Malgré une série de mesures socio-économiques drastiques contre le coronavirus adoptées le week-end dernier par le kern et les présidents de parti, Sophie Wilmès fait l'objet de critiques. Interrogé par le quotidien De Morgen, un président de parti lui reproche un manque d'autorité. "Je suis désolé de le dire, mais pour une Première ministre, Sophie Wilmès fait preuve de trop peu d'autorité. Elle ne tire aucune conclusion, donc les discussio...

Malgré une série de mesures socio-économiques drastiques contre le coronavirus adoptées le week-end dernier par le kern et les présidents de parti, Sophie Wilmès fait l'objet de critiques. Interrogé par le quotidien De Morgen, un président de parti lui reproche un manque d'autorité. "Je suis désolé de le dire, mais pour une Première ministre, Sophie Wilmès fait preuve de trop peu d'autorité. Elle ne tire aucune conclusion, donc les discussions s'éternisent", s'énerve-t-il.Besoin d'un leader fort Pour le politologue Carl Devos (Université de Gand), si tant de gens font fi des consignes, en Flandre-Occidentale - la police a même dû évacuer un barbecue de trente personnes-, c'est parce qu'il y a un manque de leadership politique en Belgique. "Le peuple a besoin d'un leader fort qu'il respecte. Un personnage de style Churchill qui respire l'autorité et la confiance et qui crée une perspective d'avenir. En raison de ce manque de perspective, une certaine fatigue s'installe. Les gens se demandent combien de temps cela va durer", déclare-t-il De Morgen.Contrairement à ses homologues Emmanuel Macron en France, et Mark Rutte aux Pays-Bas qui s'emparent de la crise pour renforcer leur image, Sophie Wilmès laisse la communication autour du coronavirus aux experts. "Aujourd'hui, cette stratégie de communication se heurte à ses limites. Donner la parole à la science peut être un geste de modestie politique. En Belgique, cette stratégie devient peu à peu une façon de se soustraire à sa responsabilité", estime Bart Eeckhout, rédacteur en chef du Morgen."Il n'est nul besoin d'être adepte d'un régime autoritaire pour constater qu'un guide expérimenté serait utile en ce moment. Un qui reste simplement en poste, au lieu d'aller chercher un emploi lucratif à l'UE", conclut-il, en une référence à peine voilée à Charles Michel (MR), qui a quitté son poste de Premier ministre en décembre dernier pour le poste de président du Conseil européen.Els Ampe, candidate à la présidence de l'Open VLD, s'en prend également à la Première ministre. "Qu'attendez-vous. Faites preuve de leadership", lui dit-elle dans une vidéo diffusée sur Twitter