Pour de nombreux parents, cela relève du casse-tête organisationnel. Comment allier garde d'enfant et travail ? Le point avec Laura Couchard, experte juridique chez Acerta.

Chômage temporaire

Le travailleur peut demander un chômage temporaire intitulé "chômage temporaire pour force majeure pour la garde d'un enfant". Celui-ci peut d'ailleurs aussi être demandé en cas de fermeture de la classe pour raison de quarantaine (l'école devra dès lors délivrer un certificat). L'employeur ne peut refuser la demande, même s'il est conseillé de le faire en concertation avec l'employeur. Attention, seul un des deux parents peut bénéficier de cette mesure et elle n'est valable que pour les jours où l'établissement (école, crèche...) est habituellement ouvert et pour les jours où il est prévu contractuellement que le travailleur est occupé. Elle est aussi synonyme de perte de revenus puisque l'allocation correspond à 70% du salaire avec un plafond à 2840 euros (avec un complément de 5.74 euros). Celle-ci doit être introduite auprès de l'Office national de l'emploi (Onem).

Congés classiques

La deuxième option possible est de poser des jours de congés. Mais dans certains secteurs, les jours de congés sont imposés et ne peuvent être déplacés. Reste encore l'option des congés pour raisons impérieuses et sans solde. Mais ceux-ci ne sont pas autorisés dans toutes les entreprises et sont une perte sèche de revenus.

Télétravail avec enfants

Beaucoup avait juré qu'on ne les y reprendrait plus et pourtant cette solution semble, à nouveau, se profiler à l'horizon d'autant plus que le télétravail est à nouveau obligatoire, si c'est possible, 4 jours par semaine. Si c'est le cas, il est important de communiquer clairement avec son entreprise qui pourra dès lors aménager le temps de travail ou se montrer plus flexible. Il n'existe en revanche aucune règle générale qui encadre le télétravail avec enfant et tout se fait donc au cas par cas. L'employé n'est, quoi qu'il en soit, pas en droit d'exiger des aménagements. L'employeur peut par contre exiger que le travailleur soit disponible des tranches horaires précises. Si ces conditions ne peuvent être remplies, il est conseillé de trouver une autre solution que le télétravail.

Quelle solution est la plus avantageuse ?

Pour Laura Couchard, la solution la plus avantageuse pour l'employé pourrait être un mix fait de jours de congé et de télétravail ou encore de travailler par demi-journée. En prenant par exemple congé les après-midi. Une autre option est d'organiser des tournantes avec d'autres parents pour limiter le nombre de jours d'absence au travail.

L'important en cette période instable et floue est de surtout bien communiquer entre employé et employeur. Par exemple en ne cachant pas qu'on fait du télétravail avec son enfant. D'un côté, comme de l'autre, certaines exigences peuvent être entendues et discutées avec calme et bon sens pour trouver une solution qui arrange tout le monde. Une entreprise n'a en effet rien à gagner à un employé frustré.

Pour de nombreux parents, cela relève du casse-tête organisationnel. Comment allier garde d'enfant et travail ? Le point avec Laura Couchard, experte juridique chez Acerta.Le travailleur peut demander un chômage temporaire intitulé "chômage temporaire pour force majeure pour la garde d'un enfant". Celui-ci peut d'ailleurs aussi être demandé en cas de fermeture de la classe pour raison de quarantaine (l'école devra dès lors délivrer un certificat). L'employeur ne peut refuser la demande, même s'il est conseillé de le faire en concertation avec l'employeur. Attention, seul un des deux parents peut bénéficier de cette mesure et elle n'est valable que pour les jours où l'établissement (école, crèche...) est habituellement ouvert et pour les jours où il est prévu contractuellement que le travailleur est occupé. Elle est aussi synonyme de perte de revenus puisque l'allocation correspond à 70% du salaire avec un plafond à 2840 euros (avec un complément de 5.74 euros). Celle-ci doit être introduite auprès de l'Office national de l'emploi (Onem). La deuxième option possible est de poser des jours de congés. Mais dans certains secteurs, les jours de congés sont imposés et ne peuvent être déplacés. Reste encore l'option des congés pour raisons impérieuses et sans solde. Mais ceux-ci ne sont pas autorisés dans toutes les entreprises et sont une perte sèche de revenus. Beaucoup avait juré qu'on ne les y reprendrait plus et pourtant cette solution semble, à nouveau, se profiler à l'horizon d'autant plus que le télétravail est à nouveau obligatoire, si c'est possible, 4 jours par semaine. Si c'est le cas, il est important de communiquer clairement avec son entreprise qui pourra dès lors aménager le temps de travail ou se montrer plus flexible. Il n'existe en revanche aucune règle générale qui encadre le télétravail avec enfant et tout se fait donc au cas par cas. L'employé n'est, quoi qu'il en soit, pas en droit d'exiger des aménagements. L'employeur peut par contre exiger que le travailleur soit disponible des tranches horaires précises. Si ces conditions ne peuvent être remplies, il est conseillé de trouver une autre solution que le télétravail. Pour Laura Couchard, la solution la plus avantageuse pour l'employé pourrait être un mix fait de jours de congé et de télétravail ou encore de travailler par demi-journée. En prenant par exemple congé les après-midi. Une autre option est d'organiser des tournantes avec d'autres parents pour limiter le nombre de jours d'absence au travail. L'important en cette période instable et floue est de surtout bien communiquer entre employé et employeur. Par exemple en ne cachant pas qu'on fait du télétravail avec son enfant. D'un côté, comme de l'autre, certaines exigences peuvent être entendues et discutées avec calme et bon sens pour trouver une solution qui arrange tout le monde. Une entreprise n'a en effet rien à gagner à un employé frustré.