"La culotte -pièce intime du vestiaire d'une femme- ne définit pas celle-ci. Ni sa jupe, ni ses hauts talons, ni son décolleté", a souligné en préambule l'échevin à l'Égalité des chances de la Ville de Bruxelles, Mohamed Ouriaghli. Pourtant, "le cinéma, la prostitution, la pornographie, la mode ou encore la publicité constituent autant de secteurs où la femme est réduite à un objet." Dénoncer ce phénomène mais aussi susciter le débat, c'est le double objectif que poursuit la campagne "#ThisIsNotConsent - Ma culotte ne me définit pas".

Pour y parvenir, la commune bruxelloise misera sur des visuels choc, où quatre modèles de sous-vêtement se déclineront en fonction des stéréotypes qui y sont associés, barrés des mentions "Salope? ", "Allumeuse? ", "Frigide? " et "Coincée? ". "Notre campagne est choc parce qu'elle doit pouvoir éveiller les consciences", a insisté le bourgmestre Philippe Close. Le programme, généralement gratuit, est particulièrement fourni, entre festival du film lesbien, ateliers d'autodéfense et de théâtre, débats, expositions ou encore la réalisation d'un court métrage. L'habituelle "semaine" dédiée à l'événement a d'ailleurs été prolongée de quelques jours cette année.

En point d'orgue, la professeure anglo-américaine Gail Dines tiendra une conférence le 8 mars, journée internationale des femmes, sur les stéréotypes et l'hypersexualisation de ces dernières. La campagne 2019 s'inspire d'un procès qui avait secoué l'Irlande en novembre dernier. Un homme de 27 ans s'était vu acquitté devant la cour criminelle de Courk, dans le sud du pays, du viol d'une adolescente de 17 ans. La défense avait cru bon de souligner que la victime portait un string en dentelle, sous-entendant que celle-ci devait dès lors être consentante.

Cette stratégie avait provoqué un vif émoi tant au parlement, où la socialiste Ruth Coppinger avait brandi une culotte en dentelle en pleine séance pour dénoncer les violences faites aux femmes, que sur les réseaux sociaux, où la lingerie féminine s'était étalée accompagnée du hashtag #ThisIsNotConsent.

"La culotte -pièce intime du vestiaire d'une femme- ne définit pas celle-ci. Ni sa jupe, ni ses hauts talons, ni son décolleté", a souligné en préambule l'échevin à l'Égalité des chances de la Ville de Bruxelles, Mohamed Ouriaghli. Pourtant, "le cinéma, la prostitution, la pornographie, la mode ou encore la publicité constituent autant de secteurs où la femme est réduite à un objet." Dénoncer ce phénomène mais aussi susciter le débat, c'est le double objectif que poursuit la campagne "#ThisIsNotConsent - Ma culotte ne me définit pas". Pour y parvenir, la commune bruxelloise misera sur des visuels choc, où quatre modèles de sous-vêtement se déclineront en fonction des stéréotypes qui y sont associés, barrés des mentions "Salope? ", "Allumeuse? ", "Frigide? " et "Coincée? ". "Notre campagne est choc parce qu'elle doit pouvoir éveiller les consciences", a insisté le bourgmestre Philippe Close. Le programme, généralement gratuit, est particulièrement fourni, entre festival du film lesbien, ateliers d'autodéfense et de théâtre, débats, expositions ou encore la réalisation d'un court métrage. L'habituelle "semaine" dédiée à l'événement a d'ailleurs été prolongée de quelques jours cette année. En point d'orgue, la professeure anglo-américaine Gail Dines tiendra une conférence le 8 mars, journée internationale des femmes, sur les stéréotypes et l'hypersexualisation de ces dernières. La campagne 2019 s'inspire d'un procès qui avait secoué l'Irlande en novembre dernier. Un homme de 27 ans s'était vu acquitté devant la cour criminelle de Courk, dans le sud du pays, du viol d'une adolescente de 17 ans. La défense avait cru bon de souligner que la victime portait un string en dentelle, sous-entendant que celle-ci devait dès lors être consentante. Cette stratégie avait provoqué un vif émoi tant au parlement, où la socialiste Ruth Coppinger avait brandi une culotte en dentelle en pleine séance pour dénoncer les violences faites aux femmes, que sur les réseaux sociaux, où la lingerie féminine s'était étalée accompagnée du hashtag #ThisIsNotConsent.