Dans l'ensemble des six universités francophones, le taux de réussite lors de cette session de juin progresse de 9% en moyenne.

Selon des chiffres livrés parallèlement par le Conseil des recteurs francophones (Cref), le taux d'examens réussis dans les universités en juin est de 77%, alors qu'il tournait autour de 68% les trois années précédentes.

Dans les Hautes écoles et les écoles supérieures des arts, la tendance est également à la hausse. On observe une amélioration du taux de réussite de 5 à 10%. D'habitude, les variations ne dépassent guère le pour cent d'une année sur l'autre.

Taux d'abstention en recul

Alors que beaucoup redoutaient que les difficultés d'enseignement générées par le confinement poussent nombre d'étudiants à jeter l'éponge avant la session de juin, on constate au contraire cette année un taux d'abandon en recul de 2 à 5% par rapport aux années précédentes.

Selon les chiffres du Cref, le taux de participation lors de la session de juin dans les universités fut ainsi de 89%, contre 87% les trois années précédentes.

"La crainte d'une augmentation de décrochage ne s'est heureusement pas matérialisée", a commenté la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR). "Les chiffres semblent même indiquer le contraire. Les étudiants ont fait preuve de résilience dans des conditions difficiles, et la consigne de bienveillance adressée aux professeurs, eu égard aux circonstances particulières, a été respectée".

Ce taux de réussite global s'appuie sur des données agrégées, ce qui n'exclut donc pas que certains étudiants ont pu connaître des situations difficiles lors de cette session.

La Fédération des étudiants francophones (FEF), relayée par l'opposition PTB, redoutait que cette session de juin ne se transforme en hécatombe dans les rangs étudiants. Les résultats semblent donc démentir ces craintes.

Des professeurs "bienveillants"

Pour la ministre Glatigny, l'heure est logiquement à la satisfaction. "Nous voulions garantir l'acquisition de compétences et la valeur des diplômes en cette fin d'année académique, en dépit des circonstances exceptionnelles. Le taux de réussite en hausse pour cette session d'examens et le taux d'abandon stable, voire en diminution, prouvent que la majorité des étudiants ont pu s'adapter à l'enseignement à distance, malgré le stress engendré. Je tiens à remercier les professeurs qui ont fait preuve de bienveillance et ont travaillé pour que cette fin d'année se déroule dans les meilleures conditions possible, et à féliciter les étudiants pour leur courage et leur capacité de résilience".

La FEF s'interroge

Belga
© Belga

Si le taux de réussite dans l'enseignement supérieur est à la hausse cette année en dépit de la pandémie, cela ne peut masquer les "conditions chaotiques dans lesquelles les étudiants ont été mis", la Fédération des étudiants francophones (FEF) à l'annonce de ces bons résultats.

"Un taux de réussite amélioré dans ces conditions d'étude éprouvantes ne peut être considéré comme un bilan satisfaisant", juge l'organisation estudiantine. "Cela ne peut légitimer ou excuser la situation dans laquelle des dizaines de milliers d'étudiants ont été mis durant toute la période de confinement".

Les balises communes mises en places par la ministre avec les établissements supérieurs pour la session d'examens n'ont pas permis de répondre à l'ensemble des craintes des étudiants, estime la FEF, selon qui le respect de ces balises par les établissements a d'ailleurs été "plus que bancal".

"Une logique quantitative"

Pour la FEF, la satisfaction générale actuelle autour de ce taux de réussite en hausse malgré les "conditions déplorables de la session ne fait que montrer la logique quantitative de notre enseignement au détriment de la qualité".

D'après elle, cette hausse de la réussite s'est faite au prix "d'un stress, d'inquiétudes et de détresse psychologique importante" auprès des étudiants.

null, Belga
null © Belga

Des balises pour la seconde session

Les étudiants qui ont échoué en juin pourront, comme de coutume, se présenter en seconde session à partir de la fin du mois d'août. Sur base de cette expérience, la FEF demande que de nouvelles balises soient mises en place "afin que la seconde session ne soit pas aussi chaotique".

La Fédération Wallonie-Bruxelles compte au total quelque 230.000 étudiants inscrits dans le supérieur.

En raison de la pandémie et des mesures de confinement, la grande majorité des cours ont basculé, parfois de manière un peu improvisée, dans un enseignement à distance grâce aux nouvelles technologies.

Pour éviter toute concentration d'étudiants, beaucoup d'examens ont également été organisés à distance. Nombre de stages, ainsi que la confection de travaux de fin d'études, ont aussi été perturbés par ces circonstances exceptionnelles.

Dans l'ensemble des six universités francophones, le taux de réussite lors de cette session de juin progresse de 9% en moyenne.Selon des chiffres livrés parallèlement par le Conseil des recteurs francophones (Cref), le taux d'examens réussis dans les universités en juin est de 77%, alors qu'il tournait autour de 68% les trois années précédentes.Dans les Hautes écoles et les écoles supérieures des arts, la tendance est également à la hausse. On observe une amélioration du taux de réussite de 5 à 10%. D'habitude, les variations ne dépassent guère le pour cent d'une année sur l'autre.Alors que beaucoup redoutaient que les difficultés d'enseignement générées par le confinement poussent nombre d'étudiants à jeter l'éponge avant la session de juin, on constate au contraire cette année un taux d'abandon en recul de 2 à 5% par rapport aux années précédentes.Selon les chiffres du Cref, le taux de participation lors de la session de juin dans les universités fut ainsi de 89%, contre 87% les trois années précédentes."La crainte d'une augmentation de décrochage ne s'est heureusement pas matérialisée", a commenté la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR). "Les chiffres semblent même indiquer le contraire. Les étudiants ont fait preuve de résilience dans des conditions difficiles, et la consigne de bienveillance adressée aux professeurs, eu égard aux circonstances particulières, a été respectée".Ce taux de réussite global s'appuie sur des données agrégées, ce qui n'exclut donc pas que certains étudiants ont pu connaître des situations difficiles lors de cette session.La Fédération des étudiants francophones (FEF), relayée par l'opposition PTB, redoutait que cette session de juin ne se transforme en hécatombe dans les rangs étudiants. Les résultats semblent donc démentir ces craintes.Pour la ministre Glatigny, l'heure est logiquement à la satisfaction. "Nous voulions garantir l'acquisition de compétences et la valeur des diplômes en cette fin d'année académique, en dépit des circonstances exceptionnelles. Le taux de réussite en hausse pour cette session d'examens et le taux d'abandon stable, voire en diminution, prouvent que la majorité des étudiants ont pu s'adapter à l'enseignement à distance, malgré le stress engendré. Je tiens à remercier les professeurs qui ont fait preuve de bienveillance et ont travaillé pour que cette fin d'année se déroule dans les meilleures conditions possible, et à féliciter les étudiants pour leur courage et leur capacité de résilience".Si le taux de réussite dans l'enseignement supérieur est à la hausse cette année en dépit de la pandémie, cela ne peut masquer les "conditions chaotiques dans lesquelles les étudiants ont été mis", la Fédération des étudiants francophones (FEF) à l'annonce de ces bons résultats. "Un taux de réussite amélioré dans ces conditions d'étude éprouvantes ne peut être considéré comme un bilan satisfaisant", juge l'organisation estudiantine. "Cela ne peut légitimer ou excuser la situation dans laquelle des dizaines de milliers d'étudiants ont été mis durant toute la période de confinement".Les balises communes mises en places par la ministre avec les établissements supérieurs pour la session d'examens n'ont pas permis de répondre à l'ensemble des craintes des étudiants, estime la FEF, selon qui le respect de ces balises par les établissements a d'ailleurs été "plus que bancal".Pour la FEF, la satisfaction générale actuelle autour de ce taux de réussite en hausse malgré les "conditions déplorables de la session ne fait que montrer la logique quantitative de notre enseignement au détriment de la qualité".D'après elle, cette hausse de la réussite s'est faite au prix "d'un stress, d'inquiétudes et de détresse psychologique importante" auprès des étudiants. Les étudiants qui ont échoué en juin pourront, comme de coutume, se présenter en seconde session à partir de la fin du mois d'août. Sur base de cette expérience, la FEF demande que de nouvelles balises soient mises en place "afin que la seconde session ne soit pas aussi chaotique".La Fédération Wallonie-Bruxelles compte au total quelque 230.000 étudiants inscrits dans le supérieur.En raison de la pandémie et des mesures de confinement, la grande majorité des cours ont basculé, parfois de manière un peu improvisée, dans un enseignement à distance grâce aux nouvelles technologies. Pour éviter toute concentration d'étudiants, beaucoup d'examens ont également été organisés à distance. Nombre de stages, ainsi que la confection de travaux de fin d'études, ont aussi été perturbés par ces circonstances exceptionnelles.