Dès le 26 octobre, levif.be entame une opération visant à répondre à vos interrogations sur le covid. Aujourd'hui nous répondons une question sur le testing :
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Le nombre de tests effectués quotidiennement a augmenté de manière très importante ces dernières semaines afin de répondre à la demande. Ainsi, la semaine dernière, 80.000 tests ont été effectués par jour. "Les laboratoires médicaux fonctionnent à flux tendus", nous confirme Jean-Jacques Mollet, biologiste chez Vetolabo, un laboratoire privé à Namur qui regroupe un laboratoire médical et un laboratoire vétérinaire. "Le nombre de tests effectués augmente tellement rapidement, qu'on a beau augmenter la capacité, on arrive toujours une guerre en retard. Il y a trois semaines, on faisait 30.000 tests par jours. On a plus que doublé notre capacité en l'espace de quelques jours", commente-t-il. Les laboratoires vétérinaires pourraient-ils dès lors faire partie de la solution ? Techniquement parlant, les tests PCR peuvent être faits par des laboratoires vétérinaires. Généralement dans les laboratoires privés, les laboratoires vétérinaires sont déjà adossés à des laboratoires médicaux. Ils travaillent donc dans les mêmes infrastructures.Concernant le secteur public, le personnel des laboratoires vétérinaires de Sciensano met déjà à disposition son expertise, son équipement et ainsi que ses réactifs pour aider les laboratoires médicaux depuis avril. Pourtant, mettre les laboratoires vétérinaires à la tâche ne serait pas la panacée. En effet, il y a trois étapes à mettre en oeuvre pour que la chaine de testing fonctionne de manière optimale. "Le problème est que si on a un problème lors d'une étape, cela bloque tout. Il faut que toute la chaine de testing fonctionne de manière coordonnée", nous explique Jean-Jacques Mollet. De plus, l'engorgement du testing se fait à plusieurs niveaux :On le voit, les laboratoires vétérinaires pourraient aider pour une partie des étapes du testing, mais ils se heurteraient aux mêmes problèmes que les laboratoires médicaux. "Les laboratoires vétérinaires pourraient apporter une aide bienvenue, mais elle viendrait en complément de capacités déjà existantes dans les laboratoires médicaux", conclut Jean-Jacques Mollet.