L'objectif du digital green pass, explique Von der Leyen, est de fournir une preuve de vaccination de la personne qui souhaite voyager au sein de l'UE, ou si celle-ci n'est pas vaccinée, un résultat de test négatif ou un certificat de rétablissement du Covid-19.
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L'objectif du digital green pass, explique Von der Leyen, est de fournir une preuve de vaccination de la personne qui souhaite voyager au sein de l'UE, ou si celle-ci n'est pas vaccinée, un résultat de test négatif ou un certificat de rétablissement du Covid-19. L'idée d'un passeport sanitaire Covid est poussée par les pays fort dépendants du tourisme, au premier rang desquels la Grèce parmi les pays méridionaux, ou encore l'Autriche. Cependant, certains pays tels que la France, l'Allemagne et la Belgique craignent qu'un tel certificat conduise à une discrimination de ceux qui n'ont pas encore été vaccinés ou ne peuvent l'être.Pour la ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès (MR), l'idée d'un système européen standardisé qui permet à chaque individu de rassembler, sur un même document digital des informations relatives à sa vaccination, à ses tests, etc. est bonne. Elle émet toutefois une série de réserves. Principe de non-discrimination Sophie Wilmès estime ainsi que la notion de pass porte à confusion. "Pour la Belgique, il n'est pas question de lier la vaccination à la liberté de se déplacer en Europe. Le respect du principe de non-discrimination est d'autant plus fondamental que la vaccination n'est pas obligatoire et que l'accès au vaccin n'est pas encore généralisé", tweete-t-elle.Visiblement, la Belgique estime qu'un tel passeport est prématuré tant que tout le monde n'a pas accès à la vaccination. Pour l'instant, très peu de personnes en Belgique sont vaccinées. À ce jour, seules 493.548 personnes ont reçu une première injection de vaccin, ce qui équivaut à 5,4% de la population totale. 306.482 personnes, soit 3,3% de la population ont reçu les deux doses. Les autorités belges doivent également attendre les précisions de la proposition de la Commission européenne. Mme Von der Leyen a indiqué jeudi dernier, après un débat à ce sujet avec les dirigeants des Vingt-sept, que la préparation technique d'un tel document prendrait environ trois mois.Même si Ursula von der Leyen dit agir dans ses prérogatives de facilitation de la libre circulation aux passages de frontières, ce sont les états-membres de l'Union européenne qui ont le dernier mot vu que ce sont eux qui décident de l'accès à leur territoire. Ce sont eux qui décideront comment ils utilisent ce document en interne : un tel passeport vaccinal pourrait même servir pour l'achat d'un billet de festival ou l'accès au restaurant.