Cette opération coordonnée par le parquet fédéral a été menée sous la direction de plusieurs juges d'instruction, en collaboration avec les procureurs du Roi de Mons-Tournai, Charleroi, Liège, Nivelles, Namur, Hal-Vilvorde, Bruxelles et Flandre occidentale. Les perquisitions ont été exécutées par 800 policiers issus des différentes polices judiciaires fédérales et de plusieurs zones de la police locale sous la coordination de la police judiciaire fédérale de Mons-Tournai.

Les armes concernées étaient notamment des armes de type "riot-gun", des armes semi-automatique, des armes de poing ou des armes de chasse. Les personnes visées sont suspectées d'avoir détenu ces armes sans autorisation.

Il est apparu dans plusieurs dossiers judiciaires antérieurs que des armes à feu détenues illégalement et saisies lors de perquisitions provenaient d'une armurerie située à Maubeuge, en France. Avec la coopération du parquet du procureur de la République d'Avesnes-sur-Helpe et la police française, la police judiciaire fédérale de Mons-Tournai a pu, grâce à différents registres, retracer l'achat de plusieurs centaines d'armes par des clients belges. Ces armes étaient souvent achetées sous le couvert d'une attestation de tir sportif en France mais ne permettant nullement une détention en Belgique.

Le parquet fédéral rappelle que toute détention d'arme à feu en Belgique nécessite à tout le moins une autorisation. Il en va de même pour l'importation de pareille arme. A défaut, les contrevenants s'exposent à un emprisonnement d'un mois à cinq ans et à une amende pouvant aller de 800 euros à 200.000 euros.