A l'issue de cette rencontre, le bourgmestre a déclaré, au nom des parents qui ne souhaitaient pas rencontrer la presse, que leur avocat Stéphane Jans avait fait valoir qu'ils acceptaient l'explication donnée par le parquet de Bruxelles et qu'ils appelaient au calme. Ils se disent prêts à collaborer avec les autorités communales pour ramener la sérénité dans les relations au sein de l'établissement.

Souleymane Diallo, coordinateur des associations de la communauté guinéenne de Belgique, et Mamadou Saliou Diallo, directeur du centre culturel guinéen situé à Schaerbeek, ont également assuré qu'ils participeraient à rétablir un climat de confiance dans l'école. Ils ont présenté leurs excuses aux personnes choquées par la violence des réactions et ont sollicité la clémence pour les personnes interpellées. Une femme avait en effet été arrêtée judiciairement pour avoir brisé une vitre de l'école. Elle a été relaxée après audition, mais le dossier suit son cours. Un homme a également été interpellé administrativement en lien avec les troubles devant l'école mardi.

Plus tôt dans l'après-midi, le bourgmestre a tenu une réunion pour organiser la réouverture de l'école et la mise en oeuvre de mesures visant à assurer l'apaisement des tensions dans les prochaines semaines. "Les enseignants ont été très choqués des propos très violents, des mises en cause, des jets de pierre...", constate le bourgmestre. "Beaucoup sont dans une situation de grand stress. Il faut recréer les conditions pour que cette école fonctionne. La première c'est la sécurité. La deuxième c'est d'accompagner tous ceux qui font vivre l'école avec des professionnels. Donc il y aura avec le soutien des équipes volantes de la Communauté française un accompagnement des enseignants. On passera aussi dans les classes avec le centre PMS (centre psycho-médico-social) pour vérifier que les enfants eux-mêmes (...) soient pris en charge par des professionnels".