Des membres du personnel de l'hôpital bruxellois ont organisé une haie d'honneur, le dos tourné, à Mme Wilmès et à sa délégation.

Selon la CGSP, une centaine d'infirmiers, médecins, aides logistiques, personnel de nettoyage, administratifs, pompiers... ont pris part à cette action symbolique.

Le secteur a très mal accueilli les arrêtés royaux prévoyant une réquisition de personnel en cas de besoin. Les infirmiers estiment avoir fourni assez d'efforts et s'être montrés suffisamment disponibles tout au long de la crise sanitaire. Le personnel des soins de santé réclame en outre, depuis plusieurs mois, une revalorisation de la profession.

"Le politique nous tourne le dos constamment face à nos appels à l'aide", a déclaré un infirmier qui a préféré garder l'anonymat à la radiotélévision publique RTBF. "Les équipes sont sous-staffées et les taux de burn-out le démontrent. On demande que le métier soit revalorisé."

La Première ministre a affirmé être venue apporter une "message d'apaisement". "Personne n'ignore la détresse du personnel hospitalier, qui était déjà présente avant la crise et qui s'est accrue avec les difficultés", a-t-elle concédé au micro de la RTBF. "Je ne conçois pas que l'après-crise soit ramené à ce qu'il y avait avant. Il faudra structuraliser la revalorisation du métier d'infirmier. C'est une certitude."

Marie-Christine Marghem monte au créneau

"Certains, à l'entrée, voulaient à l'évidence ruiner le capital de sympathie et d'admiration construit ces derniers mois avec des actions ridicules, comme des enfants qui n'ont pas eu ce qu'ils voulaient, et qui montrent une opposition syndicale politisée guidée par une gauche qui a dû se taire jusqu'à présent mais qui entend bien récupérer un maximum de cette crise", a écrit la ministre MR dans ce post, qui n'apparaissait toutefois plus en milieu de journée.

Elle y soulignait a contrario l'accueil "chaleureux" réservé à l'intérieur de cet hôpital ainsi que le dialogue sur les difficultés de la situation, les nécessités du secteur et les perspectives d'amélioration à apporter.

Ces propos au picrate tranchent avec ceux de Mme Wilmès, qui s'est entretenue avec le personnel qui protestait contre la possibilité d'être réquisitionné alors qu'il se mobilise déjà de son propre chef, et réclamait une revalorisation du métier.

Après la disparition de son commentaire, la ministre Marghem continuait de répondre aux commentaires courroucés qu'il avait suscités. "Il faut connaître la situation de cet hôpital dépendant du CPAS de Bruxelles où ont 'oeuvré' avec force nominations politiques (l'ancien bourgmestre de Bruxelles) Yvan Mayeur et (l'ancienne présidente du CHU Saint-Pierre, Pascale) Pereita (tous deux ex-PS tombés sur l'affaire du Samusocial, NDLR). Mon post relève simplement que ces mises en scène politisées destinées à faire la manchette des journaux sont le contraire de ce qu'il faut faire aujourd'hui pour construire ensemble. La liberté de s'exprimer pour faire valoir ses problèmes passera plus aisément dans le dialogue. (...) Je comprends que l'empathie nécessaire n'a pas toujours été présente. Il faut apprendre de ses erreurs et faire mieux", ajoutait la ministre.

Le PS a réagi.

De son côté, le député Samuel Cogolati (Ecolo) a tweeté :

Georges-Louis Bouchez recadre Marie-Christine Marghem

Le président du MR a appelé dimanche soir au respect du personnel soignant, dans un recadrage assumé du commentaire controversé de la ministre Marie-Christine Marghem. "Le personnel soignant doit être respecté, sa colère aussi. Profond respect pour le travail effectué. Il ne sera pas oublié au lendemain de la crise. Nous sommes fiers de vous. Du dialogue débouchera des réformes", a tweeté M. Bouchez dimanche soir.

Il a validé dans la foulée le commentaire d'un internaute qui demandait s'il fallait y voir un recadrage de la ministre Marie-Christine Marghem.

Des membres du personnel de l'hôpital bruxellois ont organisé une haie d'honneur, le dos tourné, à Mme Wilmès et à sa délégation. Selon la CGSP, une centaine d'infirmiers, médecins, aides logistiques, personnel de nettoyage, administratifs, pompiers... ont pris part à cette action symbolique. Le secteur a très mal accueilli les arrêtés royaux prévoyant une réquisition de personnel en cas de besoin. Les infirmiers estiment avoir fourni assez d'efforts et s'être montrés suffisamment disponibles tout au long de la crise sanitaire. Le personnel des soins de santé réclame en outre, depuis plusieurs mois, une revalorisation de la profession. "Le politique nous tourne le dos constamment face à nos appels à l'aide", a déclaré un infirmier qui a préféré garder l'anonymat à la radiotélévision publique RTBF. "Les équipes sont sous-staffées et les taux de burn-out le démontrent. On demande que le métier soit revalorisé."La Première ministre a affirmé être venue apporter une "message d'apaisement". "Personne n'ignore la détresse du personnel hospitalier, qui était déjà présente avant la crise et qui s'est accrue avec les difficultés", a-t-elle concédé au micro de la RTBF. "Je ne conçois pas que l'après-crise soit ramené à ce qu'il y avait avant. Il faudra structuraliser la revalorisation du métier d'infirmier. C'est une certitude." "Certains, à l'entrée, voulaient à l'évidence ruiner le capital de sympathie et d'admiration construit ces derniers mois avec des actions ridicules, comme des enfants qui n'ont pas eu ce qu'ils voulaient, et qui montrent une opposition syndicale politisée guidée par une gauche qui a dû se taire jusqu'à présent mais qui entend bien récupérer un maximum de cette crise", a écrit la ministre MR dans ce post, qui n'apparaissait toutefois plus en milieu de journée. Elle y soulignait a contrario l'accueil "chaleureux" réservé à l'intérieur de cet hôpital ainsi que le dialogue sur les difficultés de la situation, les nécessités du secteur et les perspectives d'amélioration à apporter. Ces propos au picrate tranchent avec ceux de Mme Wilmès, qui s'est entretenue avec le personnel qui protestait contre la possibilité d'être réquisitionné alors qu'il se mobilise déjà de son propre chef, et réclamait une revalorisation du métier. Après la disparition de son commentaire, la ministre Marghem continuait de répondre aux commentaires courroucés qu'il avait suscités. "Il faut connaître la situation de cet hôpital dépendant du CPAS de Bruxelles où ont 'oeuvré' avec force nominations politiques (l'ancien bourgmestre de Bruxelles) Yvan Mayeur et (l'ancienne présidente du CHU Saint-Pierre, Pascale) Pereita (tous deux ex-PS tombés sur l'affaire du Samusocial, NDLR). Mon post relève simplement que ces mises en scène politisées destinées à faire la manchette des journaux sont le contraire de ce qu'il faut faire aujourd'hui pour construire ensemble. La liberté de s'exprimer pour faire valoir ses problèmes passera plus aisément dans le dialogue. (...) Je comprends que l'empathie nécessaire n'a pas toujours été présente. Il faut apprendre de ses erreurs et faire mieux", ajoutait la ministre.Le PS a réagi. De son côté, le député Samuel Cogolati (Ecolo) a tweeté : Le président du MR a appelé dimanche soir au respect du personnel soignant, dans un recadrage assumé du commentaire controversé de la ministre Marie-Christine Marghem. "Le personnel soignant doit être respecté, sa colère aussi. Profond respect pour le travail effectué. Il ne sera pas oublié au lendemain de la crise. Nous sommes fiers de vous. Du dialogue débouchera des réformes", a tweeté M. Bouchez dimanche soir. Il a validé dans la foulée le commentaire d'un internaute qui demandait s'il fallait y voir un recadrage de la ministre Marie-Christine Marghem.