Le Conseil national de sécurité a validé la nouvelle phase du déconfinement de la Belgique, jeudi, en élargissant les bulles sociales, en autorisant des événements de petites tailles et en rouvrant une série d'activités (cinémas, piscines, parcs d'attraction...). Le tout moyennant respect de protocoles de sécurité et avec une mise en garde contre un relâchement non maîtrisé, qui risquerait de relancer l'épidémie. Pour une série de députés, ce jeudi en séance plénière de la Chambre, il subsiste toutefois trop de zones d'ombre.

Sophie Rohonyi (DéFi) salue l'excellente nouvelle que représente cette nouvelle phase de déconfinement, mais regrette le maintien de la fermeture du monde de la nuit, "une situation intenable" alors que des événements peuvent avoir lieu par ailleurs. "Une reprise du monde de la nuit permettrait d'encadrer les fêtes", estime-t-elle pourtant. Deuxième élément de préoccupation : l'absence d'obligation du port du masque. Karin Jiroflée (SP.A) s'inquiète aussi du fait qu'il ne soit pas imposé dans les magasins. "Le personnel des magasins est très inquiet de cette décision. Je commence à me demander ce qui est essentiel, madame la Première ministre, l'économie ou la santé des gens."

Catherine Fonck (DéFi) enchaîne: "Les citoyens ont besoin de clarté et d"un discours vérité. Nous devons éviter une deuxième vague. Les armes sont connues." Mais on patine toujours en terme de testing, de tracing, d'isolement. "Vous semblez avoir perdu de vue l'essentiel: la santé, la santé et encore la santé", regrette-t-elle. "Changez d'avis et imposez le port du masque dans tous les endroits publics!"

Michel De Maegd (MR) se félicite pourtant du message clair adressé en marge cette nouvelle phase de déconfinement. "Il convient de continuer à lutter contre le virus, insiste-t-il, et les réponses ne sont jamais simples. "Nous pourrons profiter encore un peu plus de la vie, plaide-t-il en réitérant les mots de la Première ministre. Néanmoins, nous devons continuer à être prudents."

Joy Donné (N-VA) regrette que le secteur événementiel soit lésé alors que des manifestations illégales sont autorisées. "J'apprends que d'autres manifestations sont annoncées. Gouverner, c'est prévoir. Il y a déjà eu trop de violations. Qu'allez-vous faire face à des manifestations illégales? Comment faire pour que les autorités bruxelloises réagissent rapidement?"

Eric Thiébaut (PS) est tout assi inquiet: "Depuis le début de la crise sanitaire, les communes sont en première ligne et elles ont géré la situation. Elles sont dû aussi, trop souvent, pallier aux manquements du fédéral. La plupart des communes ont donné des masques avant ceux du fédéral." Les mesures du Conseil national de sécrité, dit-il, ne sont pas claires. "Et pour les faire respecter, vous renvoyez la patate chaude aux bourgmestres. Ce sont eux qui doivent faire respecter les mesures. Cela ne peut plus durer comme ça. Allez-vous préciser ce que les bourgmestres peuvent ou non organiser en matière de rassemblement?"

Sophie Wilmès (MR), Première ministre, rappelle que les conditions sanitaires sont bonnes et qu'une marche arrière n'est jamais exclue. Les rassemblements intempestifs des derniers jours mettent cela en péril. "Les règles du Conseil national de sécurité sont pourtant claires. Ils ont mis en danger leur santé et ceux de leurs proches. J'appelle dès lors tout le monde à faire preuve du sens de citoyenneté, de responsabilité et de solidarité avec les plus vulnérables. "La police aura un rôle à jouer. Puis, elle élève la voix: "Mais alors ceux qui disent ici que ces rassemblements sont la conséquences des mesures qui ne seraient pas assez claires, c'est un pas trop loin! Ces rassemblements sont interdits et dangereux, voilà qui est clair!"

Les tendances dans certains pays sont inquiétantes, relève-t-elle encore. Au sujet du port du masque: "Si les conditions sanitaires venaient à se détériorer, il pourrait devenir obligatoire dans l'espace public très fréquenté."

Une stratégie est mise en place en cas d'une seconde vague et sera concertée avec les Régions, précise encore la Première ministre.

Sophie Wilmès justifie les différentes formes de bulles entre les évémements privés et publics, 50 pour l'un ou 200 pour l'autre en intérieur et 400 en intérieur: "Les évéments publics se font avec des proocoles de sécurité précis, explique-t-elle. C'est plus difficile à réaliser dans la sphère privée."

Les événements de masse et le secteur événementiel seront aidés, souligne-t-elle. "La culture, ce sont bien les Communautés qui sont compétents dans la matière. Mais nous ne restons pas inactifs. Ce parlement a par ailleurs pris la main sur ce sujet, ce que nous avons accepté. Vous me permettrez, en tant que gouvernement, de ne pas faire de commentaires sur l'ordre de vos travaux."

Sophie Wilmès clôture en réitérant son espoir que se forme rapidement un gouvernement fédéral majoritaire.

"Vous n'avez pas répondu à nos questions, regrette Sophie Rohonyi et d'autres collègues. "Et concernant le port du masque, vous invoquez les avis des experts, mais vous ne les avez pas toujours suivi..."

Le Conseil national de sécurité a validé la nouvelle phase du déconfinement de la Belgique, jeudi, en élargissant les bulles sociales, en autorisant des événements de petites tailles et en rouvrant une série d'activités (cinémas, piscines, parcs d'attraction...). Le tout moyennant respect de protocoles de sécurité et avec une mise en garde contre un relâchement non maîtrisé, qui risquerait de relancer l'épidémie. Pour une série de députés, ce jeudi en séance plénière de la Chambre, il subsiste toutefois trop de zones d'ombre.Sophie Rohonyi (DéFi) salue l'excellente nouvelle que représente cette nouvelle phase de déconfinement, mais regrette le maintien de la fermeture du monde de la nuit, "une situation intenable" alors que des événements peuvent avoir lieu par ailleurs. "Une reprise du monde de la nuit permettrait d'encadrer les fêtes", estime-t-elle pourtant. Deuxième élément de préoccupation : l'absence d'obligation du port du masque. Karin Jiroflée (SP.A) s'inquiète aussi du fait qu'il ne soit pas imposé dans les magasins. "Le personnel des magasins est très inquiet de cette décision. Je commence à me demander ce qui est essentiel, madame la Première ministre, l'économie ou la santé des gens."Catherine Fonck (DéFi) enchaîne: "Les citoyens ont besoin de clarté et d"un discours vérité. Nous devons éviter une deuxième vague. Les armes sont connues." Mais on patine toujours en terme de testing, de tracing, d'isolement. "Vous semblez avoir perdu de vue l'essentiel: la santé, la santé et encore la santé", regrette-t-elle. "Changez d'avis et imposez le port du masque dans tous les endroits publics!"Michel De Maegd (MR) se félicite pourtant du message clair adressé en marge cette nouvelle phase de déconfinement. "Il convient de continuer à lutter contre le virus, insiste-t-il, et les réponses ne sont jamais simples. "Nous pourrons profiter encore un peu plus de la vie, plaide-t-il en réitérant les mots de la Première ministre. Néanmoins, nous devons continuer à être prudents." Joy Donné (N-VA) regrette que le secteur événementiel soit lésé alors que des manifestations illégales sont autorisées. "J'apprends que d'autres manifestations sont annoncées. Gouverner, c'est prévoir. Il y a déjà eu trop de violations. Qu'allez-vous faire face à des manifestations illégales? Comment faire pour que les autorités bruxelloises réagissent rapidement?"Eric Thiébaut (PS) est tout assi inquiet: "Depuis le début de la crise sanitaire, les communes sont en première ligne et elles ont géré la situation. Elles sont dû aussi, trop souvent, pallier aux manquements du fédéral. La plupart des communes ont donné des masques avant ceux du fédéral." Les mesures du Conseil national de sécrité, dit-il, ne sont pas claires. "Et pour les faire respecter, vous renvoyez la patate chaude aux bourgmestres. Ce sont eux qui doivent faire respecter les mesures. Cela ne peut plus durer comme ça. Allez-vous préciser ce que les bourgmestres peuvent ou non organiser en matière de rassemblement?"Sophie Wilmès (MR), Première ministre, rappelle que les conditions sanitaires sont bonnes et qu'une marche arrière n'est jamais exclue. Les rassemblements intempestifs des derniers jours mettent cela en péril. "Les règles du Conseil national de sécurité sont pourtant claires. Ils ont mis en danger leur santé et ceux de leurs proches. J'appelle dès lors tout le monde à faire preuve du sens de citoyenneté, de responsabilité et de solidarité avec les plus vulnérables. "La police aura un rôle à jouer. Puis, elle élève la voix: "Mais alors ceux qui disent ici que ces rassemblements sont la conséquences des mesures qui ne seraient pas assez claires, c'est un pas trop loin! Ces rassemblements sont interdits et dangereux, voilà qui est clair!"Les tendances dans certains pays sont inquiétantes, relève-t-elle encore. Au sujet du port du masque: "Si les conditions sanitaires venaient à se détériorer, il pourrait devenir obligatoire dans l'espace public très fréquenté."Une stratégie est mise en place en cas d'une seconde vague et sera concertée avec les Régions, précise encore la Première ministre.Sophie Wilmès justifie les différentes formes de bulles entre les évémements privés et publics, 50 pour l'un ou 200 pour l'autre en intérieur et 400 en intérieur: "Les évéments publics se font avec des proocoles de sécurité précis, explique-t-elle. C'est plus difficile à réaliser dans la sphère privée."Les événements de masse et le secteur événementiel seront aidés, souligne-t-elle. "La culture, ce sont bien les Communautés qui sont compétents dans la matière. Mais nous ne restons pas inactifs. Ce parlement a par ailleurs pris la main sur ce sujet, ce que nous avons accepté. Vous me permettrez, en tant que gouvernement, de ne pas faire de commentaires sur l'ordre de vos travaux." Sophie Wilmès clôture en réitérant son espoir que se forme rapidement un gouvernement fédéral majoritaire."Vous n'avez pas répondu à nos questions, regrette Sophie Rohonyi et d'autres collègues. "Et concernant le port du masque, vous invoquez les avis des experts, mais vous ne les avez pas toujours suivi..."