Le mécanisme de soutien CRM (mécanisme de rémunération de la capacité) du gouvernement fédéral est destiné à convaincre les entreprises d'investir dans des capacités électriques pour compenser la fermeture des centrales nucléaires. Par la force des choses, il s'agit principalement d'une subvention pour la construction de nouvelles centrales à gaz puisqu'il est plus prévisible que le vent ou le soleil. Ces usines permettent d'assister les énergies renouvelables.

Par le biais d'une vente aux enchères au cours de laquelle les entreprises soumettent leurs offres - sous enveloppe scellée - il sera déterminé qui recevra les fonds. Jusqu'à jeudi, les entreprises intéressées pouvaient soumettre leurs offres au gestionnaire de réseau Elia, qui, sous la supervision du régulateur fédéral de l'énergie, la Creg, détermine qui est qualifié.

Selon Elia, le CRM vise à compenser, via des enchères, les détenteurs de capacité électrique pour la partie de leurs investissements et de leurs coûts qui ne sont pas compensés par leurs revenus. Cette compensation devrait permettre que les capacités actuelles et futures soient disponibles sur le marché afin d'éviter tout problème de sécurité. Dans ce cadre le fédéral envisage la construction de nouvelles centrales au gaz - pour une puissance totale de 2,4 GW.

Fin août, la Commission européenne avait donné son feu vert au mécanisme. Après le dépôt des enchères, un algorithme sélectionnera les offres soumissionnées répondant à la demande. Le Contrat de Capacité du CRM sera automatiquement proposé au candidat retenu dans l'enchère.

L'entreprise énergétique Engie Electrabel a toujours dans ses cartons deux projets de nouvelles grandes centrales au gaz, l'un à Vilvorde (Brabant flamand), l'autre aux Awirs (province de Liège), écrit De Tijd vendredi. Ces deux projets sont en compétition pour obtenir les enchères via le mécanisme de soutien du CRM. Electrabel n'a donc pas déposé de candidature pour le projet d'Amercoeur, près de Charleroi.

Jeudi soir, L'Echo et Le Soir indiquaient que les groupes Tessenderlo, Luminus et Eneco avaient également fait acte de candidature pour le CRM. Tessenderlo a candidaté pour une centrale à Tessenderlo (Limbourg). Luminus a déposé son projet de centrale à Seraing (province de Liège), mais a renoncé à son projet à Wondelgem-Gand (Flandre orientale). Pour sa part, le groupe Eneco a confirmé qu'il prenait part aux enchères avec son projet de centrale à Manage (Hainaut).

Néanmoins, les cinq projets les plus avancés font tous l'objet de recours et leurs permis ne sont pas encore bétonnés. Or toute attribution sans le permis approprié signifie une perte financière importante, l'amende pouvant s'élever à 5 millions d'euros.

Dix-huit ans après la loi prévoyant la sortie du nucléaire - une loi de 2003 a fixé l'échéance de sortie du nucléaire en 2025 et une loi de 2015 l'a confirmée - les autorités sont donc sur le point d'arrêter progressivement au minimum cinq des sept rédacteurs du pays. Entre 2022 et 2025, les cinq unités de Doel et Tihange fermeront progressivement leurs portes. Pour les deux plus récentes (Tihange 3 et Doel 4), la décision sera prise par l'équipe De Croo en novembre et dépendra de cette enchère. Un rapport doit montrer si la sécurité d'approvisionnement en électricité du pays peut être garantie. Si "un problème inattendu" est constaté, "le gouvernement prendra des mesures adéquates comme l'ajustement du calendrier légal pour une capacité pouvant aller jusqu'à 2 GW", prévoit l'accord de la Vivaldi, c'est-à-dire la prolongation de Doel 4 et Tihange 3.

Le coût du CRM est estimé entre 238 et 253 millions par an. Le montant exact ne sera connu qu'à l'issue des enchères et devra être intégré au budget de l'État puisque l'idée est de ne pas faire payer le consommateur.

L'intérêt qui existe pour le CRM est quoi qu'il en soit une bonne nouvelle pour le ministre fédéral de l'énergie Tinne Van der Straeten (Groen) puisqu'elle n'était à la recherche que de 2,3 GW de nouvelles capacités et que les quatre candidats provisoires peuvent fournir 4 GW. L'offre dépasse donc la demande et cela accroît la concurrence entre les entreprises énergétiques pour obtenir la subvention, ce qui à son tour pourrait réduire le financement de la transition énergétique par le gouvernement fédéral.

Le mécanisme de soutien CRM (mécanisme de rémunération de la capacité) du gouvernement fédéral est destiné à convaincre les entreprises d'investir dans des capacités électriques pour compenser la fermeture des centrales nucléaires. Par la force des choses, il s'agit principalement d'une subvention pour la construction de nouvelles centrales à gaz puisqu'il est plus prévisible que le vent ou le soleil. Ces usines permettent d'assister les énergies renouvelables. Par le biais d'une vente aux enchères au cours de laquelle les entreprises soumettent leurs offres - sous enveloppe scellée - il sera déterminé qui recevra les fonds. Jusqu'à jeudi, les entreprises intéressées pouvaient soumettre leurs offres au gestionnaire de réseau Elia, qui, sous la supervision du régulateur fédéral de l'énergie, la Creg, détermine qui est qualifié. Selon Elia, le CRM vise à compenser, via des enchères, les détenteurs de capacité électrique pour la partie de leurs investissements et de leurs coûts qui ne sont pas compensés par leurs revenus. Cette compensation devrait permettre que les capacités actuelles et futures soient disponibles sur le marché afin d'éviter tout problème de sécurité. Dans ce cadre le fédéral envisage la construction de nouvelles centrales au gaz - pour une puissance totale de 2,4 GW. Fin août, la Commission européenne avait donné son feu vert au mécanisme. Après le dépôt des enchères, un algorithme sélectionnera les offres soumissionnées répondant à la demande. Le Contrat de Capacité du CRM sera automatiquement proposé au candidat retenu dans l'enchère.L'entreprise énergétique Engie Electrabel a toujours dans ses cartons deux projets de nouvelles grandes centrales au gaz, l'un à Vilvorde (Brabant flamand), l'autre aux Awirs (province de Liège), écrit De Tijd vendredi. Ces deux projets sont en compétition pour obtenir les enchères via le mécanisme de soutien du CRM. Electrabel n'a donc pas déposé de candidature pour le projet d'Amercoeur, près de Charleroi.Jeudi soir, L'Echo et Le Soir indiquaient que les groupes Tessenderlo, Luminus et Eneco avaient également fait acte de candidature pour le CRM. Tessenderlo a candidaté pour une centrale à Tessenderlo (Limbourg). Luminus a déposé son projet de centrale à Seraing (province de Liège), mais a renoncé à son projet à Wondelgem-Gand (Flandre orientale). Pour sa part, le groupe Eneco a confirmé qu'il prenait part aux enchères avec son projet de centrale à Manage (Hainaut).Néanmoins, les cinq projets les plus avancés font tous l'objet de recours et leurs permis ne sont pas encore bétonnés. Or toute attribution sans le permis approprié signifie une perte financière importante, l'amende pouvant s'élever à 5 millions d'euros.Dix-huit ans après la loi prévoyant la sortie du nucléaire - une loi de 2003 a fixé l'échéance de sortie du nucléaire en 2025 et une loi de 2015 l'a confirmée - les autorités sont donc sur le point d'arrêter progressivement au minimum cinq des sept rédacteurs du pays. Entre 2022 et 2025, les cinq unités de Doel et Tihange fermeront progressivement leurs portes. Pour les deux plus récentes (Tihange 3 et Doel 4), la décision sera prise par l'équipe De Croo en novembre et dépendra de cette enchère. Un rapport doit montrer si la sécurité d'approvisionnement en électricité du pays peut être garantie. Si "un problème inattendu" est constaté, "le gouvernement prendra des mesures adéquates comme l'ajustement du calendrier légal pour une capacité pouvant aller jusqu'à 2 GW", prévoit l'accord de la Vivaldi, c'est-à-dire la prolongation de Doel 4 et Tihange 3.Le coût du CRM est estimé entre 238 et 253 millions par an. Le montant exact ne sera connu qu'à l'issue des enchères et devra être intégré au budget de l'État puisque l'idée est de ne pas faire payer le consommateur. L'intérêt qui existe pour le CRM est quoi qu'il en soit une bonne nouvelle pour le ministre fédéral de l'énergie Tinne Van der Straeten (Groen) puisqu'elle n'était à la recherche que de 2,3 GW de nouvelles capacités et que les quatre candidats provisoires peuvent fournir 4 GW. L'offre dépasse donc la demande et cela accroît la concurrence entre les entreprises énergétiques pour obtenir la subvention, ce qui à son tour pourrait réduire le financement de la transition énergétique par le gouvernement fédéral.