La séance plénière du Parlement fédéral s'est ouverte ce jeudi sur le débat autour des mesures pour éviter la propagation du coronavirus en Belgique.

Tour d'horizon par parti politique :

  • DéFI : Sophie Rohony a commencé son intervention par une pensée pour toutes les victimes du coronavirus et a remercié Sophie Wilmès sur la gestion de cette crise en concertation avec les entités fédérées. Cependant, les louanges se sont rapidement stopées. La députée fédéral DéFI se demande pourquoi la Première Ministre n'a que recommandé l'interdiction tout en laissant les communes, les provinces, et les régions le pouvoir d'agir sur le terrain. D'autant plus que des personnes ont décidé rapidement de ne pas les suivre. Sophie Rohony a rappelé que le taux est équivalent à 24 cas confirmés/million d'habitants. La question du manque de matériel a également été soulevée.
  • Kristof Calvo a pris la parole pour le groupe Ecolo-Groen. Il a rappelé que les institutions culturelles rencontrent des difficultés face à l'annulation de leurs événements, et aux mesures que ces institutions prennent pour maintenir en bonne santé de leurs collaborateurs. Selon le député vert, il est important de se fier aux experts : s'ils demandent l'interdiction des rassemblements ou de fermer les écoles, il faut le faire. À circonstances exceptionnels, mesures exceptionnelles. Cependant, Kristof Calvo demande une uniformité dans le message véhiculé : le coronavirus n'a pas de langues et peut se manifester tant à Arlon comme à Ostende. "L'union fait la force. C'est ensemble qu'on doit s'attaquer à ce virus.", a-t-il scandé. L'écologiste affirme : "Vous êtes le patron, Madame la Ministre, vous devez être l'unique porte-parole".
  • C'est Meryame Kitir qui a pris la parole pour le s.pa. La députée socialiste flamande a rappelé son respect pour le personnel infirmier et les aides-soignants qui font de leur mieux pour que l'épidémie ne se propage pas. Le s.pa demande une directive et communication claire. À ce stade, le parti socialiste flamand considère que la clarté est absente : "les gens ne comprennent pas qu'une école ferme et pas une autre. Les citoyens ne comprennent pas qu'une maison de repos ferme ses portes et pas une autres". Elle a conclu en affimant qu'il faut éviter les pics où les hôpitaux se retrouveraient surcharger.
  • Patrick Prévot (PS) a présenté ses condoléances aux familles des proches victimes du coronavirus. Selon le socialiste, "peur et panique sont mauvaises conseillères. Depuis l'apparition du coronavirus, les comportements sont ni éthiques, ni ratonnels". Il prend l'exemple des achats compulsifs, des gels hydro-alcooliques dont les ventes explosent et des masques en rupture de stock. Pour le parti socialiste, la spéculation ne doit pas s'inviter dans le cas de la crise sanitaire que la Belgique connait.
  • Du côté des libéraux, c'est Egbert Lachaert qui s'est exprimé pour l'Open VLD. Il a interpellé la Première Ministre notamment sur la question des travailleurs-navetteurs et des mesures prises pour les entreprises. Michel de Maegd (MR) a demandé quelles sont les mesures budgétaires qui vont être prises pour des garanties dans le cas de cette crise sanitaire. Il a également interrogé Sophie Wilmès sur la prise en charge du personnel funéraire et sur le soutien budgétaire européen.
  • La député humaniste, Catherine Fonck, a insisté : "notre devoir et notre job aujourd'hui est de tout faire pour éviter la situation italienne, avec une saturation du système de santé pour gérer le coronavirus et aussi toutes les autres de maladies". La députée cdH a rappelé : "De nombreuses de personnes n'ont pas été testées. Les mesures d'hygiène doivent être martelées. Il est dommage d'avoir renvoyer la patate aux communes avec des symétries variables. Il faut un pilotage unique qui doit être menée par vous, Madame la Ministre. Le fédéral est compétent en cas de pandémie aigue. Il est nécessaire de freiner la propagation en fermant les endroits où le virus se propage le plus rapidement : école, université, crèches"
  • La N-VA, par l'intermédiaire de Koen Metsus, a parlé au nom des bourgmestres, qui se demandent quoi faire. Selon le député nationaliste, "il faut indiquer des mesures concrètes". "Prenez un arrêté royal d'urgence", lance-il. "Nous avons besoin d'une coordination fédéral, qui ne s'oppose pas à notre logique confédéral", a-t-il rappelé.
  • Sofie Merckx a pris la parole pour le groupe PTB-PVDA et a notamment demandé plus d'information concrète et la distribution gratuite de matériel de soins.
  • Jan Bries a regretté le manque d'anticipation, au nom du CD&V. Selon lui, il faut aller vers un plan d'urgence.
  • Dominiek Sneppe s'est exprimé au nom du Vlaams Belang. Elle déplore le manque d'information.

La réponse de Sophie Wilmès

La Première Ministre belge a d'abord exprimé ses pensées pour les familles des premières victimes du coronavirus et a également mis un point d'honneur à saluer les autorités et le personnel médical, qui travaillent d'arrache pied pour contrer la propagation du virus.

Elle a également assuré que la situation est à évaluer au jour le jour, heure par heure, afin de prendre les bonnes décisions dès que cela sera nécessaire. La situation est différente d'hier que celle de demain. Sophie Wilmès a également précisé qu'un Conseil national de Sécurité, regroupant également les Ministre-Présidents des entités fédérées, se tiendra jeudi soir pour réévaluer la situation et prendre des mesures sur bases des recommandations des experts scientifiques. Ces mesures doivent être efficaces et proportionnelles, selon la Première ministre. "Il est crucial de ralentir la propagation du virus. Il n'est pas exclu que des mesures supplémentaires devront être prises pour éviter cette épidémie", a-t-elle ajouté depuis la tribune au Parlement fédéral.

La Première Ministre poursuit : "Les décisions doivent être prises au niveau national pour être appliquées sur l'ensemble du territoire. Nous devons, ensemble, tous niveaux de pouvoir confondus, agir pour que les décisions prises soient appliquées par tous".

Sophie Wilmès a assuré qu'elle entretient des contacts réguliers avec ses collègues des autres pays et qu'un fonds d'investissement devrait être débloqué pour répondre aux enjeux socio-économiques qu'impliquent la situation du covid-19.

Les consignes d'hygiène rappelées

La Première Ministre a rappelé que tout le monde peut contribuer à diminuer la propagation du virus : il faut se laver les mains, se saluer sans contact physique, en cas de maladie rester à la maison, respecter une distance sociale.

"S'il y a un moment où on doit se montrer solidaire, c'est maintenant. Prenez soin de vous, prenez soin des autres.", a conclu la Première Ministre.

La séance plénière du Parlement fédéral s'est ouverte ce jeudi sur le débat autour des mesures pour éviter la propagation du coronavirus en Belgique. Tour d'horizon par parti politique : La réponse de Sophie WilmèsLa Première Ministre belge a d'abord exprimé ses pensées pour les familles des premières victimes du coronavirus et a également mis un point d'honneur à saluer les autorités et le personnel médical, qui travaillent d'arrache pied pour contrer la propagation du virus.Elle a également assuré que la situation est à évaluer au jour le jour, heure par heure, afin de prendre les bonnes décisions dès que cela sera nécessaire. La situation est différente d'hier que celle de demain. Sophie Wilmès a également précisé qu'un Conseil national de Sécurité, regroupant également les Ministre-Présidents des entités fédérées, se tiendra jeudi soir pour réévaluer la situation et prendre des mesures sur bases des recommandations des experts scientifiques. Ces mesures doivent être efficaces et proportionnelles, selon la Première ministre. "Il est crucial de ralentir la propagation du virus. Il n'est pas exclu que des mesures supplémentaires devront être prises pour éviter cette épidémie", a-t-elle ajouté depuis la tribune au Parlement fédéral.La Première Ministre poursuit : "Les décisions doivent être prises au niveau national pour être appliquées sur l'ensemble du territoire. Nous devons, ensemble, tous niveaux de pouvoir confondus, agir pour que les décisions prises soient appliquées par tous".Sophie Wilmès a assuré qu'elle entretient des contacts réguliers avec ses collègues des autres pays et qu'un fonds d'investissement devrait être débloqué pour répondre aux enjeux socio-économiques qu'impliquent la situation du covid-19.Les consignes d'hygiène rappeléesLa Première Ministre a rappelé que tout le monde peut contribuer à diminuer la propagation du virus : il faut se laver les mains, se saluer sans contact physique, en cas de maladie rester à la maison, respecter une distance sociale. "S'il y a un moment où on doit se montrer solidaire, c'est maintenant. Prenez soin de vous, prenez soin des autres.", a conclu la Première Ministre.