Le 2 septembre, le mordant nationaliste flamand s'est dit touché par la photo du petit Aylan, noyé en essayant d'atteindre Kos. "Je rentrais chez moi après une longue journée de réunion lorsque j'ai vu la photo. Oui, elle m'a touchée". Quelques jours tard, Bart De Wever déclarait :"cet enfant mort n'est pas de notre faute."
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Le 2 septembre, le mordant nationaliste flamand s'est dit touché par la photo du petit Aylan, noyé en essayant d'atteindre Kos. "Je rentrais chez moi après une longue journée de réunion lorsque j'ai vu la photo. Oui, elle m'a touchée". Quelques jours tard, Bart De Wever déclarait :"cet enfant mort n'est pas de notre faute."Le Secrétaire d'État se défend de mener une politique dure. "On qualifie parfois ma politique de droite, mais elle n'est pas de droite. Elle est juste" confie-t-il à Knack. Interrogé sur la crise d'asile et le fondamentalisme musulman, Theo Francken se montre assez inquiet. "Je ne peux garantir à 100% qu'il n'y ait pas de salafistes ou de combattants de l'EI parmi les demandeurs d'asile. Mais je peux dire que nous passons tous les nouveaux venus au crible. Cependant, il n'existe pas de banque de données commune des services de renseignement occidentaux avec les noms de tous les djihadistes partis en Syrie. On sait quelles personnes ont quitté la Belgique pour la Syrie, mais nous ne connaissons pas l'identité de tous les soldats de l'EI." Il ne se montre guère plus rassurant sur l'éventualité de nouveaux attentats. "En Europe, nous allons très probablement vers une période qui connaîtra des attentats. Plus nous nous attaquerons l'État islamique, plus ses adeptes se disperseront et se vengeront. Il est probable qu'il y ait des cellules dormantes dans beaucoup de villes européennes. Le contraire serait étonnant, vu le grand nombre de djihadistes revenus en Europe. Et je veux croire beaucoup de choses, mais pas qu'ils étaient tous cuisiniers et infirmiers, comme ils le prétendent lorsqu'on les interroge. Ces gars ne sont pas tous innocents et inoffensifs". Expulsion des illégaux Aussi Francken souligne-t-il qu'il aurait fallu appliquer la loi et renvoyer les demandeurs d'asile déboutés depuis longtemps. "Comment se fait-il que nos prisons soient remplies d'illégaux ? Comment se fait-il qu'en un an j'arrive à doubler et même tripler les chiffres de refoulements ? Parce qu'avant l'expulsion d'illégaux n'était pas prioritaire. Mais ce n'est pas juste que ces gens puissent rester ici. Expulsez-les tout simplement, comme le prescrit la loi" estime-t-il. Il accuse également la gauche d'avoir passé le problème de la sécurité sous silence.Interrogé sur le dossier communautaire, Francken acquiesce quand nos confrères de Knack affirment que ce n'est pas le moment de se lamenter à propos de la scission de ses compétences. "C'est évident. Tant que la Belgique existe, il y aura une armée belge et une Sûreté de l'État. On pourrait scinder une partie de la police locale, et la sixième réforme de l'état a très mal éparpillé une série de compétences de la Justice. Je ne pense pas - tant que la Belgique existe - qu'il y ait un seul nationaliste flamand qui ne dorme pas si pour l'instant la Défense reste fédérale. Le confédéralisme se concentre sur les leviers socio-économiques" explique-t-il. Le Secrétaire d'État déplore le sentiment d'impuissance qui l'anime régulièrement. "On me dit souvent : 'Theo, pourquoi laisses-tu entrer autant de demandeurs d'asile? Mais je ne les laisse pas entrer, ils sont là !'. La politique d'asile européenne est totalement érodée. En tant que Secrétaire d'État, je suis compétent pour l'accès et le séjour sur le territoire belge, mais pas pour celui de l'Italie ou de la Grèce. Les demandeurs d'asile font tous le voyage parce que Schengen a supprimé les frontières intérieures et les frontières extérieures sont 'surveillées' par des gouvernements qui ne peuvent ou ne veulent pas s'en charger." Avec Walter Pauli et Ewald Pironet