Plus de 250.000 jeunes Wallons et Bruxellois sont concernés par ce retour à 100% en présentiel décidé à la fin du mois dernier.

Destiné à n'être que provisoire, cet enseignement hybride -instauré fin octobre lors de la seconde vague pandémique- aura finalement été appliqué pendant plus de... 18 semaines, accroissant la démotivation des élèves, minant leur moral tout en creusant les inégalités sociales.

Attendu avec impatience, ce déconfinement de l'enseignement obligatoire ne signifie toutefois pas un assouplissement des règles sanitaires appliquées dans les classes qui vont à nouveau accueillir jusqu'à 24 adolescents simultanément.

Port du masque, usage de gel hydroalcoolique, respect des distances, cours de gym prioritairement en extérieur, limitation des activités extra-muros à une seule journée, etc., Tout cela reste en effet pleinement d'application.

Les écoles ont par ailleurs reçu de nouvelles consignes pour assurer une bonne aération des locaux. Les cours doivent ainsi se donner avec les fenêtres ouvertes et les classes doivent être aérées avant et après les cours, ainsi que durant les intercours, pour limiter les risques de contamination.

Inquiets de l'impossibilité d'appliquer ces règles dans certains établissements (où les fenêtres ne peuvent par exemple plus s'ouvrir pour cause de vétusté...), les syndicats enseignants ont annoncé qu'ils couvriraient toute action de leurs affiliés confrontés à une mauvaise gestion des risques.

Etant donné le long congé de l'Ascension qui arrive, cette semaine de reprise à 100% en présentiel ne sera en réalité qu'une... demi-semaine. Les élèves seront en effet en congé dès mercredi midi.

La première semaine complète de cours totalement en classe sera donc celle du 17 mai.

Face à la dégradation de la santé mentale des jeunes et le décrochage scolaire constaté, ce retour à la normale était préconisé depuis des mois déjà par les pédiatres et pédo-psychiatres, ainsi que diverses associations.

Les directions d'écoles ont eu près de deux semaines pour préparer cette nouvelle 'rentrée scolaire'. Si elles peuvent démontrer des "raisons organisationnelles incontournables", celles-ci sont néanmoins autorisées à poursuivre l'enseignement hybride au-delà de ce 10 mai, mais pour deux semaines maximum.

Intervenant à moins de huit semaines de la fin de l'année scolaire, ce retour en classes pour tous sera néanmoins vécu fort différemment selon les écoles.

Ainsi, le réseau Wallonie-Bruxelles Enseignement (WBE, ex-Communauté française) a décidé de réduire fortement les examens pour privilégier la poursuite des enseignements le plus loin possible. Les cours devraient ainsi s'y prolonger jusqu'au 21 ou 22 juin.

Dans les autres réseaux (communal, provincial ou libre), l'autonomie pédagogique sera d'application. Les écoles auront donc toute latitude pour organiser des sessions complètes ou adaptées.

Certains élèves pourraient ainsi se retrouver en examens d'ici quatre semaines déjà, ce qui limiterait pour eux à une petite vingtaine à peine le nombre de jours de cours à 100% en présentiel qui leur seront dispensés.

Plus de 250.000 jeunes Wallons et Bruxellois sont concernés par ce retour à 100% en présentiel décidé à la fin du mois dernier. Destiné à n'être que provisoire, cet enseignement hybride -instauré fin octobre lors de la seconde vague pandémique- aura finalement été appliqué pendant plus de... 18 semaines, accroissant la démotivation des élèves, minant leur moral tout en creusant les inégalités sociales. Attendu avec impatience, ce déconfinement de l'enseignement obligatoire ne signifie toutefois pas un assouplissement des règles sanitaires appliquées dans les classes qui vont à nouveau accueillir jusqu'à 24 adolescents simultanément. Port du masque, usage de gel hydroalcoolique, respect des distances, cours de gym prioritairement en extérieur, limitation des activités extra-muros à une seule journée, etc., Tout cela reste en effet pleinement d'application. Les écoles ont par ailleurs reçu de nouvelles consignes pour assurer une bonne aération des locaux. Les cours doivent ainsi se donner avec les fenêtres ouvertes et les classes doivent être aérées avant et après les cours, ainsi que durant les intercours, pour limiter les risques de contamination. Inquiets de l'impossibilité d'appliquer ces règles dans certains établissements (où les fenêtres ne peuvent par exemple plus s'ouvrir pour cause de vétusté...), les syndicats enseignants ont annoncé qu'ils couvriraient toute action de leurs affiliés confrontés à une mauvaise gestion des risques. Etant donné le long congé de l'Ascension qui arrive, cette semaine de reprise à 100% en présentiel ne sera en réalité qu'une... demi-semaine. Les élèves seront en effet en congé dès mercredi midi. La première semaine complète de cours totalement en classe sera donc celle du 17 mai. Face à la dégradation de la santé mentale des jeunes et le décrochage scolaire constaté, ce retour à la normale était préconisé depuis des mois déjà par les pédiatres et pédo-psychiatres, ainsi que diverses associations. Les directions d'écoles ont eu près de deux semaines pour préparer cette nouvelle 'rentrée scolaire'. Si elles peuvent démontrer des "raisons organisationnelles incontournables", celles-ci sont néanmoins autorisées à poursuivre l'enseignement hybride au-delà de ce 10 mai, mais pour deux semaines maximum. Intervenant à moins de huit semaines de la fin de l'année scolaire, ce retour en classes pour tous sera néanmoins vécu fort différemment selon les écoles. Ainsi, le réseau Wallonie-Bruxelles Enseignement (WBE, ex-Communauté française) a décidé de réduire fortement les examens pour privilégier la poursuite des enseignements le plus loin possible. Les cours devraient ainsi s'y prolonger jusqu'au 21 ou 22 juin. Dans les autres réseaux (communal, provincial ou libre), l'autonomie pédagogique sera d'application. Les écoles auront donc toute latitude pour organiser des sessions complètes ou adaptées. Certains élèves pourraient ainsi se retrouver en examens d'ici quatre semaines déjà, ce qui limiterait pour eux à une petite vingtaine à peine le nombre de jours de cours à 100% en présentiel qui leur seront dispensés.