A l'automne 2017, la campagne de publicité du site "RichMeetBeautiful", au moment de la rentrée étudiante, avait défrayé la chronique à Bruxelles puis à Paris.

Dans la capitale belge, la justice avait fait saisir le camion utilisé pour l'affichage ambulant, dont le slogan était le suivant: "Hey les étudiantes, améliorez votre style de vie, sortez avec un Sugar Daddy!".

L'affiche était illustrée d'une poitrine féminine à peine cachée par un soutien-gorge, et le camion circulait à proximité du campus de l'Université libre de Bruxelles (ULB), qui avait porté plainte.

"Sugar Daddy" (ou "Sugar Mama") est une expression américaine déjà ancienne qui désigne un homme (ou une femme) âgé entretenant une jeune personne.

Jeudi, le gérant du site, Sigurd Vedal, renvoyé devant le tribunal notamment pour "tentative de débauche ou de prostitution", s'est défendu d'inciter à des relations sexuelles tarifées.

Ce Norvégien de 57 ans, qui est aussi conseiller en développement personnel, a expliqué favoriser simplement des rencontres "sortant de l'ordinaire" entre des personnes aisées et d'autres qui le sont moins.

Une version fermement contestée par la représentante du parquet, pour qui la communication du site est "hypocrite" car "même si on parle à mots couverts, tout le monde comprend de quoi il s'agit".

"On voit des femmes dénudées sur le site, il n'y a pas de photos de couples au restaurant", a-t-elle fait valoir, "les étudiantes sont réduites à la dimension sexuelle, elles doivent se dévêtir pour avoir de l'argent".

Outre les six mois de prison avec sursis, la procureure a réclamé 40.000 euros d'amende à l'encontre de M. Vedal, et 250.000 euros d'amende pour sa société Digisec Media Group, maison-mère du site.

La plateforme RichMeetBeautiful est toujours en activité, même si la version belge du site a été bloquée. Sigurd Vedal a dit l'avoir créée en s'inspirant de plateformes similaires existant aux Etats-Unis, où le Norvégien vit en partie.

"L'entrepreneur numérique se borne à créer une plateforme de rencontres, il n'est pas comptable des appétits charnels ou autres", a plaidé son avocat Me Eric Cusas, en dénonçant "un procès d'intention", "une affaire largement fantasmée".

Le jugement sera rendu le 8 mai.

En France une enquête avait été ouverte fin octobre 2017 par le parquet de Paris contre le même site, pour "proxénétisme aggravé". Là aussi la campagne publicitaire faisait le lien entre la nécessité d'un "prêt étudiant" et le recours à un "Sugar Daddy".

A l'automne 2017, la campagne de publicité du site "RichMeetBeautiful", au moment de la rentrée étudiante, avait défrayé la chronique à Bruxelles puis à Paris.Dans la capitale belge, la justice avait fait saisir le camion utilisé pour l'affichage ambulant, dont le slogan était le suivant: "Hey les étudiantes, améliorez votre style de vie, sortez avec un Sugar Daddy!".L'affiche était illustrée d'une poitrine féminine à peine cachée par un soutien-gorge, et le camion circulait à proximité du campus de l'Université libre de Bruxelles (ULB), qui avait porté plainte."Sugar Daddy" (ou "Sugar Mama") est une expression américaine déjà ancienne qui désigne un homme (ou une femme) âgé entretenant une jeune personne.Jeudi, le gérant du site, Sigurd Vedal, renvoyé devant le tribunal notamment pour "tentative de débauche ou de prostitution", s'est défendu d'inciter à des relations sexuelles tarifées.Ce Norvégien de 57 ans, qui est aussi conseiller en développement personnel, a expliqué favoriser simplement des rencontres "sortant de l'ordinaire" entre des personnes aisées et d'autres qui le sont moins.Une version fermement contestée par la représentante du parquet, pour qui la communication du site est "hypocrite" car "même si on parle à mots couverts, tout le monde comprend de quoi il s'agit"."On voit des femmes dénudées sur le site, il n'y a pas de photos de couples au restaurant", a-t-elle fait valoir, "les étudiantes sont réduites à la dimension sexuelle, elles doivent se dévêtir pour avoir de l'argent".Outre les six mois de prison avec sursis, la procureure a réclamé 40.000 euros d'amende à l'encontre de M. Vedal, et 250.000 euros d'amende pour sa société Digisec Media Group, maison-mère du site. La plateforme RichMeetBeautiful est toujours en activité, même si la version belge du site a été bloquée. Sigurd Vedal a dit l'avoir créée en s'inspirant de plateformes similaires existant aux Etats-Unis, où le Norvégien vit en partie."L'entrepreneur numérique se borne à créer une plateforme de rencontres, il n'est pas comptable des appétits charnels ou autres", a plaidé son avocat Me Eric Cusas, en dénonçant "un procès d'intention", "une affaire largement fantasmée".Le jugement sera rendu le 8 mai.En France une enquête avait été ouverte fin octobre 2017 par le parquet de Paris contre le même site, pour "proxénétisme aggravé". Là aussi la campagne publicitaire faisait le lien entre la nécessité d'un "prêt étudiant" et le recours à un "Sugar Daddy".