"Nous devons avoir le courage de rendre le parti encore plus radical. Nous devons aller aux élections comme un tout autre parti, un parti beaucoup plus ouvert." C'est par ces mots que le président du SP, Patrick Janssens, dévoilait en 2001 le changement de nom de son parti. Dorénavant, ce serait le SP.A avec le A de autrement. Les objectifs rest...

"Nous devons avoir le courage de rendre le parti encore plus radical. Nous devons aller aux élections comme un tout autre parti, un parti beaucoup plus ouvert." C'est par ces mots que le président du SP, Patrick Janssens, dévoilait en 2001 le changement de nom de son parti. Dorénavant, ce serait le SP.A avec le A de autrement. Les objectifs restaient identiques mais le parti, davantage que par le passé, s'ouvrirait aux idées innovantes. La nouvelle appellation "paraît familière à l'oreille mais montre aussi clairement que nous voulons travailler autrement", déclarait Janssens. Vingt ans plus tard, l'actuel président du parti, Conner Rousseau, tire exactement la même conclusion que son lointain prédécesseur. Le parti doit se rénover pour rester pertinent et un nouveau nom y contribue. Une fois encore, le nom ne rompt pas radicalement avec le passé. Vooruit est un hommage au riche palmarès des réalisations socialistes. Que l'histoire se répète montre que les structures politiques sont plus tenaces que Conner Rousseau le souhaiterait. Rénover est plus facile à dire qu'à faire. On peut difficilement s'opposer à vouloir en finir avec "l'immobilisme, l'amertume et l'égoïsme". Mais comment Rousseau veut-il y parvenir? Et pourquoi cela ne s'est-il pas encore réalisé? L'impression prévaut que le changement de nom [...] relève plus de la forme que du fond. Le problème de la politique belge ne réside pas en la carence d'une sorte de pensée progressiste branchée dont Rousseau semble avoir le brevet. Mais bien le besoin de sérieux et de fiabilité, de bonne gouvernance, de politique scientifiquement bâtie [...]. Le titre est de la rédaction.