"Nous reprendrons les discussions la semaine prochaine sur les fins de carrière et sur le salaire minimum. Mais reprendre sur la marge salariale, c'est impossible, les patrons ne voulant pas démordre de la limite de 0,4%. La balle est donc dans le camp du gouvernement fédéral" qui risque lui aussi d'avoir bien du mal à se mettre d'accord, a-t-il ajouté.

Salaire minimum

La question du salaire minimum était justement au centre de l'action menée ce samedi place du Luxembourg à Bruxelles, en plein coeur du quartier européen, par la FGTB et le syndicat néerlandais FNV. Leur revendication: un salaire minimum européen de 14 euros bruts de l'heure, l'équivalent de 2.300 euros bruts par mois, alors qu'actuellement, le salaire minimum horaire belge s'élève à 9,67 euros bruts. "La Commission européenne vient de proposer un plan pour un socle des droits fondamentaux, avec notamment une directive qui prévoit un salaire minimum européen que les Etats vont devoir intégrer dans leur législation nationale", a rappelé Thierry Bodson devant quelques dizaines de militants.

"Aujourd'hui, en Europe, 24 millions de travailleurs vivent sous le seuil de pauvreté et les salaires décrochent toujours plus par rapport au capital", a souligné le président de la FGTB. Parallèlement, le salaire minimum s'écarte de plus en plus du salaire médian, particulièrement en Belgique, a-t-il ajouté. "Pour que la directive sur le salaire minimum européen soit effective, il faut que beaucoup plus de travailleurs aient leur salaire lié à des négociations collectives. A l'heure actuelle, ce n'est le cas que de 40% des travailleurs européens mais de 93% des travailleurs belges", a poursuivi Thierry Bodson selon qui l'objectif est de parvenir à une couverture européenne de 90%. "Il faut également que nous refusions toutes les dérogations que les Etats vont sans doute demander pour la mise en application de cette directive. Et pour ce faire, nous n'avons pas 36.000 moyens: il faut que les syndicats soient partenaires des discussions pour une solution juste socialement et intelligente économiquement", a encore affirmé le patron du syndicat socialiste.

Message au patronat

Ce dernier est par ailleurs revenu sur la manifestation anti-fasciste prévue samedi matin à Liège et finalement interdite. "Si nous ne pouvons plus nous battre contre l'extrême-droite, nous devons au moins faire en sorte que le vivre ensemble sans pauvreté soit possible et que le travail ait encore un sens. Et dans ce cadre, le salaire minimum est notre premier point d'attention dans les discussions sur l'accord interprofessionnel (AIP)", a-t-il enfin assuré.

Plus tôt dans la journée, Jean-François Tamellini, le secrétaire général de la FGTB wallonne, n'avait pas dit autre chose. "Les discussions sur cet AIP illustrent parfaitement la volonté de certains de nous ramener au monde d'avant, en pire. Sous l'ère Michel, c'était la FEB qui écrivait les lois. Mais ça, c'est terminé", avait-il asséné. "Nous devons montrer à la droite que nous ne baisserons pas la tête. Nos mobilisations fonctionnent. Si le patronat continue son chantage, il n'y aura pas de paix sociale ces deux prochaines années", avait conclu le responsable de la FGTB wallonne.

"Nous reprendrons les discussions la semaine prochaine sur les fins de carrière et sur le salaire minimum. Mais reprendre sur la marge salariale, c'est impossible, les patrons ne voulant pas démordre de la limite de 0,4%. La balle est donc dans le camp du gouvernement fédéral" qui risque lui aussi d'avoir bien du mal à se mettre d'accord, a-t-il ajouté. La question du salaire minimum était justement au centre de l'action menée ce samedi place du Luxembourg à Bruxelles, en plein coeur du quartier européen, par la FGTB et le syndicat néerlandais FNV. Leur revendication: un salaire minimum européen de 14 euros bruts de l'heure, l'équivalent de 2.300 euros bruts par mois, alors qu'actuellement, le salaire minimum horaire belge s'élève à 9,67 euros bruts. "La Commission européenne vient de proposer un plan pour un socle des droits fondamentaux, avec notamment une directive qui prévoit un salaire minimum européen que les Etats vont devoir intégrer dans leur législation nationale", a rappelé Thierry Bodson devant quelques dizaines de militants. "Aujourd'hui, en Europe, 24 millions de travailleurs vivent sous le seuil de pauvreté et les salaires décrochent toujours plus par rapport au capital", a souligné le président de la FGTB. Parallèlement, le salaire minimum s'écarte de plus en plus du salaire médian, particulièrement en Belgique, a-t-il ajouté. "Pour que la directive sur le salaire minimum européen soit effective, il faut que beaucoup plus de travailleurs aient leur salaire lié à des négociations collectives. A l'heure actuelle, ce n'est le cas que de 40% des travailleurs européens mais de 93% des travailleurs belges", a poursuivi Thierry Bodson selon qui l'objectif est de parvenir à une couverture européenne de 90%. "Il faut également que nous refusions toutes les dérogations que les Etats vont sans doute demander pour la mise en application de cette directive. Et pour ce faire, nous n'avons pas 36.000 moyens: il faut que les syndicats soient partenaires des discussions pour une solution juste socialement et intelligente économiquement", a encore affirmé le patron du syndicat socialiste. Ce dernier est par ailleurs revenu sur la manifestation anti-fasciste prévue samedi matin à Liège et finalement interdite. "Si nous ne pouvons plus nous battre contre l'extrême-droite, nous devons au moins faire en sorte que le vivre ensemble sans pauvreté soit possible et que le travail ait encore un sens. Et dans ce cadre, le salaire minimum est notre premier point d'attention dans les discussions sur l'accord interprofessionnel (AIP)", a-t-il enfin assuré. Plus tôt dans la journée, Jean-François Tamellini, le secrétaire général de la FGTB wallonne, n'avait pas dit autre chose. "Les discussions sur cet AIP illustrent parfaitement la volonté de certains de nous ramener au monde d'avant, en pire. Sous l'ère Michel, c'était la FEB qui écrivait les lois. Mais ça, c'est terminé", avait-il asséné. "Nous devons montrer à la droite que nous ne baisserons pas la tête. Nos mobilisations fonctionnent. Si le patronat continue son chantage, il n'y aura pas de paix sociale ces deux prochaines années", avait conclu le responsable de la FGTB wallonne.