrôler ce que font les assureurs est compréhensible et légitime", a réagi le porte-parole Wauthier Robyns sur la VRT-Radio. "Mais nous sommes également soumis à certaines règles", a-t-il rappelé. Maggie De Block n'a pas ménagé ses critiques contre les assureurs mercredi au parlement. Selon elle, il est "anormal" et "inacceptable" qu'un an après les attentats, moins de quinze pour cent des sinistres estimés aient été dédommagés et seulement dix-huit pour cent des dossiers clôturés. "Les assureurs laissent tomber les victimes", a-t-elle dénoncé. Jeudi, Assuralia demande de la compréhension dans la manière d'appréhender la situation. Certains dossiers sont faciles à résoudre, par exemple le règlement des assurances-vies. "Les dossiers pendants sont ceux de personnes souffrant de blessures très sérieuses. Là, il est possible de démarrer avec des provisions mais il va falloir continuer à payer", a précisé le porte-parole. "Pour d'autres victimes, l'argent pourra être libéré en fonction de leur réaction aux traitements médicaux ou de leur revalidation". Les pourcentages de remboursement et les dossiers clôturés sont en hausse, a encore indiqué M. Robyns. "Mais pour certains postes, les derniers centimes ne peuvent être versés qu'après un certain temps, à savoir quand la situation médicale de la victime est définitivement connue. Dans certains cas, cela peut durer des mois voire des années". La ministre De Block ne s'est pas montrée convaincue par cette réaction. Les victimes qui viennent la trouver ne sont pas spécialement celles qui souffrent de blessures graves. "J'admets que la situation doit être consolidée. Mais quelqu'un qui fait face à une amputation doit tout de même voir ses besoins pouvoir être rencontrés", a-t-elle dit. "Quand une jambe n'est plus là, elle ne réapparaît pas dans cinq ans", a-t-elle insisté cyniquement, estimant que "ces gens doivent pouvoir être dédommagés, une prothèse coûte extrêmement cher". La ministre Open Vld avait formulé ses critiques contre les assureurs mercredi après avoir été apostrophée par les associations de victimes qui s'en sont prises à son projet de loi relatif au statut des victimes. Ces associations estime que le projet ne va pas assez loin. Elles craignent en outre de lourdes tracasseries administratives et ne voient pas la plus-value par rapport à ce qu'elles sont en droit d'attendre des assureurs. Les victimes estiment que le gouvernement ne les a pas suffisamment prises en compte. Elles demandent à pouvoir être entendues par le parlement.