M. Darmanin a appelé samedi le gouvernement britannique à "tenir sa promesse" de financement pour lutter contre le trafic migratoire sur les côtes françaises et appelé à la négociation d'un traité sur le sujet entre Londres et l'Union européenne. Il a au passage, lors d'un déplacement à Loon-Plage (Nord de la France), où les migrants tentent chaque jour de traverser la Manche pour rallier l'Angleterre, affirmé que "50% des migrants qui veulent traverser depuis Calais et Dunkerque viennent de Belgique".

Au cabinet de M. Mahdi (CD&V), on répondait dimanche que la plupart de ces migrants ont franchi les frontières extérieures de l'UE en entament leur progression depuis la Grèce ou l'Espagne.

D'où l'importance d'une approche européenne, a-t-on souligné de même source en plaidant pour un renforcement des contrôles aux frontières de l'UE et d'un screening général des (trans)migrants.

M. Darmanin a annoncé samedi avoir demandé au préfet "des effectifs de contrôle tout le long de la frontière belge, le long du département du Nord jusqu'au sud de Valenciennes, pour pouvoir interpeller passeurs et personnes migrantes qui veulent partir de Belgique pour arriver dans le nord de la France, afin de tarir la source".

Selon lui, cette stratégie a fait ses preuves, depuis un mois qu'elle est en place. "On a doublé le nombre de passeurs interpellés, 180 rien que pour le mois de septembre et doublé le nombre de migrants, passé de 1.800 à 4.000. On demande à nos amis belges de faire le même travail de leur côté", avait-il déclaré samedi.

Un hélicoptère belge utilisé pour secourir des migrants au large des côtes françaises

Dimanche après-midi, un hélicoptère NH90 a été déployé depuis la base aérienne de Coxyde pour une opération de sauvetage au large des côtes françaises. Les autorités françaises ont fait appel à l'hélicoptère belge pour rechercher un canot en train de couler avec 38 migrants à bord. Ils ont tous été sauvés.

Le NH90 de la 40e escadrille SAR de Coxyde a été mobilisé "à la demande des autorités françaises", selon la Défense, pour effectuer une recherche dans la Manche entre la France et l'Angleterre. Un canot avec 38 migrants à bord avait fait naufrage. Deux personnes disparues ont aussi été retrouvées sur une bouée à dix milles des côtes françaises. Ils ont été récupérés et transportés à l'hôpital de Calais. Une heure et demie plus tard, le canot, qui était déjà dans les eaux anglaises, a également été retrouvé. Dix personnes étaient à l'eau. Un navire de la marine française leur a porté secours et l'hélicoptère belge a récupéré cinq autres noyés. Toutes les personnes à bord ont finalement été secourues. La plupart souffraient de grave hypothermie.

Un millier de migrants secourus ou interceptés en Manche par le Royaume-Uni

Le Royaume-Uni a secouru ou intercepté au total 1.115 migrants traversant la Manche à bord de petites embarcations vendredi et samedi, a indiqué dimanche le ministère britannique de l'Intérieur.

Samedi, les autorités britanniques ont récupéré 491 personnes lors de 17 opérations et 624 personnes lors de 23 opérations vendredi. Le ministère britannique de l'Intérieur affirme que les autorités françaises ont empêché 114 personnes de rejoindre les côtes anglaises samedi, 300 vendredi. Dans un communiqué, le commandant Dan O'Mahoney, chargé de la "menace clandestine" en Manche, a souligné la détermination du gouvernement britannique à lutter contre la "hausse inacceptable" de ces dangereuses traversées. "En collaboration avec la police et nos partenaires internationaux, plus de 300 arrestations et 65 condamnations ont été effectuées" et "nos efforts ciblés ont permis d'empêcher plus de 13.500 tentatives" de traversées depuis le début de l'année", a-t-il ajouté. Selon le décompte de l'agence de presse britannique PA (Press Association), plus de 17.000 migrants ont réussi depuis le début de l'année à faire la traversée jusqu'en Angleterre à bord de petites embarcations, soit plus du double du chiffre de l'ensemble de l'année 2020. Le sujet est régulièrement source de tensions entre Londres et Paris. Le gouvernement britannique a commencé à faire adopter un projet de loi controversé qui réforme le système d'asile et prévoit de durcir les sanctions, en portant à la prison à vie, contre 14 ans actuellement, la peine maximale encourue par les passeurs.

M. Darmanin a appelé samedi le gouvernement britannique à "tenir sa promesse" de financement pour lutter contre le trafic migratoire sur les côtes françaises et appelé à la négociation d'un traité sur le sujet entre Londres et l'Union européenne. Il a au passage, lors d'un déplacement à Loon-Plage (Nord de la France), où les migrants tentent chaque jour de traverser la Manche pour rallier l'Angleterre, affirmé que "50% des migrants qui veulent traverser depuis Calais et Dunkerque viennent de Belgique". Au cabinet de M. Mahdi (CD&V), on répondait dimanche que la plupart de ces migrants ont franchi les frontières extérieures de l'UE en entament leur progression depuis la Grèce ou l'Espagne. D'où l'importance d'une approche européenne, a-t-on souligné de même source en plaidant pour un renforcement des contrôles aux frontières de l'UE et d'un screening général des (trans)migrants. M. Darmanin a annoncé samedi avoir demandé au préfet "des effectifs de contrôle tout le long de la frontière belge, le long du département du Nord jusqu'au sud de Valenciennes, pour pouvoir interpeller passeurs et personnes migrantes qui veulent partir de Belgique pour arriver dans le nord de la France, afin de tarir la source". Selon lui, cette stratégie a fait ses preuves, depuis un mois qu'elle est en place. "On a doublé le nombre de passeurs interpellés, 180 rien que pour le mois de septembre et doublé le nombre de migrants, passé de 1.800 à 4.000. On demande à nos amis belges de faire le même travail de leur côté", avait-il déclaré samedi. Dimanche après-midi, un hélicoptère NH90 a été déployé depuis la base aérienne de Coxyde pour une opération de sauvetage au large des côtes françaises. Les autorités françaises ont fait appel à l'hélicoptère belge pour rechercher un canot en train de couler avec 38 migrants à bord. Ils ont tous été sauvés.Le NH90 de la 40e escadrille SAR de Coxyde a été mobilisé "à la demande des autorités françaises", selon la Défense, pour effectuer une recherche dans la Manche entre la France et l'Angleterre. Un canot avec 38 migrants à bord avait fait naufrage. Deux personnes disparues ont aussi été retrouvées sur une bouée à dix milles des côtes françaises. Ils ont été récupérés et transportés à l'hôpital de Calais. Une heure et demie plus tard, le canot, qui était déjà dans les eaux anglaises, a également été retrouvé. Dix personnes étaient à l'eau. Un navire de la marine française leur a porté secours et l'hélicoptère belge a récupéré cinq autres noyés. Toutes les personnes à bord ont finalement été secourues. La plupart souffraient de grave hypothermie.Le Royaume-Uni a secouru ou intercepté au total 1.115 migrants traversant la Manche à bord de petites embarcations vendredi et samedi, a indiqué dimanche le ministère britannique de l'Intérieur.Samedi, les autorités britanniques ont récupéré 491 personnes lors de 17 opérations et 624 personnes lors de 23 opérations vendredi. Le ministère britannique de l'Intérieur affirme que les autorités françaises ont empêché 114 personnes de rejoindre les côtes anglaises samedi, 300 vendredi. Dans un communiqué, le commandant Dan O'Mahoney, chargé de la "menace clandestine" en Manche, a souligné la détermination du gouvernement britannique à lutter contre la "hausse inacceptable" de ces dangereuses traversées. "En collaboration avec la police et nos partenaires internationaux, plus de 300 arrestations et 65 condamnations ont été effectuées" et "nos efforts ciblés ont permis d'empêcher plus de 13.500 tentatives" de traversées depuis le début de l'année", a-t-il ajouté. Selon le décompte de l'agence de presse britannique PA (Press Association), plus de 17.000 migrants ont réussi depuis le début de l'année à faire la traversée jusqu'en Angleterre à bord de petites embarcations, soit plus du double du chiffre de l'ensemble de l'année 2020. Le sujet est régulièrement source de tensions entre Londres et Paris. Le gouvernement britannique a commencé à faire adopter un projet de loi controversé qui réforme le système d'asile et prévoit de durcir les sanctions, en portant à la prison à vie, contre 14 ans actuellement, la peine maximale encourue par les passeurs.